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Entre ces deux époques , Latreille , sans avoir donné à la science , sur cette partie de la classe des insectes, un corps d'ou- vrage aussi étendu , a fait néanmoins pour elle ce qu'il a fait pour le reste de l'Entomologie, c'est-à-dire qu'il a jeté les bases fondamentales de sa classiGcation , avec cette fi- nessc et cette sûreté de vues qui fera toujours planer son nom au-dessus d'elle, comme 3on vérHable fondateur. Malgré ces grands et illustres travaux, il nous a semblé pourtant qu'il restait beaucoup à faire encore pour com- pléter cette classification , d'après un plan logique el uni- forme , dont les principes étaient indiqués avant nous , mais qui n'avait pas été rigoureusement suivi partout. C'est dans ce but notamment que nous avons cru devoir imposer! es noms caractcrisliqucs, en rapport les uns avec les autres et tirés d'un de leurs principaux caractères , à chacune des principales divisions que nous avons admises , HÉÎUPIÈRES. U VI INTRODUCTION. familles, tribus, etc., à l'imitation de ce qui avait été fait en cela par Linné pour les ordres, par Latreille pour les subdivisions d'ordre, etc. Quant à ces noms divisionnaires en eux-mêmes, de familles, tribus, etc., nous déclarons d'abord que nous n'attachons aucune importance, si ce n'est celle de l'habitude , à choisir l'un plutôt que l'autre. C'est Latreille qui, primitivement, a introduit ces noms dans la classiûcalion entomologique , les y transportant de la Botanique, où ils étaient en usage avant lui. Dans la Bo- tanique , la division appelée famille contient celle appelée tribu. Quelques auteurs cependant, tels que M. Burmeister, ont pensé que c'était la tribu qui devait contenir la famille, sans doulc parce que chez le peuple Romain, par exemple, la république était divisée en tribus , chaque tribu conte- nant des familles , telles que celles des Appiens , des Clau- diens, etc. Mais on peut répondre à cela que chez les Juifs , c'est la famille, au contraire, la famille d'Abraham ^ Isaac et Jacob, qui était divisée en tribus. La discussion finit alors par tomber dans la puérilité , et il n'y a plus , selon nous , pour se décider, que le droit d'ancienneté , qui ap- partient incontestablement à ce qu'a fait Latreille avant tous les autres. Il est une question beaucoup plus digne de fixer l'atten- tion des méthodistes , et sur laquelle les meilleurs esprits sont encore partagés : c'est celle de savoir à quel point il faut s'arrêter , dans le choix des caractères , pour former un genre. L'arbitraire le plus complet nous paraît régner dans la science à ce sujet. Qu'est-co qu'un gcnre ? et qu'est- ce qui ne doit former qu'une simple division de genre? Nous avons vainement cherché à nous rendre compte des principes qui avaient guidé les divers auteurs à cet égard ; nous n'avons trouvé qu incertitude, contradiction, inco- liérence. Cependant nous avons voulu nous en faire un à nous-mêmes, que nous pussions suivre dans toute sa ri- gueur ; et le seul que nous ayions rencontré au fond de toutes nos recherches , est celui-ci : c'est qu'un genre n'est pas autre chose qu'une division méthodique venant immé- INTRODUCTION. VU diatement au-dessus du dernier degré de division , qui est l'espèce , comme Fespèce est elle-même immédiatement au- dessus de la variété. Il en résulte que tout ce qui est bon à Taire une subdivision de genre , est bon à faire un genre ; il convient de lui donner un nom appelé générique, afin que la science retienne mieux le caractère sur lequel elle est fondée ; car, comme l'a dit l'immortel nomenclateur Linné, avec ce style du génie qui fait proverbe ; Nomina si nescis^ périt et cognitio rerum ; sans les noms , les idées se perdent. Ce nom tiré du grec , du latin , ou même de lettres jetées au hasard, sera toujours plus commode et plus fa- cile à écrire et à retenir que des expressions telles que celles-ci , par exemple : section I , division A , subdivision b , etc. Ou la division est bonne, ou elle est mauvaise ; si elle est bonne , c'est un genre à former ; si elle est mau- vaise , il faut supprimer et la division et le genre. On peut contester ce principe , mais du moins celui-là est clair, et ne laisse pas l'esprit dans le vague. Il n'y a plus dès lors à se préoccuper de la valeur du caractère divisionnaire que sous le rapport de l'utilité dans la méthode, quoique pourtant, si minime qu'il soit , on ne puisse pas dire que la nature l'ait fait en vain. Elle y a attaché une importance quelconque , puisqu'elle l'a établi et qu'elle appelle notre intelligence à le voir et à le définir. Inclinons-nous, dans notre ignorance, devant ce que nous ne comprenons pas de ses œuvres, mais signalons, en attendant, tout ce que nous pouvons en aperce- voir ; marquons-les d'un signe qui serve à les rappeler ; atta- chons-leur un nom : les langues nous ont été données pour cet usage. Rien n'est à dédaigner dans les ouvrages du créa- teur, et un jour, peut-être , ce qui paraît à nos yeux peu digne d'attention fera l'admiration de nos derniers neveux. Avec quel mépris n'a-t-on pas jadis parlé d'une étude qui fait aujourd'hui l'attrait et le charme de nos loisirs ? De là est venue la multiplicité des genres que nous avons adoptés, et qui tient à la multiplicité des divisions généri- ques qui nous ont paru possibles dans la méthode , c'est-à- dire , qui tient à l'existence même des caractères division- VIII INTRODUCTION. naires qu'on peut assigner à telles espèces, par opposition à telles autres ; car, un genre suppose toujours au moins deux espèces auxquelles s'applique le caractère divisionnaire , par opposition à une autre espèce au moins qui ne le possède pas ; on d'autres termes, cette multiplicité de genres tient à la science elle-même , qui étend ses observations. Cela nous a conduits aussi à la difticulté de trouver des noms pour en donner à tous ces genres. Quoique la langue grecque présente des ressources qui sont loin d'être épui- sées , cependant cette mine féconde a déjà été si explorée , qu'on court le risque, en s'y engageant , de tomber, sans le savoir, dans les pas de ceux qui nous ont précédés , et de refaire des noms qui ont déjà été faits avant nous, dans l'ac- couplement de deux racines dont le sens peut nous con- venir également. Pour donner plus de cbamp à nos recher- ches dans ce travail , nous avons été puiser des noms à une source où , jusqu'à présent , la science n'avait pas été dans l'usage d'aller en demander, c'est-à-dire dans d'autres lan- gues anciennes que le grec et le latin, telles que l'hébreu , l'arabe , le sanscrit , le chinois même , langues qu'on peut, ajuste titre aussi , appeler savantes, et qu'il ne répugne point à la philologie de mettre à contribution dans cette oc- casion , non seulement quand il s'agit d'appliquer des noms à des espèces propres aux pays où ces langues sont usitées, mais encore à toutes les autres parties du monde ; car, où peuvent-elles n'être pas portées? Et même où ne l'ont-elles pas cto d«]à? L'arabe s'est étendu en Espagne pendant plu- sieurs siècles; la langue du i)ays s'en est imprégnée, puis l'Es- pagne a découvert et conquis le Nouveau-Monde. L'hébreu est la mère do l'arabe : il est la langue sacrée dos chrétiens , et les chrétiens ont, pour ainsi dire, découvert et conquis le globe. Le sanscrit , dans des temps que l'histoire recherche en vain, a évidemment pénétré dans les Gaules. Le celtique est un composé do racines sanscrites , et on retrouve quel- ques-unes do ces racines dans le latin lui-même. Nous avons donc cru rendre un service non-seulement à la nomencla- ture en histoire nalurelle, mais aussi à l'élurîe des langues INTRODUCTION. IX orientales , en essayant d'attirer la science dans cette voie. Nous ne pouvons , du reste , en nous expliquante ce sujet , passer sous silence la reconnaissance que nous devons aus savants orientalistes que nous avons consultés sur la forma- tion des noms tirés par nous de ces langues , MM. Stanislas Julien, professeur de chinois au collège de France; Eugène Burnouf, professeur de sanscrit, Etienne Quatremère, pro- fesseur d'hébreu , et Renaud , professeur d'arabe , nos maîtres. Quant aux noms génériques formés avant nous , cl déjà publiés dans l'ordre des Hémiptères , il est inutile de dire que nous avons pris à tâche de les respecter, en suivant dans toute sa rigueur le principe de l'ancienneté ; mais il y avait ici une question qui nous a préoccup s. Fallait-il conser- ver les noms appelés barbares et formés de lettres arran- gées à leur fantaisie par les auteurs, comme a fait M. Spi- nola , qui a pris , par exemple , le nom de Falcrius , et en a composé ceux à'Arvelius, Verlusia , etc- ? Les sciences philologiques répugnent évidemment à cette génération monstrueuse des mots. Elles veulent une règle logique puisée dans les principes mômes de la langue où ils sont formés ; le latin a eu ses racines primitives qui ont pris une forme arrêtée sous l'influence séculaire du génie des peuples où cette lan!i;ue s'est fixée; il s'est enrichi ensuite de noms tirés du grec ou d'autres idiomes étrang» rs ; les mots créés spuntanément , par anagramme ou de fantaisie, violent les principes da sa constitution. C'est en conformité de cette règle que Linné a dit : Nomina generica primitiva nano sanus inlroducit^ une personne sensée ne fait pas de noms primitifs. Linné est une autorité imposante ; elle mérite au moins qu'onhésile devant elle. M. Spinolalui-raéme, qui, en traitant les Hétéroptères, s'était donné libre carrière dans la voie opposée , n'a pas osé y revenir cependant, en Irailanl plus tard une partie des Ilomoptèrcs , la grande fa- mille formée de l'ancien genre Fulgore ; il a pris celte fois des noms tous tirés du grec. Et cependant, nous n'avons pas osé, nous, dansFclat actuel des choses, nous permeltrc de X INTRODUCTION. rojcter ces noms barbares , formés dans les Hctéroptères au mépris des règles d'une saine latinité , pour leur en sub- stituer de nouveaux,- et voici les motifs qui, après une longue hésitation , nous y ont déterminés. Il y a encore beaucoup de noms génériques dont l'éty- mologie est inconnue , et toutes les fois que nous en avons rencontré de cette nature, nous les avons admis, en at- tendant que d'autres viennent démontrer ou qu'ils sont ré- gulièrement formés, ou qu'ils ne le sont pas; dans le doute , nous avons cru qu'il était convenable de ne pas se prononcer. Il en résulte que beaucoup de noms peuvent encore être considérés comme n'étant adoptés que provisoi- rement, sous la réserve de les rectifier plus tard, s'il est prouvé qu'ils doivent l'être. Or, les noms formés par ana- gramme ou de fantaisie , peuvent être aussi rangés dans celte classe et considérés comme des noms provisoires , qui devront disparaître lorsque la nomenclature aura atteint son dernier degré de perfection. C'est dans ce sens seulement que notre conscience a pu les admettre , c'est-à-dire , en protestant contre eux et demandant qu'ils finissent par être proscrits de la science comme blessant la pudeur des lan- gues et les lois d'une sage nomenclature. Quant à ceux dont l'étymologie est incontestable, avouée, et qui blessent les règles spéciales de la composition des mots, comme les noms mal orthographiés , tronqués ou hybrides [nomina generica ex vocahulo grœco et latino , similihusque hjbrida, wo7Zffg'wo,«ce/î£/asMwï,a dit Linné : les noms formés d'un mot grec et d'un nom latin, ou hybrides, ne doivent pas être reconnus), il n'y avait plus d'excuse à nos yeux, ni de motif pour les garder, même provisoirement. Le vice était flagrant ; il fallait le corriger. Rien n'a pu nous déterminer à faire sciemment des fautes d'orthographe ou contre la lan- gue, par le seul motif qu'un autre les avait faites avant nous. 11 est de l'essence de ce qui est mal d'appeler la recti- fication ; toutes les sciences se tiennent, et une faute qu'un professeur de langue ne passerait pas à son élève , ne doit pas plus être permise en entomologie qu'en grammaire , INTRODUCTION. XI aux maîtres qui donnent des leçons en chaire qu'à ceux qui lesreçoivent sur les bancs. Latreille, que nous aimons à pro- clamer le prince de l'Entomologie, a donné modestement lui" même des exemples de soumission à cette règle. Il avait d'a- bord écrit un nom de genre Pœkiloptera ; M. Germar l'a rectifié en écrivant mieux Pœciloptera , et Latreille a depuis admis cette rectification ; il en est ainsi de Tetiigometra , qu'il avait d'abord écrit avec un seul f .Rien ne pourra faire que le mal subsiste quand on pourra y substituer le mieux : c'est le principe de la perfectibilité humaine ; c'est le triom- phe de la vérité sur l'erreur, de la science sur l'ignorance, du bien sur le mal (1). Nous sentons, du reste, que nous venons de prononcer notre propre condamnation. Nos connaissances dans les di- verses langues que nous avons mises à contribution en cet ouvrage sont trop bornées , nous sentons trop notre insuffi- sance, pour que nous pensions n'y avoir pas commis de nom- breuses fautes ; mais nous sommes prêts à les reconnaître et à remercier, dans l'intérêt de la science , ceux qui s'em- presseront de faire remarquer celles qu'on pourra repro- cher à notre ignorance ou à notre inattention. C'est là , en général, le sort des ouvrages de ce genre, d'être appelés à relever les fautes des autres, quand on en fait plus encore soi-même peut-être , malgré le soin extrême qu'on met à les éviter. Nous avons à parler aussi , en terminant , de la nouvelle forme que nous avons adoptée pour l'exposé synthétique (i) C est en venu d'une autre règle posée par Linné que nous avons aussi rejeté, par exemple, le nom de Prostemma créé par M. de La- porte de Castelnau et fondé sur une erreur d'observation. « Nomina generica contraria speciei alicui sui generis, mala suiit, a dit Linné : Les noms dont le sens est contredit par quelque espèce du genre^ sont mauvais. » Il est bon de rappeler souvent aussi quelques autres règles qu'il a formulées. Nomina sesquipedàlia enunciatu difficilia et nauseahuuda fugienda sunt. Evitons les noms trop longs et d'une prononciation dif- ficile ou désagréable. Nomina generica cum classium aut ordinum nalaralium nomencla Xli INTRODUCTION. des caractères sur lesquels sont fondées nos divisions métho- diques, dans le tableau général que nous plaçons en tête de cet ouvrage, et qui présente la classiflcation entière de l'or- dre desliémiplères. Nous pensons que sa disposition, qui s'é- carte de celle des tableaux synoptiques jusqu'à présent usi- tés, et son usage, seront facilement compris de ceux qui vou- dront y porter leur attention , à l'aide des numéros qui lui servent de guide. Au reste , la Flore française de Lamarck et de CandoUe offre déjàun tableau général de cette sorte, quoi- que fait sur un plan tout différent de celui-ci. Notre tableau méthodique, conçu dans un système dichotomique absolu, est le résumé substantiel de l'ouvrage tout entier ; on ne saurait se passer de lui pour comprendre parfaitement nos genres ; le corps de l'ouvrage lui-même n'en est pour ainsi dire que l'exphcation et le développement ; c'est toujours à lui qu'il faut recourir d'abord pour savoir oii classer une espèce ou un genre nouveau. En principe, ce qui constitue pour nous le caractère générique est celui qui est indiqué dans le tableau ; les autres caractères énoncés dans un plus long détail sous le litre de chaque genre, ne sont, pour ainsi dire , que secondaires et donnés seulement pour servir à faire mieux reconnaître le genre ou pour étendre les li- mites de la science à son sujet. Une espèce à classer doit toujours nécessairement tomber dans l'une de nos dernières subdivisions dichotomiques , c'est-à-dire celle qui aboutit à un genre. Si cette subdivision indique deux caractères dont un seul appartienne à l'espèce, il y a lieu de faire abstrac- turis communia, omittcada suiit. Les noms génériques ne doivent pas être de ceux déjà employés pour les classes et les ordres; nous ajou- terons, pour les familles , les tribus, etc. Linné admet en principe les noms génériques tirés des noms propres: Nomiiia generica poetizc, Deorumficta , lieguin consecratn, cl eoruni qui Botnnices studium promoverunt, retineo. En effet, ces sources de formation des mots dan* ia langue latine , ne répugnent point à son génie; ce sont des nom: lires des langues étrangères. Ces lois de Linné se trouvent rassemblées sous le titre de Leges hota- nicœ (methodi Linnœanœ) dans un ouvrage que M. le chef de bataillon du génie Goureau a bien voulu nous communiquer. ' INTKODUCTION. XIII lion du caractère qui lui manque , sauf à former pour elle une nouvelle subdivision ou un nouveau genre , si on le juge convenable. Ce n'est pas que nous prétendions que nos subdivisions , telles qu'elles sont établies, ne soient suscep- tibles de nombreuses modifications qui pourront les boule- verser dans leur entier ; nous sommes persuadés , au con- traire^ qu'une observation encore plus approfondie des ca- ractères, ou la découverte de nouveaux genres, devront ulté- rieurement y apporter de notables changements et entraîner un remaniement plusou moins général de leurs dispositions. Cependant ces subdivisions devront finir par se fixer un jour dans la science, parce qu'il viendra un temps oh l'étude se sera épuisée à leur sujet, et qu'il sera impossible de rien faire de mieux que ce qu'auront fait les devanciers. C'est ainsi que tous les entomologistes venus après Linné, après Fa- bricius, après La treille surtout, ont été obligés de respecter les grandes coupes tracées par ces maîtres. Certcs^M. Bur- meister a fait faire de grands pas à la science sous ce rap- port ; tout en sanctionnant d'une approbation élevée et ré- fléchie , qui devient une autorité nouvelle , ce qu'avaient fait ces premiers fondateurs , il a ajouté, pour ainsi dire, de nouveaux rameaux aux branches qu'il a trouvées sur le tronc de l'arbre. Nous venons après lui , et nous ne man- quons pas de profiter des nouveaux sentiers qu'il a ouverts, en tâchant d'en ouvrir d'autres à la suite. Il est certaines parties que nous avons traitées différemment de lui ; mais beaucoup plus souvent nous n'avons fait que suivre ses tra- ces, et nous aimons à proclamer que nous l'avons presque toujours rencontré dans ce qui nous a semblé le droit che- min. D'autres viendront après nous, qui trouveront peut- être aussi que nous avons indiqué des coupes utiles , et qui rectifieront ce qui leur semblera devoir être amélioré; mais enfin la science s'arrêtera , et la charpente du système de la classification des Hémiptères se fixera jusque dans ses der- nières ramifications , sur un plan dont les moindres lignes seront désormais inattaquables , parce que tous les bons es- prits, après des examens réitérés, des essais différents vingt XIV INTRODUCTION. fois tentés ctvingt fois abandonnés, auront reconnu qu'il est le résultat de ce qu'il y avait de mieux à faire , malgré les irrégularités , les imperfections, inévitable partage de tous les ouvrages des hommes , qu'il pourra encore présenter, malgré tous les doutes qu'il pourra soulever encore. Nous ne terminerons pas non plus, sans exprimer publi- quement notre reconnaissance envers ceux qui nous ont aidés de leur bibliothèque et de leurscollections dans le cours du long travail que nous a coûté cet ouvrage : M. Alexan- dre Lefebvre, notre ami, le véritable fondateur de la Société entomologique de France ; M. Milne-Edwards , membre de l'Institut , maintenant placé à la tête de la science entomo- logique parmi nous ; M. Guérin-Méneville, qui nous a prêté ses livres, ses dessins et ses insectes, avec un empres- sement dont nous ne saurions trop le remercier, et M. Wcst- wood qui nous a envoyé de Londres dos renseignements que nous avons consultés avec fruit , ainsi que M. Adam White.Nous avons à remercier aussi M. Solier, de Marseille, pour les communications intéressantes qu'il a bien voulu nous adresser, ainsi que M. le docteur Rambur, pour sa collection d'Hétéroptères qu'il a mise à notre disposition ; M. le docteur Boisduval et M. Reiche, pour les livres qu'ils nous ont prêtés. Nous avons eu, en particulier, l'avantage d'avoir sous nos yeux la plupart des insectes sur lesquels M. JMaximilien Spinoîa avait travaillé en traitant de sa famille des Fulgoreîlcs , et étiqu;>îés de sa main ; nous aurons souvent à citer son nom dans le cours de cet ou- vrage, sur un ordre où il a laissé tant de traces lumineuses de son passage , ainsi que coux de MM. de Laporte de Cas- telnau, Brullé et Blanchard, qui l'ont illustré de leurs travaux. Celui de M. Léon Du Tour y tiendra une place hors ligne , à cause de ses observations anatomiques. Tous ces noms sont couronnés par celui de M. Germar, l'un de ceux qui ont le plus élaboré cet ordre , en Allemagne. TABLEAU MÉTHODIQUE L'ORDRE. HEMIPTERES. Bouche consistant en uii bec articulé, muni de soies internes. I • PARTIE HETEROPTERES. 1. 1-1. (710). Bec naissant du front; élytres ordinaire- ment divisées en deux parties , l'une basilaire coriace , l'autre membraneuse. r* SECTION. GÉOCORISES. 2. 2-1. (079). Antennes découvertes. 3. 3 1. (478). Bec de quatre articles distincts (1) (Tesse- RACONDYLES). f FAMHLE. LONGISCUTES. |4. û-1. (291). Antennes insérées sous un rebord latéral de la tète; écusson long, atteignant au moins le milieu de l'abdomen. I" TniBU. ORBISCUTES. 5. 5-1. (82). Écusson arrondi , atteignant complètement , ou presque, l'extrémité de l'abdomen, et recou- vrant en tout ou en partie la base des élytres (2) ; bec grêle , renfermé à sa base dans une rainure ; corps bombé. Genres. (i) Excepté les genres Anthocore etXylocore, qui n'en ont que troii. Voyez ces genres ( 4^5 )• (3) Voyez la note placée en tête de la deuxième tribu (83). XVI HÉTÉROPTÈRES. GÉOCORISES. LONGISCUTES. *4 pe RACE. ANGULEUX. '• Genres. 6. 6-1. (63). Corps triangulaire en avant. 7. 7-1. (60). Écusson sans pointe élevée sur sou dis- que (1). 8. 8-1. (55). Yeuxsessllcs. Groupe 1. SCUTEI.I.ÉRIDES. 9. 9-1. (22). Second arliclc des antennes une fois au moins plus court que le troisième ; corps allongé ou ovalaire , non fortement bombé; antennes de cinq articles. 10. 10-1. (11). Un canal rostral 1. Solénostéthie. 11. 10-2. (10). Point de canal rostral. 12. 11-1. (13). Corps assez ramassé, ovalaire; bec long, dépassant le second segment de l'abdomen, . 2. ScuTELLi:RE. 13. 11-2. (12). Corps allongé ; bec ne dépassant pas ordi- nairement le premier segment de l'abdomen. 1/i. 12-1. (17). Ventre ayant un sillon longitudinal. 15. 13-1. (16). Prothorax sans sillon transverse , ses angles postérieurs épineux. . 3. Cantao". 16. 13-2. (15). Prothorax ayant un sillon transverse, ses angles postérieurs arrondis li. Calliphare. 17. 12-2. (li). Ventre sans sillon longitudinal. 18. 13-1. (21). Bords du prothorax non dilatés en lèvres. 19. lli-l. (20). Bec dépassant le second segment de l'ab- domen 5. EUCORÏSSE*. 20. 1/1-2. (19). Becnedépassant pas, ou à peine, le premier segment ventral 6, Callidée. 21. 13-2. (18). Bords du prothorax dilatés en lèvres. . . 7. Galosthe*. 22. 9-2. (9). Second article des antennes plus long ou peu plus court que le troisième (2). 23. 10-1. (52). Écusson aussi large que l'abdomen. Groupe 2. PACH'S'COR.ÎBSS. 2/(. 11-1. (/il). Bord antérieur de la tète sans échancrure, le lobe médian frontal atteignant le bord antérieur. 25. 12-1. (26). Second arliclc des antennes douze fois, dans les mâles , quatre fois , dans les femelles , plus long que le troisième ; corps assez allongé. . . 8, Peltophore. (1) Une espèce du genre Psacaste (^2) (P. tiiberculata Fabr.) présente un tu- bercule a-ssez prononcé sur réciisson , mais ce i;cni c dilïérc des O-v-ynotides par des pattes épineuses et un faciès Irès-distinct. (2) Le genre Spliérocore (34) fait exception; le second article des antennes y est, dans quelques espèces , beaucoup plus court que le troisième; mais le corps , dans ce genre , eit très-bombé , presque hémisphérique. ORBISCUTES. ANGULEUX. TETYRIDES. XVII Genres • 26. 12-2. (25). Second article des antennes non douze fois, dans les mâles , ni quaffre fois , dans les femelles , plus long que le troisième. 27. 13-1. (28). Antennes de trois articles 9. Augocore. 28. 13-2. (27). Antennes de cinq articles. 29. lZi-1. (/jO). Organes sexuels à découvert. 30. 15-1. (35). Tête plus ou moins aplatie en dessus, non en forme de rostre incliné. 31. 16-1. (34). Tête assez allongée, non inclinée presque verticalement ; corps non presque hémisphérique. 32. 17-1. (33). Corps glabre 10. Pachycore. 33. 17-2. (32). Corps velu 11. Irochrote*. 34. 16-2. (31). Tête courte, large à sa base, inclinée presque verticalement ; corps très-bombé , presque hémi- sphérique 12. Sphérocore. 35. 15-2. (30). Tête en rostre incliné, presque cylindrique. 36. 16-1. (39). Corps ramassé ; membrane des élytres à ner- vures nombreuses. 37. 17-1. (38\ Extrémité de l'écusson arrondie ; angles postérieurs du protliorax aigus 13. Hotéa*. 38. 17-2. (37), Extrémité de l'écusson tendant à se prolon- ger en queue; angles postérieurs du protliorax t mousses 14. Odontotarse. 39. 16-2. (36). Corps allongé , presque cylindrique ; mem- brane des élytres à nervures peu nombreuses. . 15. Alphocore. ÛO. 14-2. (29). Organes sexuels recouverts par le dernier segment de l'abdomen ; corps en ovale allongé. 16. Agonosome. Groupe 3. TÉT'S'RIDES. ûl. 11-2. (24). Bord antérieur de la tête échancré , le lobe médian frontal dépassé par les lobes latéraux. Û2. 12-1. (43). Pattes épineuses 17. Psacaste. Û3. 12-2. (42). Pattes mutiques. liU. 13-1. (47). Membrane des élytres à nervures nom- breuses. 45. 14-1. (46). Corps bombé; abdomen renflé, ses flancs arrondis. . . 18. Tiîtyre. 46. 14-2. (45). Corps assez aplati ; côtés de l'abdomen pres- que trancliants 19. Coptociiile *. 47. 13-2. (44). Membrane des élytres à nervures peu nom- breuses. 48. 14-1. (49). Plaque sternale s'avançant sur la base des antennes 20. Tkigososojie. 49. 14-2. (48). Point de plaque sternale. 30 15-1. (51). Angles postérieurs du protliorax très-sail- lants. . 21. AxCYROPOMn*. XVIII H^TÉROPTÈRES. G^OCORISES. LONGISCUTES. Genres. 51, 15-2. (50). Angles postérieurs du prothorax peu ou point saillants ; corps très-bombé. .* . . . . 22. Bolbocobe*. Groupe 4. EURVGASTB,IDES. 52, 10-2. (23). Écussoii plus étroit que l'abdomen-. 53, 11-1. (S/i). Plaque sternale s'avançant sur la base des antennes 23. Eon\GASTRE. 5Û. 11-2. (53). Point de plaque sternale 2.4. Çkaphosome. Groupe 5. FOBOPIDES. 55. 8-2. (8). Yeux pédoncules. 56. 9-1. (57). Écusson aussi large que l'abdomen. . . 25. Phimodère. 57. 9-2. (56). Écusson plus étroit que l'abdomen. 58. 10-1. (59). Prothorax saus cornes ,20. Podops. 59.# JQ-2, (58). Prothorax à cornes élevées sur son disque. 27. Déroploa. Groupe 6. OX'VNOTXBXÎS. 60. 7-2. (7). Écusson à pointe élevée sur son disque; corps très-rugueux. (62). Écusson plus étroit que l'abdomen. . . . (01). Écusson aussi large que l'abdomen. . . 61. 8-1 62. 8-2 OXYNOTE. Tarjsb*. II» RACE. GLOBULEUX. 63. 6-2. (6). Corps globuleux , arrondi ou ovalaire. 64. 7-1. (81). Antennes de cinq articles. Groupe 1. THYUÉOCOBIBES. 1. (76). Jambes mutiques; membrane des élytres chargée de nombreuses nervures longitudinales. 1. (69), Ocelles plus rapprochés entre eux que des yeux ; troisième article du bec plus long que le quatrième. 1. (68). Bec plus court que le sternum ; prothorax à bords latéraux saillants fortement en demi-cercle. ■2. (67), Bec plus long que le sternum ; bords laté- raux du prothorax coupés presque droit ; tête des mâles troncpiée carrément au bout (60). Ocelles plus éloignes entre eux que des yeux. 1. (75). Bec ne dépassant pas le sternum. •1. (74). Tète large. 1, (73). Corps plus large en arrière qu'en avant. . 2. (72). Corps pas plus large en arrière qu'en avant. -2. (71). Tète petite, presque circulaire 65. 8- 6(5. 9- 67, 10- 68. 10- 69. 9- 30. Thyréocore. 31. HÉTÉROCRATE' 70. 10 71. 11 72. 12-1, (73). Corps plus large en arrière qu'en avant, . 32. Plataspe. 73. 12-2. (72), Corps pas plus large en arrière qu'en avant. 33. Strombosome ' 74. 11-2. (71). Tète petite, presque circulaire 34. Coptosome. 75. 10-3, (70). Bec dépassant le sternum 35, Chlénocoee. CONISCUTES, SPISSIROSTRES. ASOPIDES. XIX Groupe 2. OSONTOSCEliIBES. 76. 8-2. (65). Jambes tapineuses; membrane des élytres n'ayant qu'un petit nombre de nervures. 77. 9-1. (80). Corps glabre. 78. 10-1. (79). Écusson ne recouvrant pas tout l'abdomen. 79. 10-2. (78). Ecusson recouvrant tout l'abdomen ou en atteignant au moins complètement l'extrémité. . Genres. 36. CORÉOMÈLE. 37. Galguphe*. 80. 9-2. (77). Corps velu , . . 38. Odontoscèi.e. Groupe 3. CANOPIDES. 81. 7-2. (64). Antennes de quatre articles ; corps aptère. 39. Canope. ÏPtribd. CONISCUTES. 82. 5-2. (5). Écusson triangulaire, n'atteignant pas l'extré- mité de l'abdomen et laissant à .découvert la base des élytres (1). 83. 6-1. (290). Bec libre en tout ou en majeure partie (LlBERTlROSTRES). 84. 7-1. (253). Bec long, atteignant au moins rextrémité du sternum (Longirostkes). I"' RACE. SPISSIROSTRES. 85. 8-1. (112). Bec épais , libre dans toute son étendue. Groupe 1. STîBLÉTIilQES. 86. 9-1. (91). Écusson très-large, bombé et arrondi, attei- gnant presque l'extrémité de l'abdomen. 87. 10-1. (90). Ventre muni d'une pointe à sa base. 88. 11-1. (89). Jambes antérieures sensiblement dilatées. 40. Stirètre. 89. 11-2. (88). Jambes antérieures fans dilatation. . . . 41. Stirétrosome. 90. 10-2. (87). Ventre sans pointe à sa base 42. Discocere. Groupe £. ASOPÎBES. 91. 9-2. (86). Écusson triangulaire , n'atteignant pas l'ex- trémité de l'abdomen. 92. 10-1. (103). Ventre ayant une pointe à sa base. (i) Le groupe des Slirélrides (86) et le genre Sachane (176) font exception; l'écusson y atteint presque J'cxtréîaité de l'nbdomen, et, dans le genre Sa- chane, couvre même en partie la base des élytres; mais, dans les Stirétrides , outre que la base des élytres est laissée à découvert, le bec est gros et libre a ta base , ce qui les distingue des Orbiscules : dans le genre Sachane, le corps est plat, foliacé, tandis qu'il est toujours bombé dans ce» dernier». 101. 12-2. 102. 11-2. 103. 10-2. 104. 11-1. XX HETEROPTERES. GEOCORISES- LONGISCUTES. Genres 03. 11-1. (102). Pointe ventrale courte, ne dépassant pas l'insertion des pattes postérieures ; angles posté- rieurs du protliorax saillants en épine. 94. 12-1. (101). Jambes antérieures dilatées en foliole. 95. 13-1. (98). Cuisses antérieures armées d'une épine. 96. 1/i-l. (07). Cuisses intermédiaires et postérieures armées d'une épine [i3. Cazire*. 97. 14-2. (96). Cuisses intermédiaires et postérieures mviti- ques • . . (ili. Platynope*. 98. 13-2. (05). Cuisses antérieures mutiques. 99. IM. (100). Tète large, presque carrée /!i5. Coryssorhaphe* 100. li-2. (99). Tète étroite, beaucoup plus longue que large lid. Phyllociiire. (9/j). Jambes antérieures sans dilatation. , . . Itl. Canthécone *, (93). Pointe ventrale grande, dépassant l'insertion des pattes postérieures . , ;i8, Catostyrax *. (99). Ventre sans pointe à sa base. (109). Angles postérieurs du prothorax saillants en épine. 105. 12-1. (106). Jaml^es antérieures dilatées Zi9. Asope. 106. 12-2. (105). Jambes antérieures sans dilatation. 107. 13-1. (108). Cuisses antérieures armées d'une ou deux épines en dessous, vers leur extrémité 50. Picromère*. 108. 13-2. (107)L Cuisses antérieures mutiques 51. Arma. 109. 11-2. (104). Angles postérieurs du prothorax arrondis ou mousses. 110. 12-1. (111). Cuisses antérieures armées d'une épine. . 52. Jalla. 111. 12-2. (110). Cuisses antérieures mutiques, ainsi que les autres • 53. Zicrone*. 112. 8-2. (85). Bec grêle, engaîné à sa base , son premier article logé dans une rainure (Ténuirostres). Il- RACE. SPINIPÈDES. 113. 9-1. (lliO). Jambes hérissées d'épines; corps ovalaire ou hémisphérique. Groupe 1. CÏIîKISES. 114. 10-1. (131). Jambes propres à fouir , les antérieures larges et aplaties, avec de fortes dents au côté ex- terne, ou en crochets. 115. 11-1. (130). Jambes antérieures larges , non en cro- chets ; leurs tarses insérés à l'extrémité ; antennes de cinq articles ; toutes les pattes pourvues de tarses. 116. 12-1, (12D\ Yeux réticulés comme à l'ordinaire. CONISCUTES. SPIWPEDES. SÉHIRIDES, XXI Genresi 117. 13-1. (118). Bec ayant son second article muni d'un jabot membraneux , en dessous 5i. Prolobode*. 118. 13-2. (117). Bec sansjabot membraneux. 119. 1Z|-1, (120). Yeux petits, enchâssés en deçà du bord latéral de la tête ; corps rond et bombé 55. Hivère*. 120. 14-2. (119). Yeux globuleux , saillants en dehors du bord latéral de la tête. 121. 15-1. (122). Antennes ayant leur second article deux fois au moins plus grand que le troisième. . . 56. Adrise*. 122. 15-2. (121). Antennes ayant leurs second et troisième articles à peu près d'égale longueur. 123. 16-1. (12/i). Écusson court, n'atteignant pas le milieu de l'abdomen ?57. Brachypelte "''. 12i. 16-2. (123). Écusson long, dépassant le milieu de l'ab- domen. 125. 17-1. (128). Ocelles gros, très-saillants, rapprochés des yeux. 126. 18-1. (127). Corps très -bombé; antennes à articles courts, presque moniliformes; membrane des élylres presque aussi grande que la partie coriace . . 58. Cïrtomèhe'^. 127. 18-2. (126). Corps ovalaire, peu bombé; antennes à ar- ticles plus ou moins allongés; membrane des élytres notablement plus courte que la partie co- riace 59. Cydne. 128. 17-2. (125) Ocelles non apparents eo. Ambi.yotte*'. 129. 12-2. (116). Yeux non réticulés, seulement rudimen- taires 61. Céphaloctée. 130. 11-2. (115). Jambes antérieures eu crochets, leurs tar- ses insérés au milieu d'elles ; antennes de quatre articles ; point de tarses aux pattes postérieures. 02. Scaptocore. 131. 10-2. (llZi). Jambes antérieures peu élargies et non ou peu aplaties, sans dents propres à fouir. Groupe 2. SÉHIK,IÎSiSS. 152. 11-1. (137). Tête petite, à peine de la largeur du quart de celle du prothorax ; écusson finissant en pointe assez aiguë. 133. 12-1. (136) Antennes ayant leur second article pas plus long que le ti-oisième. 134. 13-1. (135). Second article des antennes à peu près égal au troisième 63. Séhire ■". 135. 13-2. (134). Second article des antennes notablement plus court que le troisième 64. Tritomégas "". 136. 12-2. (133). Second article des antennes deux fois au moins plus long que le troisième. , , . , . 65. Dismégwte *. UÉMtPTfeRI». b XXII HKTKROPTERES. GÉOCORISES. LONGISCLTES. Groupe 3. FODOQIBZIS. Genres. 137. 11-2. (132). Têto grande, de la largeur de plus de moi- tié de celle du prothorax ; écusson ayant son ex- trémité large et arrondie; port desSciocores. 138. 12-1. (139). Membrane des élytres au moins aussi lon- gue que leur partie coriace ; à nervures fortes , droites et fourchues 66. Ménaccabe *. 139. 12-2. (138). Membrane des élytres beaucoup plus courte que leur partie coriace , à nervures faibles. . . 67. Pododk*. m RACE. NUDIPÈDES. lùO. 0-2. (113). Jambes nues ou seulement frangées. lui. 10-1. (212). Ventre sans pointe à sa base; point de ca- rène sternale ni de carène ventrale ( I.\ermit«i- TRES). 142. 11-1. (177). Ventre ayant un sillon longitudinal plus ou moins prononcé ; bec dépassant le métaster- num (1) ; antennes de trois, quatre ou cinq arti- cles (SULCIVENTRES). Groupe 1. HAX.YSî:S. 143. 12-1. (174). Corps plus ou moins bombé, non foliacé ni très-aplati, 144. 13-1. (159). Côtés du prothorax crénelés. 145. 14-1. (146). Antennes de quatre articles , le second aplati 08. Atélocère. 146. 14-2. (145). Antennes de cinq articles. 147. 15-1. (150). Jambes antérieures dilatées. 148. 16-1. (149). Jambes postérieures dilatées; bec dépas- sant le second segment de l'abdomen ; sillon ven- tral très-prononcé 69. Erthésine. 149. 16-2. (148). Jambes postérieures sans dilatation ; bec ne dépassant pas le premier sigmcnt de l'abdomen. 70. Dalpade *. 150. 15-2. (147). Jambes antérieures non dilatées. (l) Le genre Névroscie (161)1 par exception, ne présente point de .«.illon ventr.Tl , m.iis le bec y dép.Tsse .issez nolablement le niflaslernum , et la mem- brane des éljtres, qui présente des nervures noires tranchant sur un fond p.île, le corps jaunàlre ])oinlillé de brun comme dan< les Halys, le faciès, enfin nous ont déterminés , quoique après beaucoup d'hé.sitation, à le ranger près de ces der- niers , parmi lesquels d a été confondu jusqu'à présent. S'il était rangé dans son groupe méthodique , celui des Pentalomides , il tomberait dans la subdivision (197. l^-a. ) conten-nt le tjenre Penlatome ; mais il en différerait par la lête, qui , dans ce dernier i;enre , e.U plaie et arrondie au bout , air.si que par la mem- brane des élytres , qui , dans ce dernier genre, n'a pa« le» nervurea noire» Iran- chant (ur un fond pâle. CONISCUTES. NUDIPEDES. HALYDES- XXIIl 151. 16-1. 152. 17-1, 153. 154. 155. 156. 157. 158. 159. 160. 17-2. 18-1. 18-2. 16-2. 17-1. 17-2. 13-2. IM. 101. 15-1. 162. 15-2. 163. lû-2. 164. 15-1, 165. 16-1. 166. 16-2. 167. 15-2 168. 16-1, 169. 17-1. 170. 18-1 171. 18-2 172. 17-2 (156). Bord antérieur de la tête plus ou moins fi- nement écliancré, les lobes latéraux dépassant plus ou moins le lobe médian frontal. (153). Côtés de l'abdomen finenement dentés en peigne, ainsi que la tète et le prothorax. . . . (152). Côtés de l'ajjdomen non dentés en peigne. (l.")5). Nervures de la membrane des élytres fourchues, à cellules et figures irrégulières. . . (154 . Nervures de la membrane des élytres ré- gulièrement longitudinales (151). Bord antérieur de la tête entier ; lobe médian frontal dépassant un peu les lobes la- téraux. (158 '. Bord antérieur de la tête coupé carrément ; les lobes latéraux larges et relevés de chaque côté. (157). Bord antérieur de la tète plus ou moins pointu ou arrondi (144 . Côtés du prothorax sans crénelures. (163). Bord antérieur de la tête entier, pointu ou arrondi ; lobe médian frontal dépassant un peu les lobes latéraux ; corps allongé. (162j. Tête allongée , pointue ; nervures de la membrane des élytres peu nombreuses ( en géné- ral noires, tranchant sur un fond pâle); sillon ven- tral non apparent , (161). Tête plate, arrondieau bout; nervuresdela membrane des élytres nombreuses .douzeàquinze); sillon ventral profond (160). Bord antérieur de la tête écliancré ou coupé carrément, les lobes latéraux dépassant ou égalant le lobe médian. (167). Bord antérieur de la tête arrondi, les lobes latéraux se rejoignant au delà du lobe médian; échancrure à peine distincte. (166). Antennes de quatre articles. ..... (165). Antennes de cinq articles, (164). Bord antérieur de la tête tronqué carré- ment ou échancré distinctement. (173) Bec n'atteignant pas le dernier segment de l'abdomen-, sillon ventral presque nul. (172). Antennes de cinq articles ; tête petite. (171). Bord antérieur de la tête coupé carrément au bout (170). Bord antérieur de la tête bifide (169). Antennes de quatre articles ; tête assez grande, i ...,»• t ,>••• . Genrei. 71. MnsTHE'*. 72. Brochtmène"'. 73. ThÉume*. 74. ApoDlPaTS. 75. Halts. 76. Nétrobcik •. 77. Baihtcéue*. 78. DlNIDOR. 79. Caxaulax. 80, MÉNIPHE *. 81. Oiirhine"', ça, PlATïCORK. XXIV 173. 16-2 174. 12-2. 175. 13-1. 176. 13-2. 177. 11-2. 178. 12-1. 179. 13-1. 180. ill-1. 181. lÛ-2. 182. 15-1. 183. 16-1. 18â. 16-2. 183. 15-2. 186. 13-2. 187. 12-2. 188. 189. 190. 191. 192. 13-1. 14-2, 15-1. 16-1. HÉTÉROPTERES. GÉOCÛRISES. LONGISCUTES. Genres. , (168). Bec atteignant le dernier segment de l'ab- domen ; sillon ventral très-prononcé 83. Rachave *. Groupe 2. PHI<£!£DES. (143). Corps très-aplati , membraneux , foliacé et découpé tout autour. (J76). Antennes de plus de trois articles; yeux pédoncules , une épine au devant d'eux, . . . 84. Sachane *. (175). Antennes de trois articles ; yeux scsslles. . 85. Phlée. (142). Ventre sans sillon longitudinal ; bec ne dé- passant pas le métasternum en général ; antennes de cinq articles (Plé.mventres;. Croupe 3. SCIOCORIBES. (187). Corps plat, ovalaire ou très-allongé ; tête plate, membraneuse, horizontale, ordinairement semicirculaire. (186). Corps ovalaire, non très-allongé. (181). Tèle découpée en quatre lobes ou lanières antérieurement ; côtés du prothorax foliacés. . . 86. Dryptocéphale. (180j. Tète semicirculaire en avant. (185). Second article des antennes plus long que le troisième. (184). Côtés du prothorax non dilatés en membrane arrondie 87. Sciocore. (183). Côtés du prothorax dilatés en membrane ar- rondie, formant un trèOe avec la tête 88. DOBYDÈRE*. (182). Second article des antennes plus court ou pas plus long que le troisième 89. Discocéphale. (179), Corps très - allongé , linéaire ; tête très- large 90. Séphèle*. Groupe 4, PENTATOMISSS. (178). Corps triangulaire en avant, plus ou moins bombé, non très-apiati ni très-ovalalre en général; antennes toujours de cinq articles. (199). Angles postérieurs du prothorax arrondis et non sailants en épine. (190). Membrane des élytres à cellules pentago- nales 91. Hyménarcys '^. (189). Membrane des élytres à nervures longitu- dinales ou fourchues, mais sans cellules. (198). Tête arrondie en avant, plus ou moins aplatie , non en rostre incliné. (193). Lobes latéraux de la tête se rejoignant [au delà du lobe médian, avec les bords latéraux si- nués et le bord antérieur cordiforme 92. EuflYDÈiiE. CONISCUTES. NUDIPÈUES. RHAPHIGASTRIDES. XXV Genres. 1Q3. 16-2. (102). Lobes latéraux de la têle ne dépassant pas ordinairement (1) le lobe médian. 194. 17-1. (197). Lobes latéraux de la tête relevés en gout- tière de chaque côté. 193. 18-1, (196). Second article des antennes à peu près de la longueur du troisième ou pas deux fois plus court que lui 93. Strachie. '196. 18-2. (195). Second article des antennes deux fois plus court que le troisième 94. OœDOSOME *, 197. 17-2. (194). Lobes latéraux de la tête non relevés en gouttière de chaque côté 95. PestaTOMB. 198. 15-2. (191). Tête en rostre incliné, presque cylindrique; présternum dilaté en lame qui s'avance de chaque côté sur la base de l'antenne 96. JEue. 199. 13-2. (188). Angles postérieurs du prothorax saillants en pointe plus ou moins aiguë. 200. 14-1. (211). Tète ne finissant pas en épine aiguë qui dépasse les lobes latéraux. 201. 15-1. (202\ Tète sans échancrure au bord antérieur ses lobes latéraux ne dépassant pas le lobe mé- dian 97. MORMIDÉE*. 202. 15-2. (201). Tête bifide ou échancrée au bord antérieur, ses lobes latéraux dépassant le lobe médian. 203. 16-1. (210). Bord antérieur de la tète sans pointes dis- tantes à leur base. 204. 17-1. (207). Lobes latéraux de la tête plus ou moins foliacés, arrondis au bout. 205. 18-1. (206). Côtés du prothorax sans dentelures. . . 98. Myrochée*, 206. 18-2. (205). Côtés du prothorax dentés 99. Galédante*. 207. 17-2. (204). Bifurcation de la tête à pointes très-aiguës. 208. 18-1. (209). Côtés du prothorax dentés 100. LoxA *. 209. 18-2. (208). Côtés du prothorax sans dentelures. . . 101. Diploxys*. 210. 16-2. (203). Bord antérieur de la tête offrant deux dents aiguës distantes à leur base 102. Zalègue *. 211. 14-2. (200). Tète finissant en une épine qui dépasse les lobes latéraux 103. Prooxys *. Groupe 5. BHAFHÎGASTRIBES. 212. 10-2. (141). Ventre ayant, à sa base, une pointe plus ou moins prononcée ( Armiventres). (l) Quelques espèces du genre Penlatome (197) ( P- dissiniilis , P. hnccarum ) ont le lobe mi'^di.nn frontal dépassé pa'r les lobes latéraux, et nous n'avons pas jugé «propos, quanta présent, d'en faire un genre à part, «î cause de certaine» diiBcultés spéciliques qui nous ont arrêtés dans ce genre , encore ti charge d'es. pèces, el où il reste tant à étudier. XXVI HETKROPTERES. GEOCORISES. LONGISCUTES. Genres. 213. 11-1. (226). Sternum sans carène lanciforme, ayant seu- lement un faible filet longitudinal. 214. 12-1. (221). Angles postérieurs du prothorax non sail- lants en épine, plus ou moins arrondis. 215. 13-1. (216). Jambes antérieures à arête dilatée et apla- tie ; bords latéraux de la tête légèrement relevés en gouttière ; membrane desélytres d'une opacité d'écaillé 104. Catacanthe. 216. 13-2. (215). Jambes antérieures n'ayant pas leur arête aplatie ; tète plane ; membrane des élytres ordi- nairement claire. 217. IM. (218). Second article des antennes beauconp plus petit que le troisième ; le premier article dépas- sant ordinairement le bord antérieur de la tête. . 105. VcLSlRÉB. 218. 14-2. (217). Second article des antennes guère plus pe- tit que le troisième, ou de sa grandeur ; le premier article n'atteignant pas le bord antérieur de la tête. 219. 15-1. (220). Ventre plus ou moins caréné ; pointe ven- trale courte , ne dépassant pas , ou à peine , l'inser- tion des pattes postérieures 106. Nézare*. 220. 15-2. (213). Ventre sans carène; pointe ventrale grande, atteignant au moins l'insertion des pattes inter- médiaires 107. Rhaphigastre. 221. 12-2. (214). Angles postérieurs du prothorax saillants en pointe épineuse ou dilatation aplatie. 222. 13-1. (225). Lobes latéraux delà tête dépassant le lobe médian. 223. 14-1. (224). Bord antérieur de la tête à peine échancré, les lobes latéraux presque foliacés, se rejoignant ordinairement au delà du lobe médian. . . . 108. PcnAisE. 224. 14-2. (223). Bord antérieur de la tête bifide, à pointes aiguës. . . . • 109. Arvélie. 225. 13-2. (222). Lobe médian frontal dépassant un peu les lobes latéraux de la tète 110. Taurocère*. 226. 11-2. (213). Sternum avec une carène en forme de lance antérieurement. 227. 12-1. (230) Tète échancrée au bord antérieur; lobes latéraux dépassant un peu le lobe médian frontal ; tarses de trois articles. 228. 13-1. (229). Membrane des élytresà nervures longitudi- nales, sans cellules 111. Rhynchocobe. 229. 13-2. (228). Membrane desélytres chargée de cellules irrégulières 112. Évopute*. CONISCUIES. BRÉVIROSTBES. KDESSIDES. XXVII Genres. 250. 12-2. (227). Tête non échancrée au bord antérieur; lobe médian frontal dépassant un peu les lobes la- téraux ; tarses de deux articles. 231. 13-1. (232). Angles postérieurs du prothorax arrondis, plus ou moins saillants 113. Acanthosome. 232. 13-2. (231). Angles postérieurs du prothorax terminés en épine aiguë, très-saillants 114. Sastracale *. IV« RACE. BRÉVIROSTRES. 233. 7-2. (84). Bec court, ne dépassant pas , en général , le présternum ou au plus le mésosternum. Groupe 1. ÈDSSSIDES. 234. 8-1. (273). Tête petite; premier article des antennes égalant ou dépassant le bord antérieur de la tête. 235. 9-1. (262). Sternum fortement caréné, au moins entre les pattes intermédiaires et les postérieures. 236. 10-1. (247). Carène sternale échancrée et bifide anté- rieurement. 237. 11-1. (238). Antennes de quatre articles 115. PébOmatb *. 238. 11-2. (237). Antennes de cinq articles. 239. 12-1. (242). Second article des antennes plus long que le troisième. 240. 13-1. (241). Angles postérieurs du prothorax saillants en épine cylindrique longue et aiguë 116. DoRTPLETJRE . 241. 13-2. (240). Angles postérieurs du prothorax saillants en épine courte, aplatie 117. Hypoxts . 242. 12-2. (239). Second article des antennes plus court ou pas plus long que le troi iième. 243. 13-1. (246). Angles postérieui s du prothorax saillants en bras ou pointes plus i u moins aiguës. 244. 14-1. (245). Angles saillants en bras boutonneux ou tronqués au bout 118. Édessk. 245. 14-2. (244). Angles postérieur > du prothorax saillants en pointe plus ou moins aiguë 119. Ptgode *. 246. 13-2. (243). Angles postérieur di prothorax arrondis, non saillants en pointe 120. Acératode *. 247. 10-2. (230). Carène sternale non échancrée ni bifide antérieurement. 248. 11-1. (251). Antennes de cinq articles. 249. 12-1. (250. Second article des antennes plus court que le troisième ; carène sternale ne dépassant pas l'insertion des pattes intermédiaires 121. Brachystèthe. 250. 12-2. (249). Second article des antennes plus long que le troisième ; carèae sternale comprimée en lance qui s'avance au deh"» des pattes intermédiaires. . 122. Piéïostebpib*. XXVIII HÉTEROPTERES. GEOCORISES. LONGISCUTES. Genre*. 251. 11-2. (248). Antennes de quatre articles. 252. 12-1. (253). Carène sternale se confondant avec le ster- num entre les pattes antérieures et les intermé- diaires, et ne dé|)assant pas, ou à peine, l'inserlion de ces dernières, échancrée en arrière pour rece- voir la pointe ventrale qui s'avance au delà de l'insertion des pattes postérieures 123. Agapophïte. 253. 12-2. (252). Carène sternale ne se confondant pas avec le sternum entre les pattes antérieures et intermé- diaires , et s'avaçant en arrière jusque entre les pattes postérieures. 254. 13-1. (257). Bord postérieur du prothorax se prolon- geant sur la base de l'écusson. 255. 14-1. (256). Angles postérieurs du prothorax prolongés en corni s ,• angles postérieurs du dernier segment abdominal très-prolongés au delà de l'abdomen. 124. Mucane*. 256. 14-2. (255). Angli s postérieurs du prothorax arrondis; angles postérieurs du dernier segment abdominal ne dépassant pas l'extrémité de l'abdomen. . . 125. Tesseratome. 257. 13-2. (254). Bord postérieur du prothorax ne se prolon- geant pas sur la base de l'écusson. 258. 14-1. (259), Carène sternale se prolongeant en pointe libre à partir des pattes intermédiaires jusqu'au delà des pattes antérieures 126. Hypenque "*. 259. 14-2. (258). Carène sternale large, aplatie, et ne se pro- longeant pas en pointe libre. 260. 15-1. (261). Prothorax arrondi en avant, arqué sur les côtés 127. ECSTHÈNE. 261. 15-2. (260). Prothorax presque en carré long transver- sal , à angles antérieurs saillants 128. Mattiphe *. 262. 9-2. (235). Sternum sans carène prononcée. 263. 10-1. (264). Ventre ayant une pointe à sa base. . . 129. Oncomère. 264. 10-2. (263). Ventre nuitique. 265. 11-1. (270). Écusson se terminant en ime pointe très- petite et prolongée presque en forme de carré long concave en dessus. 266. 12-1. (269). Côtés du prothorax dilatés et prolongés. 267. 13-1. (268). Tète bifide antérieurement ; côtés de l'ab- domen non dilatés ; cuisses mutiques 130. Euryplecre *. 268. 13-2. (267). Tête non bifide ; côtés de l'abdomen di- latés et foliacés; toutes les cuisses ayant une épine en dessous (1) 131. Dalcanthe*. 269. 12-2. (266). Côtés du prothorax arrondis et non dilatés. 132. Pycane*. (I) C'est ici que nous parait devoir se placer le genre Cydogaster Wettw. Traits, ent. Soc, Lond. H, 428. CONISCUTES. CANALIROSTRES. MÉGYMÉNIDES. XXIX Genres. 270. 11-2. (265). Écusson ayant son extrémité large et ar- rondie. 271. 12-1. (272). Antennes de quatre articles 133. Cyclopelte*. 272. 12-2. (271). Antennes de cinq articles (1) 134. Aspongope. Groupe. 2. FHV£.I.OCÉ?HA£.IB£:S. 273. 8-2. (234). Tête large, longue ; son bord antérieur dé- passant le premier article des antennes. 274. 9-1. (275). Une carène sternale 135. PlacosteRNE*. 275. 9-2. (274). Point de carène sternale. 276. 10-1. (285). Corps ovalaire et large , pas très-allongé ; tête ne finissant pas en pointe très-aiguë. 277. 11-1. (280). Tête prolongée en deux folioles arrondies. 278. 12-1. (279;. Tête allongée (membrane des élytres à ner- vures noires , tranchant sur un fond pâle). . • 136. Phyllocéphale. 279. 12-2. (278). Tête courte (membrane des élytres à ner- vures ne tranchant pas sur un fond pâle). . . 137. Dalsire *. 280. 11-2. (277). Tête prolongée en deux folioles pointues. 281. 12-1. (282). Angles du prothorax arrondis, peu sail- lants 138. ScHizoPS. 282. 12-2. (281). Angles du prothorax très-saillants en pointe. 283. 13-1. (284}- Angles antérieurs du prothorax dirigés en avant, les postérieurs non saillants. . . . 139. Tétrode*. 284. 13-2. (283). Angles antérieurs du prothorax non di- rigés en avant, les postérieurs seuls saillants et di- rigés latéralement 140. Diplorhine *. 285. 10-2. (276). Corps ordinairement très-allongé, presque linéaire; tête finissant en pointe très-aiguë. 286. 11-1. (287). Angles antérieurs du prothorax dirigés en avant 141. Macrine*. 287. 11-2. (286). Angles antérieurs du prothorax sans pointe dirigée en avant. 288. 12-1. (289). Angles postérieurs du prothorax non sail- lants 142. MÉGARaïrcQCE. 289. 12-2. (288). Angles postérieurs du prothorax saillants en épine 143. Gonopsis *. Y« RACE. CANALIROSTRES. Groupe unique. MÉGVMÉNIDES. 290. 6-2. (83). Bec se logeant tout entier dans un canal ; ce bec court, ne dépassant pas le mésosternum. . . 144, Mégïmène. (i) Ici le genre 0«co5ce//i Westw. ? Trans. eut. Soc. Lond, II. 427. XXX HÉTÉROPTERES. GEOCORISES. SUPERICORNES. Genre*. 291. 4-2 (4). Antennes insérées à découvert, générale- ment de quatre articles; écusson court, n'attei- gnant pas le milieu de l'abdomen (Bréviscutes). 292. 5-1. (iiCS). Dernier article des antennes épaissi (1) ; membrane des éjytres ou à nervures longitudina- les , ou à cellules irrcgulières , ou sans nervures (Varinerves). 293. 6-i. (448). Deux ocelles (Clarigènes). IP FAMILLE. SUPÉRICORNES. 294. 7-1. (419). Antennes insérées au côté supérieur de la tête , au-dessus d'une ligne idéale tirée des yeux à l'origine du labre ou dans cette ligne ; mem- brane des élytres offrant toujours plus de cinq nervures. r-^ rniBU. TÉTRAGONOCÉPHALES. 295. 8-1. (366). Tête carrée, avec ou sans lamelle prolon- gée entre les antennes. 296. 9-1. (343). Tête sans épine près de la base des an- tennes ; leur premier article non épineux. Fe RACE. SECTIFRONTS. 297. 10-1. (310). Tubercules antennifères très-saillants, sé- parés par une écliancrure et sans lamelle ni ca- rène entre eux. Groupe I. SPARTOCÉRIDES. 208. 11-1. (305). Cuisses mutiques , les postérieures pas plus grosses que les autres. 299. 12-1. (300). Articles des antennes prismatiques ou apla- tis ; angles postérieurs du prothorax saillants en corne élevée 145. Prismatocèhs* 300. 12-2. (2991. Articles des antennes cylindriques. 301. 13-1. (302). Dernier article des antennes plus long que le précédent ; des tubercules élevés sur le disque du prothorax 140. Séphine *. 302. 13-2. (301). Dernier article des antennes aussi court ou plus court que le précédent. 303. 14-1. (304). Côtés du prothorax non dilatés en crois- sant 147. Spartocèbe. (i) Le ijenre Xyloroie (14') f.iit exception ; le dernier article des antenne» esi à peu pri^.s sétilnrinc: mais la mcmbr2r'<; «ieî éiylrc» , claire , n'offre pas les deux cellules basilaires des Bicellules. TÉTRAGONOCÉPHALES. PLEM FRONTS. WÉMATOPIDES. XXXI Genres. 304. 14-2. (303). Côtés du prothorax dilatés en croissant. 148. Menénote. Groupe 2. MICTIDES. 305. 11-2. (298). Cuisses épineuses en dessous, les postérieu- res plus épaisses que les autres , surtout dans les mâles. 306. 12-1. (309). Troisième article des antennes dilaté en feuille. 307. 13-1. (308). Abdomen dilaté et débordant les élytres de chaque côté 149. Daladeh*. 308. 13-2. (307). Abdomen non dilaté de chaque côté. . . 150. Molchine *. 309. 12-2. (306). Articles des antennes simples et cylindri- ques (1) 151. Miens. II« RACE. PLÉNIFRONTS. 310. 10-2. (297). Tête sans échancrure, munie d'une carène entre ses tubercules antennifères. Groupe I. KTÉMATOPIDES. 311. 11-1. (334). Cuisses armées d'épines en dessous, les postérieures plus épaisses que les autres, surtout dans les mâles. 312. 12-1. (315) Bec court, venant s'appliquer dans une rai- nure, entre les pattes antérieures. 313. 13-1. (314). Second article des antennes plus long que le troisième ; abdomen rhomboïdal , ses côtés très- dilatés 152. Discogastre. 314. 13-2. (313). Second et troisième article des antennes d'égale longueur ; abdomen ovalaire 153. Mozène *. 315. 12-2. (312). Bec ne s'appliquant pas dans une rainure entre les pattes antérieures. 316. 13-1. (331). Jambes postérieures foliacées , ou courtes et fortes. 317. 14-1. (318). Une lamelle en forme de pointe aiguë entre les antennes 154. Métopode*. 318. 14-2. (317). Pas de pointe aiguë entre les antennes. 319. 15-1. (322). Troisième article des antennes dilaté en fo- liole. 320. 16-1. (321). Abdomen ovalaire , débordant les élytres de chaque côté ; second article des antennes cy- lindrique. . . . • 155. Pachtus. 321. 16-2. (320). Abdomen allongé, ne débordant pas les ély- tres de chaque côté; second ariicle des antennes spatuliforme 156. Spathophore*. (l) Ici le t,'enre Deropteryx ( i?t;re;;ul. Groupe 3. ANTHOGORIDES. 445. 8-2. (420). Bec de trois articles distincts seulement; membrane des élytres offrant seulement une ner- vure longitudinale. 446. 9-1. (447). Les deux derniers articles des antennes aussi épais que les deux précédents , fusiformes. 221. Ameocore. 447. 9-2. (446). Les deux derniers articles des antennes beaucoup plus fins que les deux précédents, séîi- lormes 222. Xîlogoke. HÉMIPIÈRES. C XXXVIH HÉTÉROPTERES. GEOCORISES. RICELLULES. IV<^ FAMILLE. CÉCIGÈNES. Genres. liliS. 6-2. (293). Point d'ocelles. Groupe 1. PTRRHOCORIDES. 459. 7-1. (Û60). Prothorax à bords tranchants el relevés. Û50. 8-1. (459). Yeux non pédoncules. Û51. 9-1. (452). Dernier article des antennes beaucoup plus court que le précédent ; premier article aussi long que la moitié du corps; corps très-al- lono:é 223. Lohite *. fl52. 9-2. (451). Dernier article des antennes plus long ou aussi long que le précédent. Û53. 10-1. (456). Dernier article des antennes pas ou peu plus long que le jjrécédent. 454. 11-1. (455). Premier article des antennes pas plus long que la tête ni que le second article ; membrane des élytres à nervures et cellules irrégulières. . 224. Pïrrhocore. 455. 11-2. (434). Premier article des antennes plus long que la lète; membrane des élytres à nervures longi- tudinales 225. Odontope. 450. 10-2. (453). Dernier article des antennes notablement plus long que le précédent. 457. 11-1. (458). Bourrelet antérieur du prothorax large et rende. 226. Physopelte *. 458. 11-2. (457). Bourrelet antérieur du prothorax étroit. . 227. Dïsderque. 459. 8-2. (450). Yeux pédoncules 228. Ectatops *. Groupe 2. laARGIDZÎS. 460. 7-2. (449). Prothorax sans bords tranchants relevés. 461. 8-1. (402). Yeux non ou peu pédoncules, peu sail- lants; corps ovalulre, large 229. Largus. 462. 8-2. (461). Yeux fortement pédoncules, très-saillants ; corps allongé, linéaire 230. Acinocore. V'' FAMILLE. BTCELLULES. 463. 5-2. (292). Membrane des élylres offrant deux cellules basilaires , sans autres nervures que celles qui for- ment ces cellules (1) ; les deux derniers articles des antennes très-fins, sétiformes; point d'o- celles. Groupe 1. IKIIRIBES. 464. 6-1. (465). Antennes insérées sur un tubercule et a-sscz loin des yeux; tête prolongée en pointe. . . . 231. Miris. (i) ï.es genres Aslemme et Chlaniydate (4/5) font exception ; ils n'ont point de membrane aux élytres, mais ils présentent tous les autres cnractères des Bicellules, DUCTIROSTIŒS. SPISSIPEDES- MACROCRPHALIDES. XXXIX Genres. Ù65. G-2. ([iQli). Antennes insérées dans un coin des yeux ; tête ordinairement inclinée et arquée en avant. Groupe 2. CAPSIDES. ÛOO. 7-1. (475). Élytres ayant une membrane. Û67. 8-1. (lilO). Second article des antennesgrêle, non ou à peine épaissi vers l'extrémité. Û68. 9-1. (469). Écusson plan, non renflé 232. Pnvrnc.oRE. 409. 9-2. (468). Écusson notablement renflé 233. Ki,srui';NiE. 470. 8-2. (467). Second article des antennes notablement épaissi, au moins vers son extrémité. 471. 9-1. (474). Second article des antennes épaissi seule- ment vers l'extrémité. 472. 10-1. (473). Tête triangulaire , plus étroite que le pro- thorax ; ce dernier trapézoïdal 234. Capse. 473. 10-2. (472). Tête globuleuse, plus large que le pro- thorax ; ce dernier partagé en deux lobes. . . . 235. Globiceps. 474. 9-2. (471). Second article des antennes épaissi et élargi dans toute son étendue 236. Hétérotome. Groupe 3. ASTEMMIDES. 475. 7-2. (466). Élytres sans membrane. 476. 8-1. (477). Second article des antennes gi-êle et fin. . 237. Astiomjie. 477. 8-2. (476). Second article des antennes épaissi. . . 238. Chlajiydate. 478. 3-2. (3). Bec de trois articles apparents, quelquefois de quatre, mais, dans ce dernier cas, le premier très-court, annuliforme (Tricondyles). 479. 4-1. (670). Les quatre pattes postérieures ambulatoi- res ; crochets des tarses insérés à l'extrémité du dernier article (Marcheurs). .-VP FAMILLE. DUCTIROSTRES. 480. 5-1. (517). Bec reposant dans une rainure. 481. 6-1. (488). Des ocelles. F- TRIBU. SPISSIPEDES. 482. 7-1. (487). Pattes antérieures ravisseuses, à cuisses très-épaissies. Groupe 1. PÎXVIMtATIBiSJS. 483. 8-1. (484). Un prolongement bifide entre les antennes; écu.sson très-court 239. Piiymate. Groupe 2. raACROCÉFHAZ.ia>i:S. 484. 8-2. (483). Point de prolongement entre les antennes, XL UETiiliLinLilES. GEOGOKISKS. DLCIIROSTRLS. Genres. celles-ci insérées au l)ord antérieur de la lète ; écussoii lojig , atleignaut au moins le milieu de l'abdomen. 485. 9-1. (/i8G). Écusson n'atteignant que le milieu de l'abdomen 240. Gaviuïrée. 486. 9-2. (485) Écusson atteignant l'extrémité de l'abdomen. 241. Macrocéphale. ir TRIBU. RIPICOLES. Groupe unique. HÉBRIDES. 487. 7-2. (482). Pattes antérieures non ravisseuses, à cuis- ses pas plus épaisses que les autres 242. Hèbre. 488. 6-2. (481). Point d'ocelles. 489. 7-1. (516). Antennes à articles épais, le dernier non sétiforme; bec reposant dans un canal très-marqué, à bords plus ou moins élevés (Spissicornes). IIP TRIBU. MEMBRANEUX. 490i 8-1. (503). Élytres généralement plus longues et plus larges que l'abdomen , leur tissu offrant un ré- seau à mailles fines et arrondies ; corps ordinaire- ment pourvu d'appendices membraneux. Groupe 1. TINGÎDfiS. 401. 9-1. (500). Écusson recouvert par le prothorax. 492. 10-1. (493). Antennes ayant leurs troisième et qua- trième articles renflés en massue 243. EoRycÈRE. 493. 10-2. (492). Antennes à troisième article cylindrique comme les précédents. Û94. 11-1. (495). Élytres ayant un renflement vésiculeux sur leur disque ; prothorax en ayant un semblable sur le sien 244. Tiaoïs. 495. 11-2. (494). Point de renflement vésiculeux sur le dis- que des élytres. 490. 12-1. (499). Prothorax ayant trois carènes longitudi- nales sur son disque. 497. 13-1. (498). Prolongement postérieur du prothorax en triangle très allongé ; tête sans cornes 245. Monantui£ 498. 13-2. (497). Prothorax presque arrondi postérieure- ment; tète munie de cornes. ....... 246. Camacadrl '. 499. 12-2. 496). Protlior;ix n'ayant qu'une seule carène lon- gitudinale sur son disque 247. Sérenthie. Groupe 2. PIESMXSSS. 500. 9-2. (491). Écusson non recouvert par le protliorax. 501. lû-li (502). Élytres ayant une membrane 248. IiEb.nE. NUDIROSTRES. XLT Genres. 502. 10-2. (501). Élylres sans membrane . ...... 249. Anomaloptèrk. lY' TRIBU. CORTIGICOLES. 503. 8-2. (490). Élytres généralement plus courtes et plus étroites que l'abdomen , à nervures ou à cellules irrégulières; corps aplati. Groupe 1. BRACHVRHVXffQUIBES. 504. 9. 1. (513). Bec plus court que la tète. 505. 10-1. (512). Élytres coriaces à la base, membraneuses à l'extrémité. 506.. 11-1. (509). Prothorax à angles antérieurs dilatés et s'avançant en forme de croissant. 507. 12-1. (508). Bords de l'abdomen découpés en lobes ar- rondis; premier article des antennes allongé. - . 250 Dysopie. 508. 12-2. (507). Bords de l'abdomen coupés presque droit ; premier article des antennes court. , . . . . 251. Brachyrhynque 509. 11-2. (506). Prothorax à bord antérieur coupé presque droit. 510. 12-1. (511). Second article des antennes plus court que le troisième et que le premier 252. Crtmie*. 511. 12-2. (5*0). Second article des antennes aussi long que le premier et que le troisième 253, Mézire *. 512. 10-2. (505). Élytres entièrement membraneuses. . . . 254. Anèvre. Groupe 2. ARADIBES. 513. 9-2. (504). Bec plus long que la tête. 514. 10:1. (515). Second article des antennes plus long que tous les autres pris ensemble. ....... 255. Arade. 515. 10-2. (514). Second article des antennes pas plus long que le troisième 256. Piestosomb. V^ TRIBU. LECTICOLES. Groupe unique. ACAXffTHIDES. 516. 7-2. (489). Antennes fines, leur dernier article séti- forme ; canal rostral consistant en un sillon à peine prononcé , sous la gorge. ,..,»,,. 257. Acanthii. Vir FAMILLE. NUDIROSTRES. 617. 5-2. (480). Bec libre, entièrement dégagé. S18. 6-1. (669). Antennes beaucoup plus longues que le corps (AmcoRNES). XLII HÉTÉROPTÈRES. GÉOCORISES. NUDIROSTRES. Genres. 519. 7-1, (QQli). Un cou rétréci ou allongé derrière les yeux (1) (NuDicoLLEs). 520. 8-1. (663). Tète moins longue ou à peine aussi longue que le protliorax (Humigrades\ 521. 9-1. (658). Hanches antérieures courtes (Brévicoxes). V TRIBU. RAMICORNES. Groupe unique. HOX1OFTII.IDES. 522. 10-1. (527). Articles des antennes insérés avant l'ex- trémité l'un de l'autre, le dernier article épaissi ; corps velu , à poils roides. 523. 11-1. (526). Deux ocelles très-distincts ; ime touffe de poils en forme de toison aux jambes postérieures. 52/|. 12-1. (525). Ocelles très-i approchés des yeux , éloignés l'un de l'autre ; proliiorax sans carènes longitu- dinales au milieu 258. MaotïS *. .525. 12-2. (024). Ocelles aussi éloignés entre eux que des yeux ; deux carènes longitudinales sur le disque du prothorax 259. PTiL0CNi:ME. 526. 11-2. (523). Point d'ocelles distincts? pas de touffe en forme de toison aux jambes postérieures. . . . 260. Holoptii.e. 527. 10-2. (522;. Articles des antennes insérés à l'extrémité l'un de l'autre, le dernier article sétiforme (Cau- LICORNES). IP TRIBU. SPONGIPÈDES. 528. 11-1. (571). Jambes antérieures et fordinairement) les in- termédiaires ayant une fossette spongieuse à leur extrémité , en dessous. 529. 12-1. (570). Tubercules antennifères peu saillants; tête plus ou moins prolongée , ou triangulaire, au delà des yeux. 530. 13-1. (567). Yeux n'étant pas ordinairement très-sail- lants ; tête triangulaire, plus ou moins prolongée en avant. 531. l/»-l. (56o). Écusson non bifide à l'extrémité. Groupe 1. PIRATIDES. 532. 15-1. (545). Sillon transversal du prothorax, rapproché du bord postérieur ; disque antérieur grand, ova- laire. (1) Le genre N.ibis [3]^) fait exception , mais il se distingue de la division op. posée par l'existence d'une petite lo^sette spongieuse aux jambes antérieures, en dessous, et par de.E:S (i). 665. 8-1. (666). Bec court et gros, ne dépassant pas l'inser- tion des pattes antérieures • 331. Leptopk. Groupe 2. SAX.DI]>i:S. 666. 8-2. (6G5). Bec fin et allongé, dépassant l'insertion des pattes antérieures. 667. 9-1. (668). Élylres entièrement coriaces , sans mem- brane 332. SciODOPTiiRK \ 668. 9-2. (667). Élytres demi - coriaces et demi -membra- neuses . . 333. Salde. IX" TRIBU. BRÉVICORNES. Groupe unique. PÉXiOGOSflSSS. OiVd. 6-2. (518). Antennes plus courtes que la tête, abritées sous les yeux 33^. Pklogone. (l) La division de cette tribu ta deux gioupes n'a p;ss été iudiquéc dans le corps de l'ouvras^'e , mais nous croyons, après réflexion , qu'elle est convenable, à cause de l'importance du caractère, tiré du bec , sur lequel elle est fondée. L HÉTÉROPTÈRES. HYDROCORISES. PéDIRAPTES. Vlir FAMILLE. RAMEURS. Genres. 670. 4-2. (i79). Les quatre pattes postérieures faites pour ramer ou glisser sur l'eau ; crochets des tarses insérés dans une écliancrure du dernier article avant son extrémité ; tète triangulaire, enfoncée jusqu'aux yeux dans le prothorax. Groupe 1. GERRIDES. 671. 5-1. (676). Pattes intermédiaires et postérieures fili- formes, insérées très-près les unes des autres et très- loin des antérieures. 672. 6-1. (675). Jambes antérieures armées d'une dent no- table à leur extrémité. 673. 7-1. (67Û). Abdomen très-court, à peine apparent en dessus, dans l'état de larve 335. Halobaxe. 674. 7-2. (673). Abdomen à peu près aussi long que le tho- rax dans l'état de larve 336. Ptilomère*. 675. 6-2. (672). Jambes antérieures sans dent notable à leur extrémité 337. Gerris. Groupe 2. VÉLIDES. 676. 5-2. (671). Pattes insérées à peu près à égale distance les unes des autres ; cuisses assez épaisses. 677. 6-1. (678). Antennes à premier article le plus long de tous ; tarses distinctement triarticulés 338. Vélie. 678. 6-2. (677). Antennes ayant leur dernier article le plus long de tous; tarses antérieurs à peine distincte- ment biarticulés 330. MiCROVÉLIE. JP SECTION. MTI^ROCORISISS. 679. 2-2. (2). Antennes cachées. Insectes aquatiques. V^ FAMILLE. BTGEMMES. Groupe unique. GAIiGUIiIBES. 080. 3-1. (683). Deux ocelles. 681. û-1. (082). Tarses antérieurs munis de deux crochets. 340. Calcule. 082. 4-2. (681). Tarses antérieurs n'ayant qu'un seul cro- cliet 341. MoNONïx. 683. 3-2. (680). Point d'ocelles (Aboemjif.s). ir FAMILLE. PÉDÎRAPTES. 68Û. û-1. (701). Tète horizontale ou triangulaire et verti- cale; tai'ses postérieurs munis de deux crochets ; jambes antérieures ravisseuses. rÉDIREMES. CORISIDES. tl Groupe. I. STAUCORIDES. Genres. 685. 5-1. (096). Antennes de quatre articles ; corps large , ovalaire. 686. 61. (693). Membrane des élytres formant , comme à l'ordinaire, rextréinité de ces dernières. 687. 7-1. (C92). Tarses antérieurs de deux articles. 688. 8-1. (091). Tarses antérieurs n'ayant qu'un seul cro- ciiet. C80. 9-1. (090). Premier article des tarses antérieurs plus court que le second, le crochet aussi long que les deux articles réunis 312. BÉlostome. OJO. 9-2. (089). Premier article des tarses antérieurs aussi long que le second , le crochet plus court que le second article 343. Zaïthe*. 691. 8-2. (688). Tarses antérieurs ayant deux crochets. . 34Zj, Appase *. 692. 7-2. (087) Tarses antérieurs d'un seul article. . . . 345. Naucore. 693. 6-2. (08C). Membrane des élytres ne consistant qu'en une bordure étroite au côté externe et interne. 694. 7-1. (695). Tarses antérieurs de deux articles. . . 340. Sphérodême. 695. 7-2. (694). Tarses n'ayant qu'un seul article. . . 347. Diplokïque, Groupe 2. NEPIDES. 696. 5-2. (085). Antennes de trois articles ; abdomen ayant à rextrémité deux filets qui forment , en se réunissant , un tube respiratoire très-long ; corps allongé. 697. 0-1. (098). Tarses antérieurs munis d'un crochet; hanches antérieures grosses, assez courtes; corps assez large et aplati 348. Nèpe. 698. 6-2. (697). Tai ses antérieurs sans crochet ; hanches antérieures grêles , très-longues ; corps fdiforme. 699. 7-1. (700,1. Filets du tube respiratoire assez gros, à peine de la longueur du quart de l'abdomen . . 349. Cercotmète*. 700. 7-2. ;699). Filets du tube respiratoire grêles , plus longs ou à pou près aussi longs que l'abdomen. . 350. Ranatre. Iir FAMILLE. PÉDIRÈMES. 701. 4-2. (684). Tête grosse, arrondie, inclinée en dessous; tarses postérieurs ordinairement en forme de ra- mes ; jambes antérieures non ravisseuses. Croupe 1. CORISIQISS. 702. 5-1. (705). Bec caché; tarses antérieurs d'un seul ar- ticle apparent. 703. 6-1. (704). Écusson non apparent 551. Corise. LU HOMOPÏÈRES. ALCHÉNORHyNQlJES. GHANtLURS. Genres. lOli. 6-2. (703). Écusson petit, mais visible 352. Sigare. Groupe 2. NOTONECTISES. 705. 5-2. (702). Bec visible; tarses antérieurs ordinaire- ment de deux articles apparents. 706. G-1. (707). Élytres entièrement coriaces , sans mem- brane; base de' l'écusson beaucoup plus étroite que le prothorax 353. Ploa. 707. 6-2. (700). Élytres à extrémité membraneuse ; base de l'écusson aussi large que le prothorax. 708. 7-1. (709). Tête arrondie dans les deux sexes, . . 334. Noto^ectl. 709. 7-2. (708). Tête des mâles prolongée en pointe ; leurs tarses antérieurs d'un seul article 355. Anisops. ir PARTIE. HOMOPTÈHES. 710. 1-2. (1). Bec naissant du menton ou partie iniérieure de la tête ; élytres ordinairement coriaces , ou en- tièrement membraneuses. r SECTION. AUCHÉMORMTWQUES. 711. 2-1. (978). Bec naissant du menton et non du sternum. r' FAMILLE. CHArsTEURS. 712. 3-1. (753). Des organes propres au chant dans les mâ- les ; trois ocelles. r*^ TRIBU. RÉTICELLES. Groupe unique. FOIilTIIÉVRIDES. 7J3. û-1. (718). Élytres ayant leur moitié postérieure for- mée d'un réseau à mailles hexagonales, irréguliè- res, nombreuses. 7ia. 5-1. (715). Tête grosse, large 356. Polynèmie. 715. 5-2. (71Z|). Tête petite, triangulaire. 716. 6-1. (717). Opercules des mâles sillonnés transversale- ment ; partie réticulée des élytres non brusque- ment séparée de la partie basilaire par une ligne transversale. 357. Cystosouu;. 717. 6-2. (716). Partie réticulée des élytres séparée brus- quement de la partie non réticulée, par une ligne transverse 358. FiiMiDiain. ir TiiiBU. OCTICELLES. 718. 4-2. (713). Élytres à seize cellules, dont huit régulières à l'extrémité. OCTICFLLES. CtCADlDI-S. LUI Groupe 1. TOSÉNIDES. Genres. 719. 5-1. (734). Élytres coriaces, du moins à leur base (1). 720. 6-1. (729). Élytres entièrement opaques. 721. 7-1, (726), Côtés du prothorax plus ou moins légère- ment dilatés de chaque côté; corps ordinaire- ment très-épais. 722. 8-1, (723). Opercules des mâles très-grands , attei- gnant au moins le milieu de l'abdomen . . . 359, T\c.va *. 723. 8-2. (722). Opercules des mâles assez courts , n'at- teignant pas le milieu de l'abdomen. 12li. 9-1. (725) Côtés du prothorax ayant les angles an- térieurs en épine .... . 300. Tosène *. 725. 9-2. (72/i). Côtés du prothorax ayant les angles anté- rieurs arrondis. ... • 3G1. PYf.xF. *. 726. 7-2. (721). Côtés du prothorax très-rabattus , n'of- frant aucune dilatation de chaque côté ; corps al- longé, élancé. 727. 8-1, (728). Front renflé et arrondi, non comprimé la- téralement et n'offrant pas en dessous une sorte de carène creusée d'un sillon longitudinal dans toute son étendue 302. Ckanf."*. 728. 8-2. (727). Front anguleux , légèrement comprimé la- téralement et offrant en dessous une carène creu- sée d'un sillon longitudinal étroit , dans toute son étendue 3G3. Hhéchys*. 729. 6-2. (720). Élytres moitié coriaces et moitié transpa- rentes. 730. 7-1. (733). Tète grande, large, courte, en triangle très-obtus ; yeux très-gros. 731. 8-1, (732), Prothorax dilaté horizontalement de cha- que côté, au delà des yeux ; yeux gros, mais peu saillants 364. Platypleure *. 732. 8-2. (731 . Prothorax à bords latéraux rabattus , non dilatés de chaque côté au delà des yeux ; yeux très-saillants , presque pédoncules 365. Hémiscière *. 733. 7-2. (730). Tête petite, en triangle aigu antérieure- ment; yeux petits 366. MOGANNIE *. Groupe 2. CICABISES. 734. 5-2, (719^ Élytres entièrement membraneuses (2). 735. 6-1. (742), Prothorax dilaté de chaque côté. (i) Jusqu'à une ligne transverse élevée, placée à peu près au tiers de leur étendue. (2.1 Siuf une petite cellule basilaire ordinairement coriacp, et quelquefois une certaine opacité répandue au delà. HÉMIPTÈRES, . Point d'ocelles apparents; prothorax sans carène longitudinale au milieu 418. Néphèse *. 839. 9-2. (838). Des ocelles apparents; prothorax ayant une carène longitudinale au milieu. 840. 10-1. (841). Élytres à nervures longitudinales en forme de plis et non de réseau à mailles nombreuses et quadrangulaires 419 Poohazie*. ' 841. 10-2. (840). Élytres formées d'un réseau à mailles nom- breuses, la plupart quadrangulaires 420. Ricanie. IP TRIBU. PLANIGÈNES. Groupe unique. TETTIGOM[ÉTK.IBSS. 842. 5-2. (755). Front non séparé des joues par un rebord élevé 421. Tettigomètre. IIl" FAMILLE. ANTERICORNES. 843. 4-2. (754). Antennes insérées devant et entre les yeux. I'" TRIBU. CORNIDORSES. 844. 5-1. (901). Prothorax se prolongeant en corne ou pointe au-dessus de l'abdomen. I«p.ACE. TECTISCUTES. 845. 6-1. (894). Écusson caché par le prolongement du pro- thorax. 846. 7-1. (887). Prolongement du prothorax uniépineux et non noduleux ni vésiculeux. Groupe 1. MEraBRACZBSS. 847. 8-1. 862). Jambes antérieures élargies , foliacées. 848. 9-1. (849). Cellules atteignant immédiatement les ély- tres , sans bordure 422. Stégaspe, S49. 9-2. (848). Élytres à bordure. 850. 10-1. (861). Prothorax foliacé ou prolongé antérieure- ment en pointe ou corne , ou avec des cornes sur ndisque. LX HOMOl'lERtS. AUCHENORHYNQUES. ANTERICORNES- Genres. 851. 11-1. (858). Protlioraxsanscornesni tubercules latéraux sur son disque. 852. 12-1. (857). Protliorax non prolongé antérieurement en forme de sabre recourbé en arrière. 853. 13-1. (854). Prolhorax en feuille arrondie, sans prolon- gement antérieur en forme de pointe ou d'épée. . Û23. Membrace. 854- 13-2. (853). Prothorax foliacé ou non foliacé, avec un prolongement antérieur en forme de pointe , ha- che ou sabre. 855. 14-1. (856). Prothorax comprimé latéralement , foliacé. 424. Enchophïlie *. 856. 14-2. (855). Prothorax non foliacé 425. Enchénope*. 857. 12-2. (852). Prothorax prolongé antérieurement et élevé en forme de sabre recourbé en arrière. . . . 426. Hypsacchénie. 858. 11-2. (851) Prolhorax offrant une corne de chaque côté sur son disque. 859. 121. (860). Front foliacé, échancré de chaque côté; cornes du prothorax renflées en massue , son pro- loiigcment postérieur élevé droit en sabre. . . 427. Notooèbe*. 860. 12-2. (859). Front coupé carrément; cornes du protho- rax non renflées en massue , son prolongement l)0slérieur finissant en aiguille dirigée horizonta- lement 428. OXYRHACHIS. 801. 10-2. (850). Prothorax voûté, non foliacé ni prolongé antérieurement , et sans cornes sur son disque ; corps presque en boule 429. BoLBO^•OTE*. 862. 8-2. (847). Jambes antérieures non échancrées ni folia- cées. Groupe 2. HOPI.OPHORIDES . 863. 9-1. (884). Tête triangulaire, rugueuse. 864. 10-1. (879). Tous les tarses à peu près d'égale longueur ; jambes postérieures droites. 865. 11-1. (874. Prothorax non prolongé eu une corne qui s'avance au dessus de la tête. 866. 12-1. (871). Prothorax sans épines latérales. 867. 13-1. (808). Prothorax non foliacé ni comprimé en lame tranchante ^30. Gargare *. 868. 13-2. (8G7). Prothorax foliacé ou comprimé en lame tranchante, au moins postérieurement. 869. 14-1. (870). Foliation prothoracique échancrée dans le milieu de manière à former deux foliations dis- tinctes liSl. Entilie. 870. 14-2. '869 . Prolhorax non échancré en dessus de ma- nière à former deux folioles i32. Smilie. 871. 12-2. (866). Prothorax à épines latérales. CORNIDORSES. TECTISCUTES. COMBOPHORIDES. LXl Genres. 872. 13-1. (873). Élytres offrant, à l'extrémité, une cellule terminale triangulaire, arrondie postérieurement. û33. Cébèse *. 873. 13-2. (872 . Élytres n'offrant à leur extrémité que des cellules en carré long 434. HémiptïQUE. 874. 11-2. (865 . Prolhorax prolongé en une corne qui s'a- vance au-dessus de la tête. 875. 12-1. (878 . Prolongement antérieur du prothorax en lame ou pointe cylindrique ou aplatie, non con- cave en dessous ; point de dilatation prothoracique en forme d'oreilles. 876. 13-1. (877). Protliorax n'offrant pas plusieurs carènes longitudinales en dessus 435. Thélie *. 877. 13-2. (876). Protliorax offrant plusieurs carènes longi- tudinales en dessus 436. Polyglypte. 878. 12-2. (875). Prolongement antérieur du protliorax pa- raissant former la tête , creusé en gouttière en dessous ; deux saillies latérales auriformes. . . 437. Nessorhine ", 879. 10-2. (864). Tarses antérieurs et intermédiaires très- longs, les postérieurs très -petits; jambes posté- rieures en forme de S. 880. 11-1. (883). Une corne élevée sur le disque du pro- • thorax. 881. 12-1. (882). La corne prothoracique renflée; l'extré- mité du prothorax n'atteignant pas celle des ély- tres 438. Physoplie*. 882. 12-2. (881). La corne prothoracique en pointe aiguë, non renflée; la pointe extrême du prothorax attei- gnant l'extrémité des élytres 439. Omborie. 883. 31-2. (880). Point de corne élevée sur le disque du pro- thorax 440. HOPLOPHOBE. Groupe 3. DARNIDES. 884. 9-2. (863). Tête en forme de bandeau transversal, étroit , au delà des yeux , très-lisse ainsi que la surface du prothorax. 885. 10-1. (886). Élytres non coriaces à leur base, terminées par cinq cellules parallèles allongées, la pointe postérieure du prolhorax atteignant leur extré- mité 441. Darms. 886. 10-2. (885). Élytres à base coriace, à cellules non paral- lèles , avec une cellule terminale triangulaire , ar- rondie postérieurement, la pointe postérieure du prothorax n'atteignant pas leur extrémité. . . 442. Tbagope, Groupe 4. COMBOPHORISES. 887. 7-2. (846). Prothorax vésiculeux, noduleux ou niulti- épineux postérieurement. LXII HOMOPTERES. AUCHENORHYNQUES. ANTERICORNES. Genres. 888. 8-1. (889). Protliorax renflé en vessie réticulée , non épineuse W3. Œde *. 889. 8-2. (888). Prothorax non renflé en vessie réticulée. 890. 9-1. (893). Éiytres sans échancrure au côté Interne, vers l'extrémité. 891. 10-1. (892). Éiytres à cellules allongées, quadrangu- laires; protliorax renflé eu vessie, avec trois pointes postérteures 444. Combophore. 892. 10-2. (891). Éiytres à cellules triangulaires ou penta- gonales, courtes; prothorax en fourche trifide postérieurement /i/î5. Cyphonie. 893. 9-2. (890). Éiytres ayant une notable échancrure au côté interne, vers l'extrémité ÛÛ6. Hétéronote. 11^ RACE. NUDISCUTES. SO/i. 0-2. (8/15). Écusson laissé à découvert en tout ou en partie par le prolongement du prothorax. Groupe 1. CENTROTIDES. 895. 7-1. (898). Éiytres à cellules longitudinales, parallèles. 896. 8-1. (897). Piotliorax sans cornes sur son disque. . kùl. Uroxtphe *. 897. 8-2. (896). Prothorax à cornes sur son disque. . . Ii!i8. Centrote. Groupe 2. BOCITDIBES 898. 7-2. (895). Éiytres à cellules terminales obliques par rapport aux basilaires. 899. 8-1. (900). Jambes antérieures élargies, foliacées. . Û49. Lycodère. 900. 8-2. (899). Jambes antérieures non élargies. . , . ^50. Bocïdie. ir TRIBU. PLANIDORSES. 901. 5-2. (Slili). Protliorax ne se prolongeant pas en pointe au dessus de l'abdomen. I" RACE. LÉVIPÈDES. 902. 6-1. (929). Jambes postérieures ayant seulement, au plus, une, deux ou trois épines rangées sur la même ligne. Groupe 1. CÉFHAI.ÉI.I:DS:S. 903. 7-1. (904). Tête prolongée en cône ou cylindre au delà des yeux 451. Céphalèle. 904. 7-2. (903). Tète non prolongée en cône ou cylindre au delà des yeux. PLANIDORSES. SERRTPEDES. LXIII Groupe 2. EUR'ïraSI.IBBS. Genres. 005. 8-1. f908'>. Tête coupée droit et ne formant qu'un re- bord étroit au delà des yeux. 006. 9-1. (907). Jambes postérieures offrant deux épines. 452. Edrïmèle. 907. 9-2. (906). Jambes postérieures sans épines. . . . 453. ^thauon. 908. 8-2. (905). Tête s'avançant au delà des yeux. Groupe 3. B1.0PÎBSS. 009. 0-1. (910). Pattes simples , sans épines 454. Ulope. 910. 9-2. (909;. Jambes postérieures ayant quelques épi- nes. Groupe 4. CERCOFIDISS. 911. 10-1. (922). Tête triangulaire , plus étroite que le pro- tliorax. 912. 11-1. (913). Protliorax arrondi en arc postérieurement. 455. Cërcope. 913. 11-2. (912). Prothorax échancré ou coupé droit posté- rieurement. (917). Front sans carène longitudinale. (916). Front sans sillon longitudinal 456. Tomaspe *. (915). Front creusé d'un sillon longitudinal. . 457. Rhinaulax *. (914). Front ayant une ou plusieurs carènes longitudinales au milieu. (919). Front tricaréné 458. Triecphore *. (918). Front unicaréné, (921). Carène légère, non en forme de coin comprimé 459. Monecphore *. 921. 14-2. (920). Carène anguleuse, en forme de coin com- primé latéralement 460. Sphénorhine *. Groupe 5. AFHKLOPHOB.IB£:S. 922. 10-2. (911). Tête à peu près aussi large que le pro- tliorax 923. 11-1. (928). Front silloné transversalement. 924. 12-1. ^925;. Une carène longitudinale médiane sur le vertexet sur le front 461. Aphrophore. 025. 12-2. (924). Point de carène longitudinale sur le front ni sur le vertex. 926 13-1. (927). Élytres allongées, non en forme de coquille. 462. Ptïèle. 027. 13-2. (926). Élytresen ovale court, en forme de coquille. 463. Lépyronie *. 928. 11-2. (923). Front non sillonné transversalement ; tête prolongée carrément au delà des yeux ; corps hé- misphérique 464. Orthorhafhie. II« RACii. SERRIPÈDES. 929. 6-2. (902). Jambes postérieures ayant unc double ran- gée d'épines en dessous. 914. 12-1. 915. 13-1. 016. 13-2. 917. 12-2. 018. 13 1. 919. 13-2. 920. 14-1. LXIV HOMOPTERES. AUCHÉNORHYNQUES. ANTÉRICORNES. Groupe 1. TETTIGONISSS. Genres. 930. 7-1. (949). Corps allongé, linéaire; ocelles placés sur le vertex (1 '. 931. 8-1. (948). Des ocelles apparents. 932. 9-1. (947). Ocelles placés entre les yeux , assez loin du bord antérieur de la tête; élytres constamment plus longues que l'abdomen. 933. 10-1. (946). Ocelles plus distants entre eux que des yeux. 934. 11-1. (945). Tète non prolongée en un filet grêle, re- courbé en dessus. 935. 12-1. (936 . Tête en forme de croissant, arrondie et non prolongée en cône au delà des yeux. . . . 465. Tettigo.ne. 936. 12-2. (935. Tête prolongée en cône au delà des yeux. 937. 13-1. (938). Protiiorax relevé en crête sur son dis- qie 466. Germarie. 938. 13-2. (937). Prothorax non relevé en crête sur son dis- que. 939. 14-1 (944). Jambes antérieures non dilatées en pa- lette. 940. 15-1. (943). Ocelles non très-rapprochés des yeux, pas trois ou quatre fois plus éloignés entre eux que de ceux-ci. 941. 16-1. (942). Vertex sans sillon longitudinal au milieu. . 467. Proconie, 942. 16-2. (941). Vertex avec un sillon longitudinal au mi- lieu 468. Allacize*. 943. 15-2. (940). Ocelles très-rapprochés des yeux , trois ou quatre fois plus éloignés entre eux que de ceux-ci. 469. Diestostemme* 944. 14-2. (939). Jambes antérieures dilatées en palette. . 470. Cicqce. 945. 11-2. (934). Tête prolongée en un filet grêle , recourbé en dessus 471. Rhaphirhine. 946. 10-2. (933). Ocelles plus rapprochés entre eux que des yeux; tête prolongée en pointe aiguë , aplatie en dessus et en dessous 472. Acopsis *. 947. 9-2. (932). Ocelles placés en avant des yeux, très-près du bord antérieur de la tête; élytres plus cour- tes que l'abdomen, dans les femelles 473. Évacanthe. 948. 8-2. (931). Point d'ocelles apparents 474. Aglène*. 949. 7-2. (930). Corps large, ovalaire. Groupe 2. SCARIDES. 950. 8-1. (961). Ocelles placés sur le vertex. 951. 9-1. (952). Prothorax offrant deux cornes aplaties en forme d'oreilles sur son disque 475. Lêdre. (l) Excepté le genre Aglène (948), où ils ne sont pas apparents. PL.\N1D0RSES. SEBRIPEDES. .lASSIDES. L\V > Genres. 952, 9-2. (991). Prothorax sans cornes élevées sur son disque. 953. 10-1. (954). ProUiorax incliné presque verticalement, formant triangle avec la tète, les angles postérieurs saillant horizontalement MQ- Épicline"'. 95Zj. 10-?. (953). Protliorax non incliné presque verticale- ment et ne formant pas un triangle avec la tète. 955. 11-1. (960). Élytres non en recouvrement l'une sur l'autre à l'extrémité. 956. 12-1. (959). Tête inclinée en dessous, ne formant qu'un rebord étroit et arrondi au delà des yeux. 957. 13-1. (958). Front sillonné transversalement; prothorax à rides transverses 477. Scabis. 958. 13-2. (957). Front et prothorax sans sillons ni rides transverses Û78. Zinnèque *. 959. 12-2. (956). Tête horizontale, aplatie en dessus , à bord plus ou moins tranchant Zi79. Gypone. 960. 11-2. (955). Élytres en recouvrement l'une sur l'autre à l'extrémité Û80. Penthimie. Groupe 3. JASSIDES. 961. 8-2. (950). Ocelles placés dans une fossette au bord antérieur de la tête ou non apparents. 962. 9-1. (967). Bord antérieur de la tête aplati, tranchant. 963. 10-1. (96Û). Front caréné longitudinalement, en des- sous; bords de la tête membraneux, les ocelles in- sérés dans la tranche du bord antérieur. . • . ZiSl. Eufélix. 96/i. 10-2. f963). Front non caréné longitudinalement, en dessous. 965. 11-1. (966). Tête triangulaire ^82. Acocéphale. 966. 11-2. (965) Tête de forme demi-circulaire liSS. Sélénocéphale. 967. 9-2. (962). Bord antérieur de la tête arrondi, non tran- chant. 968. 10-1. (969). Vertex très-étroit, moins large que le dia- mètre de rœii /i8/i. Giîlidie. 969. 10-2. (968). Vertex plus large que le plus grand dia- mètre de l'œil. 970. 11-1. (973). Tète arquée en avant , très-large , ne for- mant qu'un rebord étroit au delà du prolhorax. 971. 12-1. (972). Élytres en recouvrement l'une sur l'autre à l'extrémité /i85. BymoscorE. 972. 12-2. (971). Élytres à suture droite, non en recouvre- ment l'une sur l'autre à l'extrémité /i86. Macropsis. 973. 11-2. (970) Tête triangulaire ou subtriangulaire en I avant, notablement moins large , dans ce dernier cas, que dans la division opposée (970). LXVI HOMOPTERES. STERNORHYNQUES. PHYTOPHTHIRES. Genres. 974. 12-1. (975). Tète en triangle prononcé , ne formant qu'un rebord très-étroit et anguleux au delà du prolhorax ^87. Pédiopsis. 975. 12-2. (97/i). Tèle ne formant pas un rebord très-étroit au delà du prothorax. 976. 13-1. (977). Tète subtriangulaire ; vertex étroit. . 488. Jasse. 977. 13-2. (976). Tète en triangle prononcé; vertex grand. l^S9. Amblycéphale. ir SECTION. STÏ3RNORHYNQUES. 978. 2-2. (711). Bec paraissant naître du sternum, entre les pattes antérieures et les intermédiaires ou même en deçà. F« FAMILLE. PHYTOPHTHIRES. 979. 3-1. (988). Un bec dans les deux sexes, avec quatre ailes , quand elles existent. ire TRIBU. HYMÉNÉLYTRES. 980. li-1. (987). Élytres et ailes transparentes. 1^- RACE. SALTIPÈDES. Groupe unique. PSTXiIiIDES. 981. 5-1. (98Zt). Insectes sauteurs. 982. 6 1. (983 j. Antennes de la longueur du corps ; tète in- clinée , aplatie en dessous Zi90. Psylle. 983. 6-2. (982). Antennes pas plus longues que le protho- rax ; tète carrée , aplatie et creusée en dessus. . 491. Livie. II« KACE. GRADIPÈDES. 98/i. 5-2. (981). Insectes marcheurs. Groupe 1. AFHIDES. 985. 6-1. (986). Deux cornicules ou tubercules à l'extrémité de l'abdomen Ii02. Pccerox. Groupe 2. SSITZOX VlflDES . 980. 6-2. (985). Point de cornicules ou tui)ercules à l'extré- niité de l'abdomen 493. Myzoxyle. ir TRIBU. SGYTINÉLYTRES. Groupe unique. AIiEURODIDES. 987. 4-2. (980). Élytres et ailes opaques /»94. Aleubode. PHYTATHELGES. GALLLNStCTEa. COCCIDES. LXVIÎ IP FAMILLE. PHYTATHELGES. Genres. 988. 3-2. (979). Bec nul, avec deux ailes seulement, dans les mâles ; femelles aptères. 1'^ TRIBU. LANINSECTES. Groupe unique. ORTHÉZIDES. 989. 4 1. (992). Femelles continuant de courir après la ponte. 990. 5-1. (991). Antennes de dix articles dans les femelles, de onze dans les mâles ? Û95. Callipappe. 991. 5-2. (990). Antennes de huit articles dans les femelles, de neuf dans les mâles 496. Orthézie. ir TRIBU. GALLINSECTES. Groupe unique. COCCIDES. 992. 4-2. (989'. Femelles se fixant et restant immobiles après la ponte. 993. 5-1. (994). Femelles ne perdant pas complètement la figure d'insectes, les anneaux du corps restant toujours distincts 497. Cochenille. 994. 5-2. (993). Femelles en forme de galle, les anneaux du corps cessant d'être distincts 498. Kermès. FIN DU TABLEAU METHODIQUE. TABLE ALPHABETIQUE DES AUTEURS CITÉS DANS CET OUVR\r,F(l). A. CosT. Voyez Costa. ï Ahrens. Fauna europœa. Amyot. Revue entomologique publiée par Gustave Silberniann, Tniiio IV, (18,35). page GO. Aristote. Histoire des animaux, livre V, chapitre XXXI. Blanch. — Blanchard. Histoire naturelle des insectes, par Jl. Emile Blanchard. Paris. 1810. Tome III. page n" Hémiptères. planche figure Blot. Société d'agriculture et de commerce de Caen. 1830. BoiSD. — BoisDuvAL. Voyagc de l'Astrolabe, exécuté par ordre du roi, pendant les années 182G-1827-1828-1829 , sous le commande- ment de Dumont-d'Urville. Entomologie , par M. le docteur Boisduval. Deuxième partie. Page.... n".... plancho.... fis.... Paris. 1835. Bonnet, OEuvres d'histoire naturelle et de philosophie. Tome I. page..,.. Bosc. (d'Antic). Journal de Physique. Paris Février 178/1. page t Bouché (P.-Fr.). ÏVaUirgeschichte der insecten. 1. Bd. Berlin. 1833. 8. s. 8-23. Schadl. Garien-Ins. Insectes nuisibles des jardins. Ouvrages cités par M. Burmeistcr. Ent. II 66 et /il2. BoYER nE FoNSCOLOMBE (E.-L.-S.-H.). Description des kermès qu'on trouve aux environs d'Aix. Annales de la Sociét<' entomologique de France. Tome III. Paris. 183/i. page Branrt. Ratzburg. Mediz. Zool. Bd. 2. 355. t Mém. de l'acad. de Saint-Pétersb,- Se. phys. vol. 3. p. 2. pag. 60. pi. 2. Brull. — Brullé (A.). Histoire naturelle des insectes. Tome IX. Paris. 1836. page Burm — Bormeister. Handbuch der Entomologie. Tome II. Berlin. 1835. page..... n" Gênera insectorum iconibus iUiistravit et descripsit Hermannus Burmeister- Vol. I. Rhynchota. Berlin. 1838. t Nov. act. phys. med. vol. XVI. Suppl. (l) Les auteurs ou les ouvrages marqués de ce signe .j-sont ceux dont nous rapportons la citation sur la foi des aulres, sans avoir pu la vrrifipr par nous-mêmes. HÉMIPTÈRES. e LXX TABLE ALPHABETIQUE CoQUEB, — Coquebert. Illust f-atio iconographica inseetorum quos in musœis parisinis observavit et in lucem edidit Joh. Christ. Fabricius , prœmissis ejttsdem descriptionibus : accedunt species plurimœ , vel minus aut nondùm cognitœ. Auctore Antonio Joaune Coquebert. Decas pag... tab... Decas 1. Paris. 1799. Dec. 2. id. 1801. Dec. 3. id. 1804. CosT. — Costa (Achille). Annales de la Société entomologique de France. TomeX. page planche fig Paris. 1841. Diuna novetla specie di Heneslaris (tra gli emitteriett- rotteri) Letlera di Achille Costa al prestantissimo signor marchese 3Iussimiliano Spinola. Estratto délia corres- pondenza zoologica , n" 9. Cdrt. — CuRTis. British entomology, being illustrations and descrip- tions of the gênera ofinsects found in Great Britain and Ireland, conlaining coloured figures from nature of the most rare and beautiful species and in many instances of the plants upon which they are found. By John Curtis. Vol. VII. Homoptera^ Hemiptera, Aphaniptera. London. 1823-1840. t Dalman. Ephemerides entomologicfe , page (Lefebvr. Mag. zool. Guér. 1834.) De Géer. Mémoires pour servir à l'histoire des insectes. Tome III. page... planche fig Stockolm 1778. t Act. Uolm. Transactions de l'académie de Stockolm. 1744. Do.^ov. — DoKcvAM. An epitome of the natural history of the insects of Indian seas. London. 1800 An epitome of the natural history of the insects of JVew Holland, New Zealand, IVew G^iinea, Otaheite, and other islands in the Indian , Southern , and Paci- fic océans .• London. 1805. DoïÈRE. Annales des sciences naturelles. 2' série. Zoologie. Tome VII. page 193, planche 8. Dri'R. — Drury. Illustrations of natural history . London. Vol. I. 1770. Vol. II. 1773. Vol. III, 1782. Planche.... figure .... DcM. — Dcméril (Constant . Zoologie analytique ou méthode naturelle de classification des animaux , rendue plus facile à l'aide de tableaux synoptiques. Paris. 1806. DuTROCHET. Annales des sciences naturelles. Tome XXX. page (oc- tobre 1833). Encycl. mélh. — Encyclopédie méthodique. Planche figure EscHSCH. — EscHSCHOLTz. Entomogrophien... (Description des insectes recueillis pendant le voyage autour du monde du capiUiac DES AUTEURS CITÉS. LXXI Otto de Kotzebue [ allemand ) Extrait des actes de la Société d'hist. natiir. de Dorpat. Vol. I. p. 57. in 8. Berlin. 1823. EnDBS Deslongchamps. Rapport à la Société d'agriculture de Caen. Janvier. 1830. EvEHSM. — EvERSMANN. Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, année 18ûl. n" II. page 359. Fabr. — FABRicins. (Joh.-Christ.). Entomologia systematica. Tome IV. Hafiiiae. 1794. Supplementum Entomologiœ systematicœ . Hafniœ 1798. Systema Rhyngotoriim. Brunsvigae. 1803. page n" Fali,. — Fallèn. Monographia CimicumSueciœ. Hafniae. 1818. 3Ionographia Cicadarum in ^ctis acad. scient. Holmia. 1805-1806. Facn.Fr. — Facpie française, ou Histoire naturelle, générale et particu- lière des animaux qui se trouvent en France constamment ou passagèrement à la surface du sol, dans les eaux qui le bai- gnent , et dans le littoral des mers qui le bornent ; par MM. Au- dinet Serville , Le Peletier de Saint-Fargeau , etc. Paris. Hé- miptères. Gboftk. — Geoffroy. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris. Paris. 1764. Tome I et II. page n" GïKV. — Germar. Magazin der entomologie. Tome IV. Halle. 1821. t lier in Daim. Voyage en Dalmatie (allemand ). Leipzig. 1817. t Fn. 8. 21. t Faun. Fur. II. 243. Revue entomologique publiée par Gustave Silbermann. Tome L Strasbourg. 1835; tome II. 1834; tome III, 1835. page n" planche figure Gray. Gri/pthy the Animal Kingdom. vol. XV. planche figure Zoological micellany (1331). page 34. Gdér. — GcÉRiN - MÉNEViLLE. Voyage autour du monde de Duperrey. Zoologie. Tome II. part II. l" div. Paris, page Voyage de M. Bélanger aux Indes orientales. Zoologie- page Iconographie du règne animal. Revue Zoologiquc , par la Société cuviérienne , commencée en 1838. Magasin de zoologie , journal destiné à établir une corres- pondance entre les zoologistes de tous les pays , etc. 183?- 1840. t Dictionnaire pittoresque d'histoire naturelle. I83û. Habi» (D'.-Carl.-Wllh.). Die fVamenartigen insecten. Nûrnberg. seit LXXII TABLE ALPHABETIQUE 1S31. in-8". Seit dem dritten hefte desdritten bandes fort- fjeletzt von Herricli Schâffer. l^liO. Hal. — Halidav. The Entomological Magazine. VoL III. page,.. n°... HARmy. — Hardwick. Transactions of the Linnean Society. Touie XIV. Hawshann. Mayazin fUr insektenkunde von Illiger. Tomel. Braunsch- weig. 1801. puge 229. Hop. — HoPE. A catalogue of Hemiptera. With short latin descrip- tions of the new species. Londou. 1837. H. ScHAFF. — Herrich Schaffer. Voyez Hahn. III. — Iluger. Wiedem. Zool. arch. 2. 145. 38. tab. 2. (cité d'après Fabricius. S. R. 33. 1.) Jlagazin fur insektenkunde von Karl Illiger. Tome I. Braunsclivveig. 1801. t Kekr (J.). ]\aturgesch. d. insects , v. welch. dus Gummilack komm. aus dem philos, trans. Vol. 70. (1781J. page 374, in der Sanimlung. zur phys. u. JVaturgesch. 3, Bd. S. 496. Leipz. 1787. (cité d'après M. Burin. Ent. II. 66.) KiRB. — KiRBY et Spence. Introduction to entomology. KiBB. — KiRBY. Transactions of the Linnean Society. Tome XII. page.... et XIII. page.... Kl. — Klijg et Ehrenb. Symbolw physicœ, seu icônes etdescriptiones insectorum quœ ex itinere per Africam borealem et Asiam occidentalem F.-G. HemprichetC.-G. Ehrenberg... percensuit Fr. Klug. , edidit C. - G. Elireub. Decas V. 1834 ? Lap. — De Laporte de Castelnad. Essai d'une classification systématique sur les Hémiptères , dans le Magazin de zoologie de M. Gué- rin-Méneville. Paris. 1833. Annales de la Société entomologique de France. Tome I. page Id. Tome II Laie. — Latkeille. Précis des caractères génériques des insectes dispo- sés dans un ordre naturel. Brlve. 1797. i Histoire naturelle des fourmis. Paris. 1802. Histoire naturelle des crustacés et des insectes. 14 vol. in-8". Paris. 1802-1305. Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle appliqué aux arts, principalement à l'agriculture et à l'économie rurale et do- mestique. (Déterville. 1803.) T Recueil des observations de zoologie et d'anatomie com- parée; Voyage de MM. Alexandre de Humboldt et Aimé Bonpland; deuxième partie. Cvnera crustaceorum et insectorum secundum'ordi- DES AUTEURS CITES. LXXIH nem naluralem in familias disposila^ iconibus exemplis- que plurimis explicata. Tomus III. Paris. 1807. Id. to- mus ly. Addenda. Considérations générales sur l'ordre naturel des animaux, composant les classes des crustacés , des arachnides et des insectes, avec un tableau méthodique de leurs genres, dis- posés en familles. Paris. 1810. Le Règne animal distribué d'après son organisation , par Cuvier. Tome III , contenant les crustacés , les arachnides et les insectes. Paris. 1817. Familles naturelles du Règne animal , exposées succincte- ment et dans un ordre analytique, avec l'indication de leurs genres. Paris. 1825. Règn. anini. 1829. II. Les crustacés , les arachnides et les insectes , distribués en familles naturelles , ouvrage formant les tomes 4 et 5 de celui de M. le baron Cuvier sur le règne animal (deuxième) édition). Tome IL Paris. 1829. L. DuF. — Léon Dcfour. Recherches anatomiques et philosophiques sur les Hémiptères, accompagnées de considérations rela- tives à l'histoire naturelle et à la classifiaiion des insectes. Paris. 1833. Annales de la Société entomologique de France. Tome page planche figure Compte rendu de l'Académie des sciences. Paris. 1843. Leach. The Zoological miscellany. Vol. I. 1814. Griffilh, the Animal Kingdom. Tome XV. page planche Transactions of the Linnean Society. Tome XII. page,.. Id. XIII. LerEBva. — Alexandre Lefebvre. Magasin de Zoologie de M. Guérin- Méneville. Paris. 1830 et 1835. Le p. et Serv. — Le Peletierde Saint-Fabgead et Serville. Encyclopédie méthodique. Entomologie. Tome X. Paris. 1825. Lew. — Lewis. Transactions of the entomological Society ofLondon Vol. L page Linn. — Linné. Amœnitates academicœ seu disserlaliones varia physicce, medicœ, botanicœ. Vol. VI. Erlangae. 1749. Fauna Suecica. Lugduui Batavorum. 1746. 2* édit. 1771. Musœum Ulricœ reginœ Suecorum , etc., in quo animu- lia rariora^ exotica, insecta et conchylia describuntur. Holmias. 1764. in-8. Systema nuturœ, 12' édit 1766. Alantissa plantarum. Holniia'. 1707. LXXIV TABLE ALPHABETIQUE Macquart. Recueil des travaux de la Société des sciences, de l'agricul- ture et des arts de Lille. 1819. MÉRiAfi (Marie Sybille). Dissertation sur la génération et les transfor- mations des insectes de Surinam. La Haye. 1726. Id. Paris. 1771. MiLNE Edwards. Annales de la Société entomologique de France, 2* série, tome I. 1843. MoRREN. 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Nous n'avons pas cru devoir adopter ce dernier nom en remplacement de celui d'Hémiptères, 1'' parce que celui-ci est non-seulement le plus ancien, mais aussi le plus géné- HÉMIPTÈRES. 1 2 HÉMIPTÈRES. ralement en usage, et 2° parce qu'il exprime parfaitement l'un des caractères les plus saillants de la plupart des in- sectes de cet ordre, qui est d'avoir les élylres divisées en deux parties , l'une basilaire , plus coriace , et l'autre , ex- trême, membraneuse, d'où le nom de Hemiptera^ du grec jîuiou:, demi , et tttcûûv, aile. C'est en vain qu'on objecterait que ce caractère manque dans un assez grand nombre d'es- pèces; il suiïit, pour qu'un nom nous paraisse devoir être adopté, qu'il soit tiré d'un caractère ordinairement exis- tant; autrement il faudrait changer celui de tous les ordres , car il n'en est aucun où le caractère sur lequel son nom est fondé ne disparaisse quelquefois ; dans ses Rbyn- chotes même , M. Burmeister avoue qu'il n'a pu voir le bec du mâle de la Cochenille. Ce qui distingue particulièrement les Hémiptères des autres ordres d'insectes, est la forme de leur bouche, qui consiste en un bec plus ou moins long, composé de six par- ties , savoir : le bec proprement dit ou la lèvre inférieure , qui est la partie le plus apparente, puis la lèvre supé- rieure ou le labre , et enfin les quatre soies internes qui représentent les mandibules et les mâchoires des insectes broyeurs. Le bec proprement dit, ou lèvre inférieure, ressemble a un demi-tube profondément creusé , et composé de quatre articles au plus, qui reposent l'un dans l'autre à leur ex- trémité postérieure (Ij. Il est ordinairement partagé en deux moitiés égales, au côté inférieur, par un sillon lon- gitudinal. On a émis la pensée qu'il représentait les palpes (l) M. Spinola, Hémipt. 2o , propose, à cause de cette articulation du bec, qui est exclusivement propre aux Hémiptères, de les appeler Arthritignathes , mieux Arlhrognathes , du grec à'fS/Jov , article , et yvd^iif mâchoire. HÉMIPTÈRES. 3 labiaux, dont, au reste, M. Savigny (1) dit avoir aperçu des vestiges sur cette lèvre inférieure , dans quelques espè- ces. Le premier article, ordinairement plus court et plus large que les autres , serait , suivant M. Burmeister, la vraie lèvre inférieure, et les palpes, ordinairement de deux ou trois articles dans les autres ordres d'insectes, composeraient le reste du bec; mais on ne voit rien qui puisse représenter les palpes maxillaires. La lèvre supérieure , ou le labre , naît du bord antérieur de la tête, et couvre le bec en dessus, au moins à sa base ; elle est , dans la plupart des cas , petite , courte et de forme triangulaire, mais elle s'étend quelquefois, comme un fil grêle, strié transversalement, jusqu'à l'extrémité du bec. Les quatre soies représentant les mandibules et les mâ- choires, sont cachées dans le tube formé par la lèvre infé- rieure ; elles sont tellement pressées l'une contre l'autre qu'elles paraissent quelquefois n'en former qu'une seule. Cela surtout a lieu pour les deux soies inférieures, les deux supérieures se séparant plus facilement. C'est pourquoi Fa- bricius , imité en cela par Olivier dans l'Encyclopédie (2), ne compte que trois soies dans la bouche des Hémiptères. M. Burmeister (3) dit qu'elles naissent , avec une base plus large que leur extrémité, très-avant dans la tête , où elles sont fixées par des filets musculeux (4). Suivant Tre- viranus (5) , ces soies sont creuses, ouvertes à la pointe , et forment un tube fin qui va s'ouvrir dans le premier esto- (i) Mémoire sur les animaux sans vertèbres, vol. I. (2) f^o Hémiptères, (3) Handb. der Eut. II. ^Q. (\) Id, tab. l.Jig- 2, (5) Tom. l, 38i. tab.H.Jig. 7, y^ y. 4 ' HÉMIPTÈRES. mac; elles ont paru à M. Burraeister simples, comprimées, avec un bord tranchant , mais pointues et (rès-fincs vers le bout, et entourant l'ouverture du gosier par une base large et aplatie , séparées entre elles à cette base , mais se pressant l'une contre l'autre au sortir de la tête. M. Savi- gny (1) a signalé ces quatre soies comme représentant les organes maxillaires. Le thorax consiste en trois anneaux plus ou moins dis- tincts ; le premier, ou prolhorax , qui répond à ce qu'on nommait autrefois corselet; le second, ou mésolhorax , qui donne naissance à ce qu'on appelle l'écusson , partie extra- ordinairement développée dans certains genres {Sculellera, Thyreocoris^ Macroccphalus) , et le dernier, ou métathorax. Nous employons toutefois le nom de prothorax dans nos descriptions pour ne désigner que le dos de celte partie du thorax, afin d'abréger l'expression , au lieu de dos ou des- sus du prothorax. Nous employons les mots de sternum , présternum , mésosternum et métasternum pour désigner seulement les parties du thorax ou de la poitrine considé- rées en dessous Le sternum offre deux stigmates de chaque côté, la première paire entre le présternum et le méso- sternum , cachée p:ir le bord des hanches antérieures, la seconde entre le mésosternum et le métasternum. Les ailes sont ordinairement au nombre de quatre , les supérieures, que nous nommons élytres, et les inférieures, simplement ailes. Nous n'avons pas cru convenable d'a- dopter le nom d'hémélytres donné par quelques auteurs aux ailes supérieures, parce que le nom d'élytres est plus court en même temps qu'il suffit pour différencier, dans la des- cription, l'objet qu'on veut distinguer; quant à la pré- cision du sens , nous dirons que le nom d'hémélytres , qui signifie ailes demi-eoriaces et demi-membraneuses , n'est guère plus exact que celui d'élytres, puisqu'il y a, dans les (i) Loc. cit. HEMIPTERES. 5 Hémiptères , un grand nombre d'espèces dont les ailes su- périeures sont entièrement membraneuses : d'ailleurs, ce nom d'hémélytrcs ne peut plus convenir pour la partie des Hémiptères qu'on nomme Homoplèrcs , où les ailes supé- rieures sont, en général, de nature homogène, et qui , pour nous , rentre néanmoins dans le même ordre. L'abdomen est ordinairement composé de six anneaux ou segments, quelquefois de huit ou neuf. Ces anneaux sont d'une nature coriace, formés d'une seule pièce, dit M. Burmeister, et non de deux parties. On remarque, dit cet auteur , dans la plupart des Hémiptères , un sillon le long du bord de l'abdomen de chaque côté, et qui semble diviser chaque anneau en deux segments, l'un dorsal el l'autre ventral , mais il ne constitue pas une véritable sé- paration. Cependant nous emploierons quelquefois l'expres- sion de segment ventral pour désigner l'anneau abdominal considéré en dessous. Le dernier segment de l'abdomen est enchâssé dans le précédent ; il contient , outre l'ouverture anale, les organes sexuels. Ces organes, considérés esté- rieurement, consistent ordinairement, dans le mâle, eu une plaque souvent bombée, non fendue longitudinalement, que nous nommons plaque anale, et, dans la femelle, en deux , quelquefois quatre ou sept plaques que nous nom- mons pièces vulvaircs. Les stigmates abdominaux sont au nombre de quatre à sept paires, suivant le nombre des segments, toujours placés au côté ventral, en forme de petits trous arrondis, pratiqués dans la substance coriace de chaque anneau , et très-près du bord de chaque côté. Hs n'existent cependant pas, ou du moins sont très-modifiés dans le genre Nèpe , qui pré- sente un mode de respiration particulier. Les tarses n'ont jamais plus de trois articles. Nous par- lerons des pattes, ainsi que de la tête, des yeux, des ocoii< s 6 HÉMIPTÈRES. et dos anlcnncs , aux diverses divisions où nous aurons à signaler leurs particularilcs. M. LconDufour, dans ses Recherches anatomiques sur les Hémiptères, dit que rorganisation intérieure de ces insectes est plus simple que celle des Coléoptères et autres insectes broyeurs. Nous renvoyons "à cet ouvrage pour les détails intéressants qu'il donne à ce sujet. La larve des Hémiptères a , dès sa naissance , au sortir de l'œuf, la forme qu'elle doit garder le reste de sa vie, sauf les élytres et les ailes qui lui manquent. Elle mue trois fois avant d'arriver à l'état parfait^ et l'Hémiptère a ainsi quatre périodes de son existence. On l'appelle Nymphe (Pupa) dans le troisième état, où l'insecte parait avec de courts four- reaux ou moignons dans lesquels les élytres et les ailes sont repliées et renfermées, pour se développer au dernier changement de peau. La larve croît et grandit jusqu'à ce qu'elle ait atteint l'état de nymphe ; cependant elle mange dans ce dernier état comme auparavant, ainsi qu'à l'état parfait. M. Burmcister dit que les rudiments d'ailes parais- sent dès le deuxième état, c'est-à-dire après la première mue. Les articles des antennes augmentent de nombre à chaque changement de peau, elle bec, ainsi que les tarses, prennent aussi une forme plus déterminée à mesure qu'ar- rivent ces changements. Quelques genres toutefois, tels que la Cochenille {Aleurodes, Chermes , Coccus) , présen- tent,dans un certain état d'immobilité de la nymphe, des anomalies qui seront indiquées aux divers genres qu'elles concernent. L'existence du bec indique que ces insectes sont suceurs ; ils vivent du suc des plantes , ou même, en moins grand nombre, du sang des animaux. M. Spinola(l) fait observer, (i) Hémipl. 23. HEMIPTERES, 7 avec raison, que le procédé dont ils se servent ne peut être une véritable succion , puisqu'ils ne respirent point par la bouche et ne peuvent faire le vide; les soies aiguës, après avoir fait la piqûre qui tire le sang ou le suc , doivent le faire monter dans le gosier, à l'aide d'un mouvement que les muscles qui les font agir produisent entre elles. Les Hémiplcres se divisent en deux coupes très-dis- tinctes, la première comprenant ceux dont le bec naît du front ou partie supérieure de la tête , et la seconde, ceux donl le bec naît du menton ou de la partie la plus inférieure de la (ôte. Latreille a nommé les premiers Hétéroptères [He- teroptcra), du grec sTEpoç, différent, et TTzpôv, nile, parce que leurs élytres sont généralement demi-coriaces et demi-mem- braneoses, d'un tissu différent à leur base de celui de leur extrémité ; il a aosnmé les autres Homoptèrcs {Homoptera), dugrecôjxoç, semblable, et Trtspov, aile, parce qu'en général ils no présentent pas celte diflérence dans le lissu des élytres. Quelques auteurs, tels que Leach, Mac-Leay, et récemment Bï. Weslwood (1) ont formé, de ces deux coupes, deux ordres différents j mais de quelque nom qu'on veuille les ap- peler, ordre ou section, les Hétéroptères etlesHomoptères n'en font pas moins partie d'un tout très-disîinct dans la science entomologique, ce tout comprenant les insectes qui ont un bec articulé, et qu'il paraît très-convenable d'appeler d'un nom commun , Hémiptères, Rhynchotes ou Arlhrog- nathes, comme on voudra les désigner. M. Eurmeister (2) , non-seulement n'a pas admis celte séparation des Hémiptères en deux ordres indépendants l'un de l'autre , mais il a même rejeté les noms d'Hétéroptères (1) Modem clnssijication of Insect, II. 4ï4' 4^0. (2) Handh. der JEntont, II. 55. 8 HÉMIPTÈRES. et Homoptcres, se contentant de diviser ses Rhyncliotes en six tribus, Geocores, Hydrocores^ Cicadina^ Phytophdres^ Coccina et Pediculina, toutes divisions qui, dans sa pensée, paraissent être mises au même rang^ de différence entre elles ; mais il n'en sera pas moins vrai ici , comme nous l'avons dit plus haut pour les Hémiptères en général , que les Geocores et Hydrocores ont cela de commun entre eux, que leur bec prend naissance à la partie supérieure de la tcle, communauté de caractère qu'il paraît très-convenable aussi d'indiquer par un mot, Héléroptères, ou tel autre qu'on voudra adopter , et de même pour les llomoptères. Disons toutefois que ce nouveau mode de division métho- dique de l'ordre des Hémiptères tenait à la manière dont cet auteur avait envisagé son sujet, système fondé sur des vues élevées et logiques, dignes de fixer l'attention. lia commencé d'abord par séparer sa tribu des Coccina de toutes les autres, en s'appuyant sur un caractère qui paraît de la plus haute gravité, l'état d'immobilité que présente la nymphe dans les genres qui composent cette tribu, et que nous avons déjà signalés plus haut {Aleurodes^ Dorthesia, Coccus)^ état presque analogue à celui de la chrysalide dans l'ordre des Lépidoptères , tandis que la nymphe est ordinairement mobile dans les autres tribus. M. Burmeister ajoute, comme caractère propre à l'état parfait, que lesélytresetles ailes, dans sa tribu des Coccina, ne présentent point de cellules , tandis qu'elles en présentent dans les autres , au moins le plus souvent. Si nous avions adopté ce mode de classification , nous aurions pu appeler Tamioptères (raue^ov, chambre, cellule, -mepàv, aile) l'ensem- ble de ces dernières tribus, et Atamioptères les insectes de 'a division opposée , ce qui eût classé les Hémiptères en trois parties : les Hétéroptères , les Homoptéres et les Ata- mioptères. Mais, d'abord, en nous reportant à ce qu'ont dit 1 HÉMIPTÈRES. 9 les auteurs et M. Burmeister lui-même (1) delà nymphe de CCS Âtamioptères, nous avons bien vu qu'elle restait cachée sous un abri cotonneux pour y passer à l'état parfait, mais que là, si on la troublait , si on enlevait la matière filamen- teuse, elle se mettait à marcher comme ferait la nymphe de tout autre Hémiptère. Nous avons reconnu ensuite , d'après les observations faites, notamment par M. Mac- quart, sur les larves de quelques espèces appartenant à la famille des Hyménclytrcs ( PsijUa laricis, etc. ) , que la nymphe y présentait le même état d'immobilité que celle de la Cochenille. Il en résultait que ia distinction signalée ne pouvait plus servir de règle pour une grande division des Hémiptères , au moins jusqu'à ce que des observations ul- térieures eussent mieux fixé l'état de la science à ce sujet. Le même auteur, M. Burmeister, est le seul qui ait jus- qu'ici songé à placer les Poux {Pediculina ) dans l'ordre des Hémiptères. La classiOcalionde Latreille, qui les range très- loin de là , dans l'ordre des Parasites , nous a paru préfé- rable , les Poux étant conslasïsmcat aptères, quand les Hé- miptères sont généralement ailés, et le bec des Poux n'étant point articulé ni muni de soies internes, commecelui de ces derniers. Quant aux Thrips, l'anomalie singulière de ces insectes qui présentent deux palpes, caractère sans exemple dans les Hémiptères, nous fait douter en effet qu'ils appartiennent à cet ordre où cependant Latreille les a placés, et, à l'exemple de M. Burmeister, nous ne les y avons pas compris, nous bornant à en parler à la fin de cet ouvrage dans une espèce d'appendice. Nous avions à choisir, pour l'ordre à suivre dans notre classification , entre la méthode qui commence par offrir à (i) Loc. cit. 10 HÉMIPTÈRES. l'observateur les êtres les plus à sa portée , c'est-à-dire les plus composés , comme a fait Linné dans son Systema na- turœ, ou celle qui s'occupe d'abord desêtres les plus simples. Cette dernière méthode est peut-être la plus rationnelle et la plus philosophique ; mais l'autre semble plus attrayante , et_, pour ainsi dire, plus poétique. Si nous avions à refondre en entier la classiOcation en histoire naturelle , peut-être adopterions-nous la première , mais nous n'avons à présen- ter ici qu'un simple anneau de l'immense chaîne animale, et nous croyons ne pouvoir mieux faire, dans cette circon- stance, que de suivre l'impulsion qui a été donnée au char de la science par la main paissante du fondateur des mé- thodes modernes, l'immortel Linné; il faut, ce nous sem- ble , attendre qu'une impulsion décisive ait été donnée en sens contraire dans le monde savant , avant que des au- teurs qui n'ont, comme nous, à traiter qu'une partie du grand sujet de l'animalité, puissent se permettre de re- brousser chemin dans la route ordinaire. Ce principe posé, la question de savoir s'il faut commen- cer par les Hétéroptères ou les Homoptéres se trouve réso- lue, les Hétéroptères ayant une organisation incontestable- ment plus composée que les Homoptéres. M. Léon Dufour, notamment, l'a reconnu sous le rapport de l'anatomie. HÉTÉROPTÈRES. Il PREMIÈRE PARTIE. HÉTÉROPTÈRES. HETEROPTERJhatr. Les Hétéroptcres , anciennement appelés Punaises {Ci- mices)^ ont été divisés par Latreille (1) en deux coupes qu'il a nommées familles, et contenant, l'une les Géoco- rises {Geocorisœ Latr.) , ou Punaises terrestres, et l'autre les Hydrocorises {Hydrocorisœ Latr.), ou Punaises d'eau. Suivant la méthode que nous avons adoptée, nous devons commencer par traiter des Géocorises, dont l'organisation est plus composée que celle des Hydrocorises ; d'ailleurs il a toujours été reconnu que ces dernières formaient un pas- sage naturel entre les Géocorises et les Homoptères, à cause de la petitesse des antennes. M. deLaportc de Castelnau (9) a proposé un autre mode de division des Hétéroptères en Hé- matheiges ou carnassiers, du grec aT^a, sang, et à^lX'/w, sucer, et Anthothelges, mieux Anthathelges, dugrecav^o?, fleur, et àSéXyM , sucer, rangeant dans les premiers nos Nudi- rostres avec les Hydrocorises, et tout le reste dans les An- thathelges; mais, d'abord, cette classification, déjà proposée par M. Duméril (3) avant M. de Castelnau, n'était pas exacte, en ce sens que beaucoup d'insectes de cet ordre paraissent vivre également de substances végétales et animales; et, d'ailleurs, elle rompait cette belle et naturelle séparation des Punaises de terre et des Punaises d'eau, due au tact si fin et si délicat du prince de l'entomologie, Latreille, dont tous les (l) Règne animal. 1829. II. 38^; Fam. natur. ^ig. 1(2) Essai d'une classification systématique sur les Hémiptères. j^(3) Zoologie anatomique. 12 HÉTÉROPTÈRES. auteurs ont suivi , depuis, les idées à cet égard, en recon- naissant qu'il n'y avait rien de mieux à faire. Les Hétéroptères ont seuls, dans l'ordre des Hémiptères, la faculté d'exhaler cette odeur puante dont on ne peut dire si c'est elle qui a donné son nom à la Punaise, ou si c'est à la Punaise qu'elle doit son nom. Cette odeur, que l'iusccte exhale à volonté, dit M. Léon Dafour (1), est préparée dans l'intérieur du corps par un organe particu- lier dont la position et la structure différent beaucoup de celles que présente l'organe analogue qui existe dans quel- ques Coléoptères. Les Géocorises sont le plus spécialement pourvues de cet organe odoriflque; mais ce n'est que lorsqu'on les irrite ou qu'elles se sentent menacées d'un danger, qu'elles lancent cette exhalaison subtile et pénétrante qui leur est propre. Si l'on s'approche assez, par exemple , dit cet observateur, de la Pentatome grise (Rliaphigaster punctlpennis Illig.)pour la flairer sans en être aperçu, on ne sent aucune mauvaise odeur. « Saisissez avec une pince la Penlatome en question, et plongez-la dans un verre rempli d'eau claire ; armez votre œil de la loupe , et vous verrez s'élever de son corps d'in- nombrables petites bulles qui , en venant crever à la sur- face, exhalent à l'instant cette effluve qui affecte si désa- gréablement l'odorat. Cette vapeur, essentiellement acre , exerce sur les yeux , quand elle les atteint, une action irri- tante très-prononcée. Lorsqu'on tient entre les doigts un de ces insectes vivants, de manière à ne point boucher les ori- fices odorifères et à diriger vers un point déterminé de la peau les fusées de cette vapeur, on voit qu'il en résulte une tache ou brunâtre ou rutilante que les lotions répétées n'enlèvent pas d'abord, et qui produit dans le tissu cutané une altération analogue à celle qui succède à l'application d'un acide minéral. » Les Géocorises n'exhalent pas toutes la même odeur, et il (i) Rech. Hémipt. 267. ilÉTRROPTÈRES. 1^ ost des espèces, en petit nombre à la vérité , chez lesquelles il est impossible d'en reconnaître aucune, malgré l'exis- tence reconnue en elles de l'organe propre à la produire. Cet organe consiste en une bourse assez grande ( fort ra- rement deux) , placée dans l'intérieur de l'abdomen, à la base, immédiatement au-dessous des viscères digestifs, et couchée sur la paroi ventrale de celte cavité. Elle a une forme arrondie ou ovalaire , une texture en apparence membraneuse, une couleur le plus souvent d'un jaune orangé. Cotte bourse est logée presque tout entière dans la cavité abdominale , mais son insertion a réellement lieu dans la région pectorale du métathorax, tout prés de l'u- nion de celui-ci avec l'abdomen. Les orifices extérieurs qui donnent issue à l'odeur sont placés sur la paroi pectorale externe du métathorax, jus- tement entre les insertions des seconde et troisième paires de pattes. On découvre de chaque côté de cette région un pore bien distinct des stigmates, pratiqué sur une éminence. M. Léon Dufour , à qui nous empruntons ces détails anatemiqucs, dit que l'Eurygastre maure n'exhale une odeur sensible que lorsqu'on l'irrite fortemenî ou qu'on le blesse , et que l'Eurydéme ornée ne donne absolument au- cune odeur appréciable , quoi qu'on fasse pour la causer et quoiqu'elle soit pourvue de l'organe odorifiquc. Cet auteur dit mémo qu'il a cru démêler en elle une odeur qui n'est point désagréable. Du reste Fallèn , dans sa Monographie des Cimices de la Suéde, fait observer que le Lygœus pas- tinacœ ( genre Phytocoris ) répand une odeur presque agréable, odorem ferè gratum. LeLygéc porte-bouteille (1), ajoute M. Léon Dufour, four- nit, lorsqu'on l'irrite, une odeur d'éther acétique qui n'est point désagréable. Le Pyrrhocore aptère n'en exhale point. (i) Nous ignorons quelle est l'espèce que l'auteur a voulu désigner sous ce nom. 14 HÉTÉROPTÈRES. Le Miris de Carcel répand une odeur où ion dcjnéîc celle des fleurs du Hyacinthus racemosus ; celle du Capse'lricolore rappelle l'odeur des feuilles du groseillier noir. La Phymale crassipède lui a paru inodore. L'odeur des Naucores a quel- que chose d'acre ; celle des Coriscs rappelle celle des Penta- tomes. Les Notonectes émettent une exhalaison vulvaire analogue à celle des grands Dytiques , mais plus faible ; cet auteur n'a trouvé en elles aucun vestige d'organe odori- fique, et croit que l'odeur fétide qu'il a remarquée vient d'un appareil des sécrétions excrémentielles qui a échappé à ses recherches. PREMIÈRE SECTION. GEOGORISES. GEOCORIS.^ Latr. Geocores Burm. Les Géocorises ont les antennes longues au moins de la moitié du corps en général , quelquefois beaucoup plus longues que lui. Un seul genre cependant (Pe/ogfonifs) ne les a que de la longueur de la Icte, mais découvertes et trés- visibles au dehors, ce qui le distingue suflisamraent des Hydrocorises où elles sont cachées. Linné avait compris toutes les Géocorises dans le même genre sous le nom de Cimex. C'est Latreille (1) qui a créé , pour les désigner , un nouveau nom , Geocorisœ , du grec 7^, terre, et -/ôptç , punaise. M. Burmeister a modifié ce nom en celui de Geocores^ de même que le nom Hydrocorisœ en celui de Bydrocores ,- mais nous ne voyons aucune raison à ce changement de terminaison, si ce n'est de rendre le mot plus court d'une syllabe, etde lui donner une terminaison masculine au lieu d'être féminine, ce qui nous paraît insuf- fisant pour l'emporter sur la convenance de respecter un nom plus ancien et régulièrement formé. (i) Règne animal, 1817. III. 387, 1 GÉOCORISÉS 15 M, Westwood (1) a proposé de changer îe nom de Gcocorises en celui d' Aurocorises , du grec aupa , air, et zoptr, punaise , en se fondant sur ce motif qu'une partie des Hétéropièrcs compris dans cette section , les Rameurs , se tenaient à la surface de l'eau et non sur la terre. Pour justiijcr ce changement de nom , il a été obligé d'arracher ses Galgidides de ia place où tous les auteurs les avaient maintenus avant lui, parmi les Ilydrocorises, pour les trans- porter dans les Aurocorises, en les réunissant aux Rameurs, parce que, dit-il , ces insectes ne vivent pas dans l'eau, comme les Hydrocoriscs, mais seulement près des eaux. Ce système tend à fonder la classiGcation sur les mœurs en- core si peu connues, quelquefoissi mélangées et si incertaines des insectes, plutôt que sur des caractères certains, visibles et organiques j nous ne saurions adopter ce principe. D'ail- leurs , ainsi que nous l'avons dit, il ne nous paraît pas né- cessaire, pour qu'un nom soit convenablement donné, que le caractère indiqué par ce nom soit commun sans excep- tion à tous les insectes auxquels il s'applique; il suffit, à nos yeux, que ce caractère appartienne au plus grand nombre. S'il en était autrement , nous aurions songé, par exemple, à nommer les Géocorises , Exeriicornes , antennes décou- vertes, et les Hydrocoriscs, Occullicornes, antennes ca- chées ; mais nous croyons beaucoup mieux de nous en te- nir à la dénomination imposée par La treille. Nous avons longtemps hésité sur le mode de division le plus couvenabla à adopter pour les Géocorises. JXous avions pensé d'abord qu'il fallait commencer par séparer les Ra- meurs de toutes les autres , ce qui était rentrer dans l'idée de M. Léon Dafour (2) qui veut qu'on en fasse une section égale à celle des Géocorises et des Hydrocoriscs , sous le nom d'Amphibîcorises; après ce premier degré de division, nous faisions passer en première ligne le caractèrequi sépare (l) Mod. dassi/, Jiisccl, II, 4^3. (3) Rech. Hémipt, 68. 16 HÉTÉROPTÊRES. notre famille desLongiscutes de toutes les autres, savoir, le mode particulier d'insertion des antennes sous un rebord de la tête , caractère qui ne se retrouve nulle autre part dans les Géocorises; nous ne faisions passer ainsi qu'en troisième ligne le caractère tiré du nombre de trois ou quatre articles apparents au bec, qui nous paraissait moins important que ceux par lesquels nous voulions le faire primer. Mais, à la fin, nous nous sommes demandé si cette importance était aussi réelle que nous nous l'élions d'abord imaginé, et si d'ailleurs, en supposant qu'elle existât jusqu'à un certain point, il n'était pas plus méthodique de prendre, en premier lieu, le caractère qui généralisait davantage la division, bec de quatre articles , boc de trois articles, et défaire ainsi deux coupes préalables, symétriques entre elles, pour ainsi dire , au lieu d'échelonner les subdivisions Tune au- dessous de l'autre, comme il fût résulté de l'autre manière d'agir. Après de longues réflexions , cette dernière considé- ration nous a paru déterminante, et nous avons cru devoir nous en tenir à l'ancienne division de Latreille , adoptée par M. Burmeister^ comme étant ce qu'il y avait de plus satisfaisant pour le classificateur. Les Géocorises, dont le bec est de quatre articles distincts, ont été désignés par Schilling (1) sous le nom de Tcssera- conàylcs {Tessaracondylœ, mieux Tesseracondylœ)^ et ceux dont le bec est seulement de trois articles apparents , sous celui de Tricondyles {Tricondylœ). Latreille (2) avait nom- mé les premiers Corisies {Corisiœ)^ et les seconds Cimicides {Cimicides). Le même auteur (3) avait donné, depuis , le nom de Longiîabres aux Tesseracondyles , sans appliquer de nom aux Tricondyles. Nous avons pensé un moment à faire passer en première ligne, pour le mode de division des Tesseracondyles, les ca- (1) Beitr. I. 35. (2) Gen. III. 109. (3) Fam. nat. /jig. GÉOCORISES. 17 ractèresqui distinguent notre famille des Bicellulcsdc toute les autres, savoir, l'existence de deux cellules à la base de la membrane desélytres, l'appendice qui se remarqueàla partie coriace, et la finesse sétiformc du dernier article des anten- nes. Nous avons délibéré assez longtemps sur ce sujet, en nous consultant avec le jeune et infortuné Carreno, arraché subitement à la science, dont il faisait l'une des plus hautes espéranceSj par une mort prématurée, à l'âge de vingt trois ans, au moment où sa réputation , déjà répandue dans sa patrie , quoiqu'il n'eût publié encore aucuns travaux , ve- nait de le faire nommer professeur de botanique à Barce- lone. Les avis de ce jeune homme si remarquable par la maturité , la pénétration de son esprit et la justesse de ses vues , nous ont été plus d'une fois utiles dans le cours de notre ouvrage ; il se livrait alors à une élude assez ap- profondiedes Hémiptères, et nous avions, de tempsen temps, le bonheur de nous entretenir avec lui. A la fin, cependant, nous avons unanimement reconnu que les caractères qui séparent les Longiscutes du reste des Tesseracondyles étaient encore plus tranchés que tous les autres , et nous avons donc divisé les Tcsseracondyles en : 1° les Longis- cutes , où les antennes sont insérées sous un rebord de la tète, et dont l'écusson , long , atteint au moins le milieu de l'abdomen ; et 2° lesBréviscutes {Breviscuti)^ où les antennes sont insérées à découvert, et dont l'écusson, court, n'atteint pas le milieu de l'abdomen. Nousavonsensuitc divisé lesBréviscutes comme Latreille et M. Burmeister l'ont fait avant nous, en séparant ceux qui n'offrent pas les caractères que nous avons signalés plus haut pour les Bicellules, et qu'on peut nommer Yarinerves ( Farinervi ) , de ceux qui ont ces caractères, et dont nous avons fait la famille des Bicellules. Quant aux Varinerves, nous avons cessé de suivre, pour leur mode de division , la route qui nous avait été tracée par ceux qui nous ont précédé. Latreille , et après lui M. Burmeister, s'étaient attachés au caractère pris de l'in- HÉMIPTÈRES. 2 18 HÉTÉROPTÈRES. sertion des antennes au-dessus ou au-dessous d'une ligne idéale tirée des yeux à l'origine du bec. Tous les entomo- logistes avaient déjà senti , avant nous, le peu d'importance et surtout le peu de précision d'un tel caractère. Nous avons cru qu'il y en avait un plus tranché dont on pouvait faire usage : c'est celui de la présence des ocelles dans ceux que nous appellerons Clarigènes {Clarigeni), et de leur absence dans ceux dont nous avons formé la famille des Cécigènes. 11 en est résulté qu'après avoir écarté les Cécigènes des Varinerves , nous avons pu ajouter le caractère pris de la nature de la membrane des éJytres, à celui du mode d'insertion des antennes, pour diviser les Clarigènes en deux familles , celle des Supéricornes et celle des Inféricornes. Nous avons fait une exception, dans notre classification, pour les genres Anthocore et Xylocore , qui appartiennent, par le bec, aux Tricondyles , et que nous avons rangés ce- pendant parmi les Tesseracondyles. Yoilà un des cas où il nous semble que la rigueur de la méthode doit céder à quelque chose de plus puissant qu'elle encore, le rapport naturel des choses. Nous avons essayé, à toute force, pen- dant quelque tomps , de faire entrer ces genres dans les Tricondyles ; ils rentraient naturellement dans les Nudi- rostres. Mais là, il fallait créer, pour eux, une place à part, à cause de la forme unique de la membrane des élytres, qui est sans cellules et sans nervures, du moins très-apparentes, et d'une organisation toute différente de celle des autres Nudiroslres, indépendamment d'une masse indéfinissable d'autres différences qui les reportent très-loin delà, et les rapprochent au contraire des Inféricornes, parmi lesquels M. Wcstwoodlcs a mis d'abord. Nous avons donc cru de- voir faire plier la loi de notre méthode devant celle plus impérieuse encore de la nature , et conserver exception- nellement ces deux genres à la place que leur avait pri- mitivement assignée M. Westwood. GÉOCORISES. LONGISCUTES. 19 PREMIÈRE FAMILLE. * LONGISCUTES. LONGISCUTI*. Scutati Burm. — Scutellérieus Brullé. — Scutelleridce Hope. — • Pentatomites Spin. Nous n'avons pu conserver le nom de Scutati , Ecusson- ncs, à cette famille, parce qu'il fallait un nom opposé à celui de Bréviscutes , employé par nous pour designer les insectes qui ne présentent pas les caractères des Lou' giscustes. L'opposé de Scutati aurait donné Inscutati , Inécussonnés , nom qu'il était impossible d'appliquer à des insectes qui ont un écusson , quoique plus court que celui des Longiscutes. En général , la forme du corps, dans celte famille, est elliptique , aplatie en dessous, et or- dinairement bombée en dessus. La tête , de forme triangu- laire ou arquée , s'enfonce jusqu'aux yeux dans le premier anneau du thorax ; sa surface supérieure et antérieure pré- sente deux sillons longitudinaux qui forment trois espaces distincts que nous appelons lobes, et dont l'intermédiaire , le plus étroit , ressemble ordinairement à une carène plus ou moins saillante. La lèvre supérieure , ou le labre , est fin, très-long et strié en travers. Les antennes sont généra- lement de cinq articles apparents, cependant quelquefois de quatre {Atelocera^ Dinidor, Platycoris), ou même de trois seulement (^M^ocorts, Phlœa). M. Burmeistera fait remar- quer que leur nombre véritable, dans tous les genres, pa- raît être de huit, dont ceux qui n'apparaissent pas consistent en petits articlcsrudimentaires placés entre les autres. Le dos du mésothorax est entièrement couvert par le prothorax , et celui du métathorax par l'écusson. Les élytres sont, en général, plus longues, mais plus étroites que les ailes, di- visées en deux parties , dont la basilaire est ordiiîairement coriace, et l'apicale membraneuse, la membrane offrant des nervures saillantes , le plus souvent longitudinales, quel- quefois formant des cellules plus ou moins nombreuses 20 HÉTÉROPTÈKES. M. Burmeister dit qu'on y distingue facilement, à la loupe, les trachées qui les parcourent. Les ailes sont purement membraneuses avec divers systèmes de nervures. Les ély très cl les ailes ne manquent jamais dans Tinsecte parfait. L'ab- domen est de six anneaux, non comprise la pièce terminale qui diffère dans les deux sexes, entière dans le mâle, ainsi que nous l'avons déjà dit , et fendue dans la femelle. Les jambes sont, en général, fines, ordinairement prismatiques, avec un profond sillon au côté externe. Les tarses sont gé- néralement de trois articles, dont le second est ordinaire- ment le plus petit, le premier assez grand, fort, muni d'une brosse soyeuse en dessous, les deux suivants offrant de chaque côté une série de soies fines, le dernier armé de deux crochets, les crochets comprimés à leur base, et légè- rement courbés, avec une petite pelote membraneuse et de forme quadrangulaire entre eux. Les insectes de cette famille sont remarquables , en gé- néral, par l'éclat do leurs couleurs, et par l'odeur désagréable qu'ils exhalent ; mais, suivant le rapport des voyageurs, dit M. Brullé (1), les grandes espèces qu'on trouve dans les régions brûlantes du globe ne sont pas odorantes en proportion de leur taille. On observe qu'au lieu de fuir quand on les approche, ces insectes s'agitent et se bornont à répandre leur odeur comme pour se défendre. Us vivent, en général , du suc des plantes, introduisant leur bec dans le parenchyme des feuilles 5 cependant ils paraissent se nourrir aussi, et même avec prédilection quelquefois, de chenilles et d'autres insectes dont ils sucent la substance. Dans l'accouplement, le mâle se met sur la femelle , ou se tient bout à bout ; dans ce dernier état , le mâle est tou- jours entraîné par la femelle, plus grosse et plus forte que lui. La femelle prèle à pondre se pose sur une feuille, et laisse lorabor ses œufs un à un, en les disposant d'une ma- nière symétrique sur plusieurs rangées transversales. Ces (i) Hémipt. .^f)o. GÉOCORISES. LONGISCUTES. 21 œufs, au nombre de vingt et plus, sont fixés par une de leurs extrémités, à l'aide du gluten qui les enveloppe; leur forme, variable selon les espèces, est, en général, ovalaire ou cylindrique, avec les deux bouts aplatis. Ils sont lisses, de couleur diverse, le plus ordinairement blancliàlres, tantôt velus, tantôt épineux ou ornés de dessins à réseaux. Leur extrémité libre est fermée par un petit opercule en forme de calotte, et presque toujours d'une sorle de bour- relet, soit continu, soit composé de petits tubercules. Quand la larve veut en sortir, elle n'a qu'à soulever cet opercule qui resie attaché, comme par une charnière, au corps de l'œuf. Les Longiscuîes ont formé d'abord un genre créé par Olivier, dans rEncyclopédie (1), sous le nom de Penta- tome, à cause des cinq articles qu'il avait remarqués, sans exception, aux antennes des espèces alors connues. La- mar< k, et après lui Latreille , l'ont divisé en deux genres, Scuiellère et Penlatome , qui répondent exactement aux deux tribus que nous en avons formées , les Orbiscutes et les Coniscutes , que nous distinguons par la grandeur de l'écusson qui atteint l'extrémité de l'abdomen en couvrant tout ou partie de la base coriace des élytres dans les pre- miers, tandis qu'il n'atteint pas celle extrémité et laisse à découvert cette base des élytres dans les autres. JNousne nous dissimulons pas la faiblesse de ce caractère, réduit à ce que nous venons dénoncer, mais, quel qu'il soit, il faut bien s'en conienler, puii^qu'on n'a pu encore en trouver de meilleur, et que cependant tous les auteurs sont d'accord sur la convenance de diviser en deux coupes dis- tinctes les insectes compris dans ces deux tribus. Toute- fois, M. Burmeister, qui a fait de même pour sa division II, dar>s les subdivisions A et B, qui contiennent, savoir .- A, ceux dont les élytres ont leur base coriace laissée à décou- (i) Insect. IV. Introduct. 25. 22 HÉTÉROPTÈRES. GÉOCORISES. vert, ctB, ceux où celte base est couverte par l'écusson, a fait primer ce caractère par un autre qu'il a considéré comme plus important et tiré de la longueur du bec, divisant sa famille des Scutati en I , ceux dont le bec est court , at- teignant seulement l'extrémité du présternum, et II , ceux dont le bec est long, atteignant l'extrémité de la poitrine. Nous avons hésité dans la question de savoir si nous ne devions pas adopter le mode de division proposé par ce sa- vant méthodiste ; nous avions pensé , dans le cas de cette adoption, à partager notre famille en trois tribus, dont la dernière eût été celle des Brévirostres. Néanmoins, tout en rendant hommage au puissant esprit d'ensemble et d'ob- servation auquel on doit cette nouvelle vue , nous n'avons jugé à propos d'en faire usage qu'en seconde ligne, pour la subdivision des Coniscutes. En effet, il ne s'agit encore, dans ce caractère tiré de la longueur du bec , que d'une proportion plus ou moins grande , comme dans celui tiré de l'écusson , et il y a aussi pour ce caractère , comme pour celui de la longucui;^ de l'écusson , des passages presque insensibles qui empêchent qu'on puisse marquer une limite précise entre les deux divisions de bec long et de bec court. Tels sont notamment les genres Dryptocé- phalc et Acanthosome, où le bec n'atteint guère que le mi- lieu de la poitrine ou l'insertion des pattes intermédiaires, quand cette proportion est à peu près la même dans cer- tains autres genres {Placosternum, Phyllocephala) qu'il est impossible de placer ailleurs que dans les Brévirostres. Or, nous avons pensé que le caractère tiré de l'écusson devait l'emporter sur l'autre, parce qu'il est plus frappant pour tous les yeux, et, surtout, parce que c'est lui qui , saisissant au premier abord l'instinct profond et si respectable des premiers fondateurs de la science entomologique , avait fait pour eux le caractère distinctif des deux genres Scu- tellère et Pcntatome. LONGISCUTES. ORBISCUTES. 23 PREMIÈRE TRIBU. * ORBISCUTES. ORBISCUTI \ ScQtellcritcs Lap. — Scutelleridœ Germ. Les insectes de cette triba se distinguent par la forme de leur écusson généralement arrondi postérieurement, attei- gnant, ou à peu près, l'extrémité de l'abdomen, et couvrant toujours une partie de la base des élytres; le bec grêle, son premier article renfermé dans une rainure de la gorge ; le corps bombé en dessus et n'étant jamais aplati. Lamarck forma, en 1801, sous le nom do Scutellcra^ dans son Sysléîîie des animaux sans vertèbres, le genre qui com> pose cette tribu. A peu prés en même temps , Schranck éta- blissait le même genre sons le nom de Thyreocoris. Fabri- cius, qui ne vint qu'après eux, en 1803, le nomma Tefyra. Linné avait décrit seulement huit espèces de celte tribu sous le nom de Cimex ; Fabricius en a décrit environ quatre- vingts. M. Germar , qui fait ces remarques, en a décrit en- viron trois cents dans sa monographie des Scutelleridœ. Nous avons divisé cette tribu en deux races, les An- guleux et les Globuleux , qui répondent exactement k la division que Lalreille avait primitivement établie dans le genre Scutellère (1) , et qui ne paraît avoir été repro- duite depuis lors dans aucun ouvrage. Le caractère de cette division est tiré de la forme générale du corps , triangulaire en avant dans les premiers, et globuleuse, arrondie ou ovalaire dans les autres. Latreille a dit des Anguleux: Thoracis margo anticus poslico multô angustlor; caput diametris suhœqualibus^ aut longius quamlatius, sub- ir igonum : hovû antérieur du thorax beaucoup plus étroit que le bord postérieur; tête à diamètres subcgaux, ou beau- coup plus longue que large ; et des Globuleux ■ Thoracis (l) Gen. UI. 1 i-i. 24 ïràxÉROPTÈRES. GEOCOmSES. LONGISCUTES. margo anticus poslico non tnultù angustior;capi(is idem margo anticus complanato-acutus: bord anléricur du Ihorax pas beaucoup plus étroit que le bord postérieur ; bord an- térieur de la tète plan-aigu. Il aurait dû dire plutôt , sui- vant nous, arrondi. On nous reprochera peut-être de prendre ici , pour fon- dement de cette grande division, un caractère peu précis et peu imporiant ; mais, quoi qu'il en soit, on ne peut se dissimuler qu'il y a quelque chose de profondément naturel dans cette séparation méthodique. Latreille, avec ce tact, pour ainsi dire divinatoire , qu'il a porté dans toute la science entomologique, l'a saisie au premier abord, et nous ne croyons pouvoir mieux faire que de suivre en- core ici la trace du grand maître. Il faut deux choses, à nos yeux, pour qu'une division soit bonne : 1° qu'elle soit natu- relle, 2" qu'on puisse lui assigner un caractère certain et déterminé. Mais qu'est-ce qui décide si une division est ou non naturelle ? C'est un ensemble presque indéfinissable de caractères; toutefois quand cet ensemble existe, quelle que soit l'apparente faiblesse du caractère positif par lequel onla détermine, nous croyons que ce caractère est admissible, parce que s'il ne remplit pas toutes les conditions qu'on pourrait désirer, c'est que l'observation, sans doute, n'a pas su encore trouver celui qui appartient réellementà cette division , puisque la nature l'a marquée d'un sceau qui ne saurait être méconnu. PREMIÈRE RAGE. * ANGULEUX. JNGULOSI * . Tous les insectes de cette race ont, ainsi que nous l'avons dit, un ensemble de rapports frappants entre eux par la forme triangulaire de leur corps à angles aigus en avant , et à angles plus ou moins arrondis postérieurement. Nous l'avons divisée en groupes qui nous ont également paru naturels, non-seulement par les caractères déterminés que ORBISCUTES. ANGULEUX. SCUTELLERIDES. 25 nous leur avons assignés, mais encore par un certain ensem- ble d'autres rapports qui nous ont fait rassembler, dans la même coupe, les espèces que nous y avons mises, en cber- chant à suivre, à cet égard, le même principe que celui qu'on doit observer dans la formation des familles et des genres. Groupe Z> SCUT£:E.I.ERIQî:3. Le caractère sur lequel est fondé l'établissement de ce groupe et qui le distingue des suivants , consiste dans la longueur proportionnelle du second article des antennes beaucoup (trois fois au moins) plus court que le troisième. Ce caractère a été d'abord indiqué par Latreille (1), qui s'en est servi pour faire une subdivision du genre Scutellère. On peut voir, dans l'échelonnage des divisions de notre Ta- bleau méthodique , que nous le faisons primer par d'autres, pour pouvoir détacher d'abord deux autres groupes, les Oxynotides et les Podopides. Si l'on ne consultait que cette brièveté relative du se- cond article des antennes , certaines espèces du genre Sphé- rocore qui appartient au groupe suivant, et qui se fait remarquer par un corps presque hémisphérique et une tête triangulaire , inchnée presque verticalement , ces espèces , disons-nous, devraient rentrer dans le présent groupe; mais les autres caractères nous ayant paru les en éloigner beaucoup, nous avons cru devoir faire une exception pour elles : car les rapports naturels sont à suivre avant tout, suivant nous , quand , d'ailleurs, il est possible de se recon- naître , par un moyen facile , dans la classification. Ce groupe ne présente aucune exception pour le nombre de cinq articles existant aux antennes. Le lobe médian fron- tal y dépasse toujours uu peu les lobes latéraux, et l'écus- son recouvre tout l'abdomen , sauf un léger rebord de la base des élytres. (0 Gen. 111. 112. 26 IIETÉR. GÉOC. LONGISC. ORBISCUTES. Genre 1. "■ SOLÉNOSTETHIE. SOLENOSTETHWM [Solenosthedium Spin.) *. Cimeœ. Coqueb. — Tetyra Fabr. — Wolff. — Scutellera. Burm. — Blanch. — Coeîoglossa Germ. — Costa. Corps s'allongeant un peu en pointe mousse postérieurement. — Tète assez inclinée et aplatie. — Yeux assez gros , globu- leux. — Ocelles plus éloignés entre eux que des yeux. — Jn- termes presque aussi longues que la moitié du corps, le premier article court, le second moitié plus court que lui, le troisième plus long que le premier. — Bec logé dans un canal du sternum , ce canal ne dépassant qu'à peine l'insertion des pattes postérieu- res. — Prothorax bombé, incliné en avant, son bord postérieur coupé presque droit, l'antérieur rétréci, légèrement échancré; ses bords latéraux faiblement arqués, tranchants; angles posté- rieurs arrondis, non saillants. — Elytres à membrane transpa- rente, offrant de nombreuses nervures longitudinales (douze à quinze ). — Fentre offrant de chaque côté dans les mâles une longue plaque ovalaire, rugueuse, légèrement velue ; plaque anale des mâles couvrant complètement l'extrémité de l'abdomen; pièces vulvaires des femelles assez petites , mais très-apparentes. — Pattes assez courtes et fortes, à peu près d'égale longueur. Du grec !7(oXr,-/, canal , etffTT,6o(;, poitrine. M. Spinola a écrit Solenosthedium piir erreur, peut-être pour abréger le mot de Solenoslelhidium : quoi qu'il en soit, ce nom est antérieur à celui de Cœloglossa, crée par M. Germar. 1. S. LYNX. SolenostethiumlynceumFahr. Tetyra lyncea Fabr. S. R. 130. 10. — Cimex lynceus. Coqueb. lll. te. 39. lab. X. fiy. 7. — li'ofenos/Aedmm /î/rtceum. Spin. Héuiipt. 361. — Cœloylassa lyncea. Gerni. Z. 131. 1. — A. Costa. Anii. Soc. ent. Fr, X. 307. pi. 0. fig. 11. (Long. 0,012J. D'un testacé obscur et mat, couvert de points enfoncés et parsemé de nombreuses petites taches noires arrondies. Deux taches d'un jaune soufre entourées de noir, placées vers l'extrémité de l'écusson. Dessous du corps brun ; le milieu du sternum ayant , à l'entour , quel- ques taciies testacées. Ventre ayant , au milieu , une double série de points jaunes , et, en outre , une autre double série de points semblables ANGULEUX. SCUTELLERIDES. 2. SCUTELLÉRE. 27 alternés de chaque côté , près du Lord. Antennes et pattes d'un testacé brun. Bec ne dépassant pas le sternum. Mâle. Afrique Septentrionale ; Oran. M. Spinola l'a reçu de Sicile. Ajoutez : i» Tetyra furcifera Fabr. S. R. 130. 11.-2° Telyra Sehes- tedii. id. 9. _______ M. Spinola (tlémipt. 567) a créé le genre Elvisura (anagramme de Faleriiis), où le canal rostral atteint Textrémité du ventre, pour une espèce (JB. irrorata Spin.) du Sénégal. Genre 2. SCUTELLERE. SCUTELLERA Lamarck. — Boisd. — Guér, — Burm. — Germ. — Blanch. Cimex Thunb, — Donov. — Tetyra Fabr. -^ Wolff. — Tectocoris Hahn. Corps large, ramassé, ovalaire , très-bombé en dessus. — Tête allongée, étroite, presque cylindrique, finissant en pointe mousse; lobe médian frontal dépassant les lobes latéraux ; ses bords laté- raux non sinués, droits. — Yeux assez petits, globuleux, tou- chant le bord du prothorax. — Ocelles assez rapprochés d'eux et peu éloignés du bord du prothorax. — Antennes presque aussi longues que la moitié du corps , de cinq articles , le premier court, le second encore plus petit, une ou deux fois plus court que le suivant, les troisième , quatrième et cinquième , à peu près d'égale longueur entre eux , cylindriques , un peu aplatis. — Bec dépassant le premier segment de l'abdomen. — Pro thorax légè- rement bombé , incliné en avant , hexagone , à bords aplatis , ensuite un peu relevés de chaque côté, finement ponctué. — Ecus- son très-bombé , recouvrant tout l'abdomen , sauf un léger bord de la base des élytres et finement ponctué. — Elytres à membrane offrant de douze à seize nervures longitudinales. — Abdomen lé- gèrement bombé en dessous , à bords tranchants , ne dépassant pas , ou à peine, les elytres de chaque côte ; ventre ayant latérale- ment, dans les mâles, sur les trois avant -derniers segments, une plaque en ovale allongé, de couleur sombre , paraissant for- mée de très-légères aspérités ; extrémité de l'abdomen offrant dans ce même sexe, deux plaques anales à la suite l'une de l'autre, la dernière sinuée et échancrée au milieu. — Pattes assez lon- gues et fortes , légèrement velues ; les postérieures un peu plus longues que les autres ; crochets longs et aigus. Du latin sciitella, écuelle, diminutif de scutum^ bouclier. 28 HÉÏÉR. GÉOG. LONGISG. ORBISGUTES. 1. S. PJEDS BLEUS. ScuteUera cyanipes Fabr. Burm. Ent. II. 390. 3. — Blancli. Hist. nat. ins. III. 159. 9. — Cimex diophthalmus Tluinb. Dissert. acad. 151. tab. VIII. fi(j. 1. — Tetyra cyanipes Fabr. S. lî. 133. 23. — Wolff. le. cim. 171. 165. tab. XVII. fig. 165 — Sculellera Banksii, var. fem. Germ. Z. 133. 2. — Tec- ' tocori s cyanipes. Hahn. IV. II. 3Z|. toô. XLIII. fiy.i32. — La Punaise jaune à écusson. Stoll. Punais. 60. pi. IX. fig. 58 ; et la Punaise scaral)ée ocre brun. id. 9/i. pi. XXIV. fig. 167. ( Long. 0,018 — 20). D'un testacé pâle, uniforme ; partie de la tête en arrière des yeux, brune; protiiorax ayant quelquefois deux taches brunes. Bord coriace desélytres laissé à découvert par l'ccusson, de la couleur du corps; le reste , ainsi que la niombrane et les ailes , brunâtre. Dessous du corps rougeàtre avec quelques taches brunes. Antennes et pattes d'un bleu métallique; la base des cuisses quelquefois rougeàtre. Mâle et femelle. Cette espèce parait être conmiune à Java. M. Gerniar donne à tort , suivant nous , la iS'. cyanipes Fabr. comme une variété femelle de la S. Banksii , car nous possédons , en boa nombre , des mâles et des femelles de la cyanipes; les premiers ne diffè- rent que par les organes sexuels et une taille un peu moins forte. Le C diophthalmus Thunb. n'est que la variété de cette espèce qui présente les deux taches brunes du prothorax. 2. S- DE BANKS. ScuteUera Banksii Donov. ( PI. 1. fig. 5. ) H. Schaff. ir. IV. 2. tab. CIX. fiy. 3Zil et 3ii2.— Guér. Voyag. aut. du mond. 155. — Germ. Z. 133. 2 (en retranchant la variété femelle qui appartient à l'espèce précédente). — Cimex Banksii Donov. Ins. of JVeiv Holl. Hemipt. pi. 3. fig. 1. ' (Long. 0,020 femelle ; 0,015 mâle. ) Rouge. Tête d'un bleu verdâtre métallique en dessus , ayant quelquefois une ligne longitudinale médiane rouge ; dessous de la tête rougeàtre avec les côtés bleuâtres. Prothorax d'un bleu métallique, offrant, au milieu, une tache. rouge, en trident. Ecusson d'un bleu métallique avec deux grandes bandes rouges transverses, principales , l'une antérieure dont les branches retournent ordinairement vers la base et forment alors une sorte de croissant plus ou moins large , irrégulier, de chaque côté ; l'autre bande , postérieure , trilobée , et , en outre, une bande plus étroite delà même couleur , longitudinale et placée au milieu. Bord coriace des élytres laissé à découvert , d'un bleu-métal- lique. Dessous du corps rouge ; côtés du sternum d'un bleu-métallique: des taches de cette couleur de chaque côté du ventre , sur les bords. Antennes et pattes d'un bleu-métallique. Mâle et femelle. Java ; Nouvelle-Hollande. ANGULEUX. SCCTELLERIDES. 3. CANTAO. 29 Nous considérons comme formant une variété de cette espèce, des In- dividus pris à Manille , où la tache tridentée du prothorax en occupe presque toute la surface, et où l'écusson présente seulement à la base deux taches noirâtres , avec son extrémité de cette couleur; quelquefois il y a une bande transverse , noirâtre , médiane , interrompue au milieu. Nous possédons encore quelques autres variétés de cette espèce. Ajoutez: Scutellera Tongœ Boisd. Voyag. Astrol. II. 62/i. 2. pi. 11. tig. 3- Genre 3. "^ CANTAO. CANTAO*. Cimex. Thmib. — Tetyra Fabr. — CaUidea Burm. — • Calliphara Germ. — Sculellera. Blancli. Corps allongé. — Tcte étroite, allongée, peu siniiée sur les bords. — Bec ne dépassant pas le premier segment de l'abdo- men. — Prothorax plus large que long, sans sillon trans- verse ; ses angles postérieurs uni-épineux, ou très-saillants. — Ecusson plus long que l'abdomen , tronqué à rextrémilé. — Membrane des élylres dépassant notablement cette extrémité. — Feutre ayant un sillon longitudinal au milieu ; plaque anale des mâles divisée en deux parties , la basilaire arrondie à son extré- mité , l'autre extrême , trilobée et découpée au bout ; pièces vul- vairesdes femelles, étroites. Du chinois J , kân, bouclier, et iS^ , toa , enveloppe. 1. C. DisPAR. Cantao dispar StoU. La Punaise dispar. StoU. Punais. 1Z|3. pi. XXXVII. fig. 260. — Cimex ocellattis Thunb. J\''ov. iris, spec- 60. fiy. 72. et Dissert. acad. 180. tab. IX. fig. 9. — Tetyra dispar Fabi: S. H. 129. 5. — Calliphara dispar. Germ. Z. 123. 1. — Scutellera dispar. Blanch. Hist. nat. ins. III. 158. 6. Hémipt. pi. 8. fig. 2. — CaUidea dispar. Burm. Ent. II. 39a. 5. - II. Schàff. fV. III. 99. tab. CV. fig. 324. (Long. 0,020 ). Couleur de chair, rouge ou jaune. Tête ayant sa partie postérieure, et une ligne longitudinale médiane, qui n'atteint pas son bord antérieur, d'un vert noir ou bleuâtre, métallique. Prothorax offrant, près du bord antérieur, quatre taches, quelquefois deux seulement, d'un noir velouté ; offrant aussi , près du bord postérieur , quatre taches, ou deux seulement , de cette même couleur; les deux taches intermédiaires antérieures et postérieures, se confondant quelquefois, l'antérieure avec la postérieure, pour former deux bandes longitudinales. Ecusson offrant, de cliaque côté, trois taches noires qui disparaissent plus ou moins quelque- 30 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. ORBISCUTES. fois , et, en outre, une tache médiane vers la base , et une autre vers l'ex- trémité , de la même couleur : toutes ces taches quelquefois ocellées de jaune pâle. Elytres d'un noir plus ou moins intense à leur base ; mcnil)rane et ailes enfumées. Dessous de la tête et sternum d'un bleu ou d'un vert mé- tallique , avec des taches ou des lignes jaunâtres. Ventre de la couleur du corps , avec une tache transversale , oblongue , de chaque côté et près du sillon ventral, sur chacun des trois avant-derniers segments; le disque du dernier, la base de la plaque anale du mâle et de celle qui paraît la précéder, les deux pièces vulvaires de la femelle, et une grande tache près de chaque stigmate sur le bord, dans les quatre avant-derniers segments , d'un noir bleuâtre métallique; toutes ces taches disparaissant plus ou moins quel- quefois. Pattes d'un vert ou d'un bleu métallique ; cuisses quelquefois jaunâtres , du moins à la base. Antennes noires. Mâle et femelle. Assez commun à Java. Genre 4. CALLIPHARE. CALLIPHARA Germ. Cimex. Wolff. — Tetyra Fabr. — Scutellera. Burm. — Blanch. — Teclocoris. llope. Corps très-allongé et en ovale presque pointu. — Proihorax pins long que large , ayant un sillon transversal profond. — Ventre avec un sillon longitudinal profond, dans son milieu, quoique le bec ne dépasse pas le premier segment de l'abdomen ; plaque anale des mâles simple, grande, ovalaire: pièces vulvaires des femelles assez larges. Les autres caractères sont ceux des Cal- lidées. Du grec xaTvb;, beau, et çâpoç, vêtement extérieur. 1. C. NOBLE. Calliphara nobilis Fabr. Germ. Z. 12h 2. — Tetyra nobilis Fabr. S. R. 129. 6 ( en retranchant le synonyme de Linné qui appartient à la Callidée noble). — Cimex nobilis. Wolff. le. cira. Z|9. ù6. tab. V. fig. ÛG ( nec Linné ). — Teclo- coris nobilis. Hahn. W. III. 2i. tab. LXXXI. fig. 21x1 (nec Linné). — Scutellera nobilis. Burm. Ent. II. 395. 1 {nec Linné). — Blanch. Hist. nat. ins. III. 158. 7. Hémipt. pi. 8. fig. 3. — Tectocorisperplexa Ilope. Catal. Hém. û. 15. — La Punaise à écusson violet. StoU. Punais. 8. pi. I. fig. 1 ; et dont les suivantes ne sont que des variétés , savoir : La Punaise à écusson bleu d'azur, id. 20. pi. IV. fig. 22. —La Punaise à écusson doré. id. fig. 23. — La noble Punaise, id. 13. pi. IL fig. 7. (Long. 0,020.) D'un vert ou bleu changeant et métallique, avec quel- ANGULEUX, SCUTELLERIDES. 6. CAX.I.ISÉI:. 31 ques taches noire qui disparaissent quelquefois. Dessous du corps pourpre, avec des bandes transverses d'un vert ou d'un IMeu métallique. Cuisses d'un rouge tendre, avec leur extrciuité, les jambes et les tarses d'un bleu métallique. Premier article des antennes rouge. Mâle et femelle. Java. Genre 5. '^ EUCORYSSE. EUCORYSSES\ Tetyra Fabr. Tête large à sa base. — Bec dépassant le second segment de l'abdomen. — Yeux non saillants. — Antennes ayant le second article dix fois plus petit qde le troisième. Les autres caractères sont ceux des Callidées. Du grec eu, bien, etxopûaffu, armer. i, *E. PALE. Eucorysses pallens*. (PI. 1. fis. II.) (Long. 0,025.) D'un jaunâtre pâle, luisant en dessus. Tête ayant une ligne longitudinale au milieu , et sa partie postérieure, d'un noir luisant. Bords latéraux du prothorax légèrement sinués au milieu; une taclie d'un noir luisant, arrondie en arrière, touchant le bord antérieur; deux taches oblongues , transverses , noires, sur le disque de l'écusson , sa hase of- frant de chaque côté une tache analogue , noire. Dessous du corps d'un noir bleuâtre luisant, avec des bandes latérales transverscs, d'un jaunâtre luisant, pâle , qui se rejoignent sur les deux avant-derniers segments du ventre. Plaque anale d'un jaune luisant pâle. Pattes d'un noir bleuâtre métallique. Antennes noires. Mâle. Java. De notre collection et de celle du musée de Lille. Ce n'est peut-être qu'une variété de la Tetyra Baro Fabr. iS', R. 129. 3. Genre 6. CALLIDEE. CALLIDEA {Calidea Lap. ) Burm. — Germ. — Hope. — H, Schaff. Cimeoc Linn. — • Tetyra Fabr. — Scuteîlera. Guér. Corps assez allongé, ovalaire, bombé en dessus. — Tête en triangle presque équilatéral , légèrement sinuée sur ses bords , au delà des yeux. — Yeux assez gros, touchant le prothorax. — Ocelles assez rapprochés des yeux, un peu éloignés du bord an- térieur du prothorax , et distants entre eux. «— Antennes ordi- 32 HETÉR. Gr.OC. LONT.ISC. ORBISCUTES. nairement plus longues que la moitié du corps, le premier article court, n'atteignant pas le bord antérieur de la tête; le se- cond deux fois au moins plus court que le troisèime ; les trois derniers ordinairement en forme de rame , avec un sillon longi- tudinal au milieu, notamment dans les mâles (caractère qui pour- tant semble disparaître dans certaines espèces ). — Bec ne dépas- sant pas le premier segment de Tabdomen. — Prothorax tra- pézoïdal , ses angles postérieurs mousses, à peine saillants; bord antérieur échancré pour recevoir la tète ; bord postérieur coupé droit. — Ecusson terminé en ovale plus ou moins arrondi au bout. — Elytres ayant leur partie coriace très-opaque au bord extérieur, presque transparentes dans leur partie cachée par l'écusson ; mem- brane chargée de nombreuses nervures ou plis longitudinaux (dix à quinze). — Ailes divisées, par la disposition des nervures, en deux parties qui paraissent répondre à la division analogue des élytres. — Abdomen assez bombé en dessous ; plaque anale des mâles grande , plus ou moins échancrée à l'extrémité ; pièces vul- vaires des femelles assez grandes. — Pattes assez grandes et fortes, à peu près d'égale longueur entre elles ; crochets grands, aigus. Du grecxa^.ôç, beau, et iSéa, apparence, à cause de la cou- leur d'un brillant métallique qu'offrent en général les espèces de ce genre, M. Burmeister a changé l'orthographe du nom de Cali- dea créé par M. de Laporte de Casteinau , et écrit Callidea , pour se conformer aux règles de la bonne composition des noms tires de la langue grecque. 1. C. ÉMiNENTE. Callidea excellens Burni. Teiyra excellens Burni. JYov. act. phijs. med. vol. XVI. suppl. ûll. 5. tab. 51. fig. 2 (1). — Callidea nobilis. Gerui, Z. 117. 12 [nec Linné). ( Long. 0,018 — 20 ). D'un vert-bleu métallique assez foncé , très-fine- ment ponctuée : carène frontale noire. Protliorax, ayant près du bord anté- rieur, deux petites taclies noires , et , avant le bord postérieur, quatre grandes taclies de la même couleur, dont les deux intermédiares ordinaire- ment confondues. Ecusson presque tronqué à l'extrémité , avec trois (i) Telle est la manière dont cet auteur se cite Ini-mème {Ent. II. SyS). Cette citation, dans M.Germar, est: Act. acad. Leup. ml. XVI. suppl. 287. 5. tab, \\.fg. 2. ANGULEUX. SCUTELLERIDES. 7. GALOSTHE. 33 paires détaches noires ,' les deux basilaires plus petites ; les quatre autres grandes; une petite au milieu vers la pointe, et une autre étroite , oblon- gue, longitudinale, entre les quatre premières taclies, sur la carène mé- diane à peine indiquée de l'écusson , ces cinq premières taches quelque- fois confondues. Dessous du corps d'un vert-bleu métallique , avec des bandes transverses et les stigmates d'un noir-bleu. Hanches et cuisses rouges; extrémité de ces dernières, jambes et tarses, d'un bleu métal- lique. Antennes noires. Manille. Suivant les auteurs, elle se trouve aussi à Java. Ajoutez : 1° Tetyra signala Fabr. S.R. 129. 7. — 2» Tetyra duode- cimpunctata Fabr. S. R. 132. 16 ( Callidea nana H. SchaflF. JF. III. 100. tab. CV. fig. 325). — 3" Cimex nobilis Linn. Amœnit. VI./iOO. ^6. D'après le témoignage que nous en a donné M. Adam Whitc , la S'cutel- leva Buqueti Guér. Voyag. aut. du mond. 162. n'en serait qu'une variété. — U," Callidea chrytoprasina H. Schâff. IV. III. 103. tab. CVI. fig. 328 [Scutellera aurata Guér. Voyag. aut. du mond. 163). — Callidea auri- fera Hop. Cal. 15). — 5° Sculellera lateralis Guér. Voy. aut.. du mond. 160. — 6° Callidea bengalensis Hop. Cat. 15. — 7° Callidea regia Hop. id. 16. — 8° Callidea purpurea Hop. id. 15. — Germ. Z. 115. 8 ( Tetyra Stockerus Fabr. S. R. 131. 12 fen retranchant les synonymes de Linné et de Petiver qui appartiennent à notre Galostha Stockerus). Genre 7. * GALOSTHE. GALOSTHA \ Cimex 1m\i\.-- Tetyra Fabr. — Scutellera. Guér. — Blanch. — Callidea Burm. — Hop. — Germ, Tête ayant ses bords latéraux profondément sinués au delà des yeux. — Antennes avec leur second article très-petit , presque rudimentaire. — Prothorax ayant ses côtés dilatés , et un peu relevés en forme de lèvres. Tous les autres caractères sont ceux des Callidées. Du sanscrit ïTcFr, gala, cou , et !^t^ , oshtha, lèvre. 1. G. CHEVALIÈRE. Galosthu eques Fabr. Tetyra eques Fabr. S. R. 131. 13. — Scutellera eques. Guér. Voyag. aut. du mond. 158. 3. — Blanch. Hist. nat. ins. III. 157. 1. — Cal- lidea eques. Burm. Ent. II. 394. 1. — Germ. Z. 112. 1. (Long. 0,010 ). D'un vert ou d'un bleu métallique. Tète avec une tache noire entre les yeux. Prothorax ayant six ou huit taches noires, larges HÉMIPTÈRES. 3 34- HÉTÉR. GÉOC LONOrSC. ORBISCUTES. et peu prononcées , dont trois anlérieuics et trois ou cinq postérieures. Écusson offrant liuit taclies analogues, dont trois parallèles de ciiaque côté, une intermédiaire vers la base et la dernière à l'extrémité. Disque ventral et stigmates d'un noir bleuâtre. Pattes de la couleur du corps , quelquefois rougeâtres. Antennes noires. Mâle et femelle. Indes ; Java. 2. G. DE STOCKER. G'alostha Stockertis Llnn. Cimex Stockerus Linn. Mus. Ulr. 167. — Scutellera dilaticollis Guér. Voy. aut. du monde. 164.— Callidea Stockerus. Hop. Cat. k. 3. — Germ. Z. 11. 66. — La Punaise à pattes bleues. StoU. Punais. 97. pi. XXV. fig. 172. (Long. 0,012). D'un bleu ou d'un verdâtre métallique. Prothorax ayant six principales taches noires , dont trois antérieures , deux intermé- diaires et une postérieure , plus deux taches de cette couleur, de chaque côté, près du bord postérieur. Écusson présentant liuit taches noires, dont trois'parallèles de chaque côté; une intermédiaire, allongée, placée vers la base , et l'autre à l'extrémité. Dessous du corps d'un bleu verdâtre métallique. Ventre ayant sur son disque, à partir de la base, une grande tache jaune , luisante , dentée de chaque côté. Cuisses de la couleur de cette tache , leur extrémité ainsi que les jambes , d'un bleu métallique. Antennes et tarses noirs. Mâle et femelle. Java. Groupe a. PACR-^CORIDES. Dans ce groupe , le second article des antennes est ordi- nairement plus long que le troisième; cependant il est quelquefois un peu plus court , et quelques espèces de Sphérocores l'ont même d'une petitesse proportionnelle telle qu'elles appartiendraient, à cause de cela , au groupe précédent, sans les raisons d'ordre naturel que nous avons indiquées plus haut. Du reste, les antennes sont générale- ment de cinq articles , à l'exception d'un seul genre {Au- gocoris) qui n'en a que trois. L'écusson est toujours aussi large que l'abdomen qu'il recouvre entièrement, ou à peu près , et le lobe médian frontal atteint toujours le bord an- térieur de la tête , de manière que ce bord ne présente point d'échancrure. ANGULEUX. PACHYCORIDES. 8. PEI.TOPHOB.E 35 C'est avec regret que nous avons placé le genre Pelto- phore dans ce groupe, parce que la lorme générale de son corps le place mieux dans celui des Scutellerides, mais nous n'avons vu aucun intérêt à faire une exception pour ce genre , puisque nous pouvions le mettre en tête des Pachy- corides, en attendant qu'on en fasse quelque jour un groupe à part. Genre 8. PELTOPHORE. PELTOPHORA {Scutiphora Guér, — Lap.) Burm. — Hop. — Brull. — Germ. — H. Schâff. — Blanch. — Tetyra. Leach. — Scutellera. Rirb. Corps assez allongé , d'une forme analogue à celle des Calli- dées. — Antennes de cinq articles ; le premier court, le second très-grand, dix ou douze fois plus long que le troisième dans les mâles, au moins quatre fois plus long que lui dans les femelles. — Bec atteignant la base de l'abdomen. — Prothorax ayant de chaque côté un léger bord relevé , et un sillon transverse près du bord antérieur. — Abdomen sans sillon ventral, finissant presque en pointe mousse : plaque anale des mâles, grande; cambrée en dessous ; pièces vulvaires des femelles au nombre de deux, grandes et apparentes. — Pattes assez grandes. Du grec itéXrn, petit bouclier, et tpopô.;, portant. M. Burmeister a substitué, avec raison, le nom dt Peltophora à celui de Scutiphora, que M. Guérin avait appliqué à ce genre en le créant, cette dernière dénomination étant irrégulièrement com- posée d'un mot grec et d'un mot latin. 1. P. PEINTE. Peltophora picta Lcacli. Tetyra picta Lcacli. Zool. miscell. — Scutiphora picta. Guér, Voyag. aut. du rnond. 165. {Scutiphora ruùromaculata ) Atl. pi. II. tig. T.— Scutiphora rubromaculata, Lap. Hémipt. 71. pL 55. fig. 3. (rantennedu mâle). — Scutellera pedicellata Kirb. Introd. ent. — Peltophora corallifera M. L. Hop. Cat. Z|. 1. — Peltophora rubro- maculata. Burm. Ent. IL 393. 1 ( le mâle ). — Peltophora cruentu. id. 2 (la femelle). — Peltophora rubromacxilata. H Schaff. ff^. III. 101. tab. CV. fig. 326. — Brull. Hist. nat. ins. IX. Û03. — Germ. Z. 110. 1 ( mâle et femelle ). — Blanch. Hlst. nat. ins. III. 160. (Long. 0,012). D'un bleu métallique ; les bords antérieur et latéraux 36 HÉTRR. GÉOC. LONGISC ORBISCUTES. du prothorax, et deux taches à ha base de l'écusson, rouges. Quatre taches noirâtres, et une bande longitudinale noire, entre les deux pre- mières (qui , suivant M. Germar , se confondent quelquefois) , sur le dis- que de l'écusson. Dessous du corps rougeâtre , avec des taches d'un bleu verdàtre métallique, placées de chaque côté et transversales. — Pattes du même bleu ; cuisses jaunes jusque près de l'extrémité. Anten- nes noires. Mâle et femelle. Nouvelle-Hollande; Port Jackson. Genre 9. AUGOCORE. AUGOCORIS Burm. — Hop. — Germ. — Blanch. Corys assez court et bombé en dessus, légèrement triangulaire, à angles très - arrondis postérieurement; faiblement bombé en dessous. — Tête en triangle presque équilatéral , un peu sinuée sur les bords au delà des yeux ; lobe médian frontal se prolon- geant un peu au delà des lobes latéraux. — Yeux assez petits , tronqués en arrière , touchant le bord du pro thorax. — Ocelles gros , plus éloignés entre eux que des yeux. — yintennes presque aussi longues que la moitié du corps , de trois articles , le premier épaissi , court, n'atteignant pas, ou à j)eine, l'extrémité de la tête ; les deux suivants longs , presque égaux entre eux, avec un petit article rudimentaire entre ces derniers. — Bec dépassant le pre- mier segment de l'abdomen , légèrement arqué ; le premier article se logeant dans une rainure de la gorge; chacun des deux sui- vants plus longs que lui , le quatrième court. — Prothorax bom- bé, incliné en avant, hexagone, les bords latéraux postérieurs courts, le bord postérieur coupé droit, angles huméraux à peine saillants. — Ély très un peu plus longues que l'abdomen, leur membrane très-transparente , offrant de nombreuses nervures lon- gitudinales ( de douze à quinze ). — Fentre ayant au milieu un sillon longitudinal qui n'atteint pas Textrcmité; point de plaque striée sur ses côtés ; dernier segment de l'abdomen large , ar- rondi antérieurement dans les femelles , plus angulaire dans les mâles ; organes sexuels occupant une étendue très - étroite , derrière ce segment. — Pattes assez fortes , assez courtes , à peu près d'égale longueur eniic elles , légèrement velues ; tarses longs, crochets forts. Du grec aôy-?!, lumière, éclat, et xdptç, punaise. ANGULEUX. TACHVCOUIDES. 10. PACH'S'CORE. 37 1. A. DE GouÈs. Augocoris Gomesii Burm. (P). 1. fig. 8.) Burm. Eut II. 396. 1. - Gerni. Z. 139. 1. tab. I, fig. 1. — Blaiich. Hist. nat. ins. III. 159. 1. Hém. pi. 8. fig 5. — Augocoris gigas Hop. Cat. 16. (Long. 0,015). D'un testacé luisant. Tête ayant ordinairement deux points d'un noir bleuâtre derrière les yeux, et une tache de cette couleur sur le lobe médian frontal , vers l'extrémité. Prothorax avec six points d'un noir bleuâtre, savoir ; deux antérieurs et quatre postérieurs, rangés en ligne transversale, ces quatre derniers manquant quelquefois. Écusson ayant neuf points d'un noir bleuâtre , dont trois basilaires , deux intermédiaires et quatre postérieurs, ces points manquant sou- vent en plus ou moins grand nombre. Dessous du corps d'un testacé luisant , avec une série , quelquefois double , de points bleuâtres , de chaque côté de l'abdomen , et une grande tache de même couleur au milieu du dernier segment; dessous de la tête et sternum jaunâtres, avec les côtés tachés de noir bleuâtre. Pattes d'un noir métallique, avec les cuisses offrant une ligne longitudinale , jaunâtre , placée en dessus ou quelquefois en dessous. Antennes d'un noir bleuâtre. Mâle et femelle. Mexique. On le dit aussi de Bahia. Ajoutez: Augocoris Beskii. Burm. Ent. II. 396. 2. — Germ. Z. lAO. 3 (en excluant, suivant nous, le synonyme de la Tetyra sexpunctata Fabr. dont la description ne nous paraît nullement convenir au Beskii). Ge«re 10. PACHYCORE. PACHYCORIS Burm. — H. SchâfF. — Hop. — Germ. — Blanch. — Cimex Linn. — Wolff. — Pentatoma. Tign. — Tetyra Fabr. Scutel- lera. Pal. Beauv. <7orps. assez court et ramassé, bombé en dessus et en dessous. — Tête en général assez aplatie en dessus, en triangle allongé , un peu sinuée sur les bords au delà des yeux. — Yeux assez petits, globuleux , touchant le bord du prothorax. — Ocelles assez rapprochés des yeux et assez éloignés du bord du prothorax. — Antennes presque aussi longues que la moitié du corps , de cinq articles : le premier et le second à peu près d'égale longueur; le second un peu plus court ou aussi long que le troisième ; les qua- trième et cinquième plus longs que les autres ; ces deux derniers fusiformes, un peu aplatis.— ^ec atteignant la base de l'abdomen. 38 HÉTÉR. GKOC LONGISC ORBISCLTES. — Prothorax bombé , incliné en avant , hexagonal , à angles postérienrs , à peine saillants, mousses. — Elytres à membrane offrant de douze à seize nervures longitudinales. — Abdomen présentant en dessous, dans les deux sexes, de chaque côté, près du centre, sur les deux avant-derniers segments, une plaque ova- laire , allongée, chargée de stries obliques. Plaque anale des mâles étroite , ainsi que les pièces vulvaires des femelles. — Pattes assez longues et fortes, très-finement velues , les postérieures un peu plus longues que les autres; jambes postérieures ayant, au côté interne, de faibles tubercules , propres, sans doute, à produire un son, en frottant sur chacune des plaques striées abdominales. Tarses courts, à crochets longs et aigus. Du grec 7:a/ù<;, épais, et -xopiç, punaise. 1. P. DE Klug. Pachycoris Klugii Burni. Ent. II. 392. 3. — H. Schàff. W. IV. 5. iab. CXI. fig. 3^7 et 348. - Germ. Z. 85. 6. (Long. 0,016). D'un vert bronzé, luisant. Prolhorax avec six ta- clies rougeâtres et une ligne médiane longitudinale , de cette couleur. Écusson ayant treize taches semblables à celles du prothorax ; toutes ces taches s' élargissant et se confondant quelquefois entre elles. Antennes et pattes de la couleur du corps. FemeMe. Savauah ; Mexique. 2. P. DE Fabricius. Pachycoris Fabricii Linn. Burm. Ent. II. J92. 1. — H. Schiiff. W. IV. 6. tab. CXI. fig. 2û9. — Germ. Z. 84. 5. — Blanch. Hist. nat. ins. III. 155. 3.— Cimex Fabricii Linn. Maniiss. 53/i. — Wolff. le. cim, 93. 87. tab. IX. fig. 87. — Telyra Fabricii. Fabr. S. R. 132. 19. —Penlatoma Fabricii. Tign. Hist. nat. ins. IV. 290. Hém. pi. VI. fig. 6. (Long. 0,016). D'un brun violet,' mal, ayant en dessus vingt- deux taches rondes , d'un rouge brique , dont huit sur le prothorax , savoir : une au milieu, touchant le bord antérieur, quatre intermé- diaires et trois postérieures. Dessous du corps d'un vert bleuâtre bril- lant , quelquefois pâle. Antennes et pattes de la couleur du dessous du corps. Femelle. Commun dans l'Amérique méridionale, surtout au Brésil et i Gayenne. ANGULEUX. PACHYCORIDES. 11. IROCHROTE. 39 3. P. GUTTCLÉ. — Pachycoris guttula H. Schaff. /F. IV. 7. (P. (jutlatus) tab. CXI. fig. 350. — Germ. Z. 86. 7. — Pachycoris confusa Hop. Cat. Ix.—iicutellera Fabricii. Pal. Beauv. Ins. 31. Hém. pi. V. fig. 1 et 2. ( Long. 0,013 ). Semblable au précédent , mais les taches du pro- thorax disposées différemment; savoir : trois touchant le bord anté- rieur, les deux latérales quelquefois oblongues et se confondant avec un point jaunâtre placé derrière elles; deux intermédiaires et trois postérieures , les deux latérales se confondant quelquefois avec un point jaune , placé aux angl^ huméraux. Femelle. St-Domingue, où M. Palisot-Beauvois l'a pris en grande quantité sur diverses plantes, mais notamment sur la Jatropha curcas. Ajoutez : 1" Tetyra Schousbœi Fabr. S. B. 132. 18.— 2" Pa- chycoris hirtipesH. Schaff. PT. III. 97. tab. CIV. fig. 322 (Pachy- coris piperitia Hop. Cat. 13 ). — 3° Scutellera punctalissima Pal. Beauv, Ins. 32. Hém. pi. V. fig. 3. — 4° Scutellera hebraica. id. 81. Hém. pi. VII. fig. 1. — 5° Pachycoris auliciis Germ. Z. 90. 15. — *6o Pachycoris pinguis. id. 91. 19. Genre 11. * IROCHROTE. IROCHROTUS \ Cimex. Pall. — Pachycoris. Germ. — Cost. Corps notablement velu. — Prothorax peu rétréci , peu in- cliné en avant , presque en carré transversal , avec un profond sillon transverse au milieu. Les autres caractères sont ceux des Pa- chycores. Du grec eTpoç, laine, et XP"":» corps. 1. 1. VENTRE TACHÉ. IvocHrotus macuUvenJris (1) Germ. Pachycoris maculiventris Germ. Z. 109. 58. — Pachycoris hirta A. Cost. Ann. Soc. ent. fr. X, 306. pi. 6. fig. 10. (Long. 0,010). D'un noir luisant , couvert d'une villosité grise, très- (i) Nous ne pouvons admettre le changementdu nomde mactdiveniris en celui de hirtn qu'a proposé M. A. Costa, en se fondant sur ce que les deux taches- ventrales signalées dans la description disparaissent quel- quefois. Cette raison , pour substituer un nom spécifique à un autre , ne nous paraît pas suffisante. 40 HÉTER. GÉOC. LONGISG. ORBISCUTES. longue en dessus, avec deux taches blanches sur le ventre, lesquelles dis- paraissent quelquefois. Pattes et antennes ferrugineuses. Mâle. Sicile. Ajoutez : Cîmex lanatus Pall. It. II. 729. 82 ( Stoll. Punaîs. fig. 61 ) , de Sibérie , espèce qui parait très-voisine de la macuUventris , dont elle ne diffère , dit M. A. Costa , que par la taille, les pattes et les antennes , qui sont noires, et par la patrie. Genre 12. SPHEROCORE. SPHMROCORIS Burm. — RI. et Elir. — Hop. — Blanch. — Cimex..^Tm. — Tetyra Fâhr. — Sciitellera. Pal. Beauv. — Sphœrocoris et Pachy- coris. Germ. Corips court, large, épais, fortement bombé, presque hémisphé- rique. — Tête inclinée verticalement (ce qui la rend difficile à apercevoir quand l'insecte est considéré en dessus), large, courte, triangulaire, légèrement arquée postérieurement. — Yeux pe- tits. — Ocelles assez grands, places non loin des yeux et très- près du bord antérieur du prothorax. — Antennes assez longues, de cinq articles, le second un peu et quelquefois beaucoup plus court que le troisième. — Bec ne dépassant pas, ou à peine, lo ster- num. — Prothorax brusquement incliné presque verticalement. — Écusson fortement bombé , de forme à peu près pentngonale , les trois angles postérieurs arrondis. — Élytres (membrane des) ayant à peu près seize nervures ou plis longitudinaux et parallèles. — yibdomen légèrement bombé en dessous, quoique le dessous du corps paraisse plat en général ; plaque anale des mâles étroite , presque entièrement cachée par le prolongement du dernier seg- ment ventral ; pièces vulvaire des femelles , étroites. — Pattes assez fortes, courtes, un peu velues. Du grecacpaipaj sphère, et xopi;, punaise. 1. S. OCELLÉ. Sphœrocoris ocellatus Kl. Klug et Ehrenb. Symb. phys. Dec. V. tab. XLIII. fig. 1-3. — Burm. Ent. II. 391. 1. —H. Schaff. IT. IV. 105. tab. CVI. fig. 330. - Blanch. Hist. nat. ins. III. 157. 1. — Pachycoris ocellatus. Germ. Z. 81. 1. — Sphœrocoris annulus. Hop?; Cai. /il. — Scutellera pavonina h, Duf. in litter. (Long. 0,011-12). Jaunâtre. Tète étroitement bordée de noir , ayant , ANGULEUX. PACHYCORIDES. 13. HOTÉA. 41 au milieu , deux linéoles longitudinales noires. Prothorax offrant, près du bord antérieur, une ligne noire transversale, quelquefois interrompue au milieu, et nuancée de rouge; une autre petite ligne noire sur les angles postérieurs ; une ligne noire, trois fois sinuée et bordée de rouge anté- rieurement, placée près du bord postérieur, auquel elle se réunit, par fes extrémités , de chaque côté ; bord postérieur liséré de noir. Onze taches annulaires sur l'écusson ; ces anneaux noirs bordés de rouge, dont cinq à la base , l'intermédiaire allongé , quatre au milieu et deux à l'extrémité, qu'ils atteignent sans se fermer. Dessous du corps et pattes jaunes. An- tennes et tarses noirs. Mâle et femelle. Sénégal. 2. S. A ANKEADx. Sphœroeoris annulus Fabr. H. Schâff. IV. III. 105. tab. CVI, fig. 330. — Tetyra annulus Fabr. S. R. 132. 20. — Cimex Argus Drur. Ins. III. pi. XLVI. fig. 9. — Scutellera gibbosa Pal. Beauv. Ins. 232. Hém. pi. V. fig. 3. — Pachy- coris annulus. Germ. Z. 83. 2. — Sphœroeoris annularis Hop ? Cat. 13. — La Punaise Argus. Stoll. Punais. 148. Pi. XXXVII. 268. (Long. 0,010), Semblable au précédent, mais la tache annulaire de la base de l'écusson placée de chaque côté de l'intermédiaire allongée , en- tièrement noire , et les deux anneaux de l'extrémité, fermés, n'attei- gnant pas le bord. Les taches non ocellées de rouge. Afrique; Sénégal. Ajoutez : lo Tetyra Argus. Fabr. S. R. 133. 24 ( Sphcerocoris Argus. Germ. Z. 76. 1). — 2» Sphœroeoris tigrinus H. Schiiir. //^. V. 8. tab. CXLVII. fig. *65. — 3» Sphœrecorii punctaria Hop. Cat. 13* Gemre 13. • HOTÉA. HOTEA *. Tête en forme de rostre, en cône presquecylindrique, et inclinée. — Prothorax ayant ses angles postérieurs aigus, inclinés en ba« et dirigés en avant. — Présternum se prolongeant sur la base des antennes en une lame assez grande. — Écusson arrondi postérieu- rement et ne tendant pas à se prolonger. — Fentre bombé. Les autres caractères sont ceux des Pachycores. Delhébreu niay, hoté, enveloppé d'un vêtement. 1. * H. TBiAUGLE, Hotea triangulum *. (PI. 1. fig. 7.) (Long. 0,011). Brune, avec une ligne jaunâtre, partant de l'extrémité de la tête et se prolongeant sur le prothorax et sur une partie de l'écusson ; 42 H^TÉR. GÉOC. LONGISC. ORBISCUTES. quelques lignes ou taches semblables, placées de chaque côté de cette ligne, mais peu prononcées. Écusson offrant de chaque côté, en arrière, une tache triangulaire , jaunâtre , plus ou moins régulière. Élytres avec une tache jaune à leur base. Dessous du corps et pattes jaunâtres,' ponc- tués de noir. Antennes brunes , leur premier article jaunâtre. Femelle. Sénégal. Genre U. ODONTOTARSE. 0D0NT0Tj4RSUS La^. — Spin. — Ramb. — Cimex Linn. — Ross. — Tetyra Fabr. — Wolff. — BeUocoris Hahn. — Pachycoris Burin. — Germ. — H. Schaff. — Blanch. Télé formant une espèce de rostre en cône presque cylindrique, inclinée. — ProUwrax ayant les angles postérieurs peu saillants et mousses. — Prcsternum se prolongeant sur la base des an- tennes en une grande lame. — Écusson tendant à se prolonger en queue postérieurement.— ^euire bombé, sans plaques striées. Tous les autres caractères sont ceux des Pachycores. M. de Lapgrte (Hémipt. 68.), qui a créé ce genre , lui a assigné, comme caractère particulier, les épines qui se trouvent sous les tarses ; mais elles paraissent se retrouver aussi dans quelques es- pèces de Pachycores. Du grec ôSoùç , dent, et rapaôç, tarse. 1. O. A iiGHES. Odontotarsus grammieus Linn. Ramb. Faun. And. II. lOi. 2. Cimex grammicus Linn. S. IV. n. 716. 7. — Cimex purpureolineatus Ross. Faun. FAr. II. 2Î23. 129. — Tetyra grammica. Fabr. S. B. 137. Û3. — Wolff. le. cim. 172. 106. tab. XVII. fig. 160. — Bellocoris purpureolineatus, Hahn. ff^. II. 45. tab. XLIV- fig- 1$8. — Pachycoris grammicus. Burm. Fnt. II. S92. 5, — Germ. Z. 104. 46. — Blanch. Hist. nat. ins. III. 155. 1. (Long. 0,008-10). Jaunâtre, ponctué, avec des bandes longitudi- nales brunes ou rougeâtres, dont deux sur la tête, quatre principales, partagées chacune en deux , sur le prothorax , six sur l'écusson , dont deux intermédiaires se prolongeant un peu au delà du milieu , deux latérales courtes, et deux externes , se prolongeant parallèlement vers la pointe de l'écusson en arc peu prononcé , ces deux bandes interrom* ANGULEUX. PAGHYCORIDES. 15. ALPHOCORE. 43 pues non loin de la base de l'écusson. Pattes et antennes jaunes ou jau- nâtres. Mâle et femelle. Europe méridionale ; Afrique septentrionale. 2. O. A QUEUE. Odontotarsus caudaius Kl. (PI. 2. fig. 3.) Ramb. Fauu. And. IL 104. 1. — Pachyeoris caudatus Kl. Symb. phys. Dec. V. tab. XLIIL fig. 0. — Burm. Ent. IL 392. 6, — Gerni. Z. 105. 47, — Blancli. Hist. nat. ins. III. 155. 2. — Bellocoris caudatus. H. Schaff. W. IV. 28. tab. CXIX. fig. 378. — Odontotarsus productus Spin. Hémipt. 362. 3. (Long. 0,008-10). Semblable au précédent, mais l'extrémité de l'é- cusson prolongée en queue. Mâle et femelle. Europe méridionale ; Afrique septentrionale. Genre 15. ALPHOCORE. ALPHOCORIS Germ. Corps presque cylindrique , très-allongé, légèrement bombé en dessus , couvert, surtout en dessous , d'un poil ras très-serré. — Tête grande, allongée en pointe mousse et un peu inclinée, arron- die en dessus et sur les côtés; lobes latéraux dépassés de beaucoup par le lobe médian frontal, qui se renfle vers l'extrémité. — Yeux assez petits. — Oce//es... (nous n'avons pu en découvrir. ) — An- tennes assez longues, insérées loin des yeux et au-dessous d'eux , près de la gorge; !e troisième article un peu plus courtque le second. — ^ec fin, n'atteignant pas la basedel'abdomen.—Proif/ioraa; allant en s'élargissant un peu vers les angles postérieurs , qui sont très- peu saillants; son bord antérieur coupé presque droit; bord pos- térieur légèrement arqué. — A'cusson allongé, tendant à se terminer en pointe , mais son extrémité brusquement tronquée , couvrant tout l'abdomen sans laisser rien apercevoir des élytres. — Elylres entièrement membraneuses, à l'exception d'une petite nervure la- térale; la membrane ayant six nervures, suivant M. Germar. — Abdomen un peu bombé en dessous. — Pattes courtes ; cuisses antérieures et intermédiaires assez renflées. Du grec à>^(p6; , blanc ou espèce de lèpre blanche , et xdpiî , pu- naise, sans doute, par allusion au poil ras blanchâtre qui couvre le kk HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. ORBISCUTES. corps, surtout en dessous. M. Germar décrit deux espèces de ce genre très-voisines l'une de l'autre, et dont nous ne connaissons que la suivante. 1. A. iixolDE. Alphocorii lixoides Germ. Z. 59. 1. tab. 1. fig. 3. (Long. 0,009). D'un grisâtre ferrugineux, avec des bandes longi- tudinales brunes en dessus. Dessous du corps gris. Antennes ferrugi- neuses. Pattes noires. Mâle. Sénégal. Genre 16. AGONOSOME. AGONOSOMA Lap. — Hop. — Spin. — Scutellera. Pert. — Fachycoris Germ. Corps allongé, ovalaire. — Tête large à sa base; ses côtés for- mant une ligne courbe continue avec les côtés du prothorax, au lieu de fiiire un angle obtus avec eux, comme dans les Pachycores. — Antennes ayant leurs second et troisième articles égaux entre eux. — Prothorax ayant ses angles postérieurs à peu près nuls. — Abdomen ayant son dernier segment extraordinairement grand , recouvrant les organes sexuels, et de forme ovalaire, dans les deux sexes , mais celui des mâles partant presque de la base de l'abdo- men , les autres segments se rétrécissant extrêmement au milieu , avant son point de départ ; celui des femelles ne partant à peine que du milieu. Tous les autres caractères sont ceux des Pachycores. Du grec a privatif, yoivCa, angle, et aûna, corps. 1. A. A LIGNES JACNES. AgoTiosoma flavolineatum Lap. (PI. 2. ng. 2.) Hémipt. 69. — Hop. Cat. 5. 1. — Fachycoris lineatus. H. Schâff. M^. IIL 68. tab. XCIV. fig. 282. — Fachycoris flavolineatus. Germ. Z. 101. 40. (Long. 0,010- 12). D'un brun-cannelle clair et mat. Tête ayant une ligne médiane qui se prolonge sur le prothorax et au delà du milieu de l'écusson , d'un jaune blanchâtre , bordée de brun ; une ligne sem- blable se prolongeant de chaque côté , depuis l'extrémité de la tête jusque près du bout de l'écusson ; une seconde ligne semblable , au-des- •sous de cette dernière, régnant de chaque côté du corps, à partir des yeux ; un triangle de cette même couleur , et aussi bordé de brun , ANGULEUX. TÈTYRIDES. 17. PSACASTE. 45 avec un point noir à sa base, touchant l'extrémité de l'écusson. Dessous de la tète noir; côtés du sternum tacliés de noir; chacun des stigmates portant une tache noire ; les deux avant-derniers segments du ventre ayant une tache noire de chaque côté , près du milieu ; sur le disque du dernier segment , une large tache noire. Cuisses de la couleur du corps, avec l'extrémité noire; jambes noires, ayant quelquefois, au milieu , un anneau jaunâtre. Antennes noires , avec le premier arti- cle jaunâtre. Cayenne. C'est par erreur que M. de Laporté de Castelnau l'indique du Bengale. 2. A. JAUNE ET NOIR. Agonosotna dichroum Pert. Scutellera dichroa Pert. Del. an. 164. pi. 33. fig. 2. — Germ. Z. 103. Ii5. (Long. 0,012-14). D'un jaune d'ocre sale ou verdâtre ; deux lignes noires continues sur la tête et sur le prothorax ; deux taciies noi- res placées à la base de l'écusson, et quelquefois une troisième, vers l'extrémité. Bord coriace des élytres , noir. Dessous du corps, antennes et pattes, noirs. Mâle. Cayenne. Ajoutez : Agonosoma bicolor Hop. Cat. 12 ( Agonosotna Reichei Spin. Hémipt. 361). Groupe 3. TET'VRIDES. Ce groupe ne se distingue du précédent que par 1 echan- crore du bord antérieur de la tête , dont les lobes latéraux se rejoignent au delà du lobe médian frontal. Les articles des antennes y sont , sans exception , au nombre de cinq , et l'écusson y recouvre entièrement l'abdomen , sauf un léger rebord , à la base des élytres. Genre 17. PSACASTE. PSACASTA Germ. Tetyra Fabr. — Burm. — Ramb. — Blanch. — Vento- coris Haliii. Antennes ayant leur troisième article un peu plus court que le second, souvent cachées sous le rebord lamelliforme du préster- nura. — Bec court. — Cuisses et jambes munies de nombreuses épines. Tous les autres caractères sont ceux des Tétyres. Du grec «J/a/dt!;w , distiller des gouttes de rosée. 4G riETÉR. GÊOC. LONGISC. ORBISCUTES. 1. P. PiÉMOMTAisE. Psacasla pedemontana Fabr. Gcrra. Z 69. 1. — Tetyra pedemontana Fabr. S. R- 137. W. — Blanch. Hist. nat. ins. III. 15G. 3. — Biirm. Eut. II. 390 M. — Fento- coris pedemontana. Halin. W. II. 37 tab. XLIII. fig. 13A. — Sculel- lère piémontaise. Faun. Fr. Héiii. pi. 1. fig. 3. (Long. 0,010). Brune, ponctuée de noir, finement tachetée partout de jaune blanchâtre, et légèrement rugueuse. Pattes brunes, tachetées plus ou moins de jaunâtre. Femelle. Europe méridionale. 2. P. TUBERCULÉE. Psucusta tuberculato Fabr. Gerni. Z. 70. 2. — Tetyra tuhercnlata Fabr. S. R. 139. 52. — H. Schàff. F. G. 135. 2. - Ramb. Faun. And. II. 98. 3. ( Long. 0,006). D'un noir ferrugineux , couverte de rugosités. Carène de l'écusson élevée avant l'extrémité, en un tubercule gibbeux. Pattes de la couleur du corps. Antennes brunes. Femelle. Italie; Sardaigne; Espagne. Ajoutez : Tetyra hispana Ranib. Faun. And. II. 99. û. Genre 18. TÉTYRE. TETYRA Fabr, CalUdea. Genn. — ScuteJlera. Giiér. — Boisd. Corps bombé, rende. — Tcle inclinée.. — Feux as.sez gros , touciianl le bord du prolborax. — Ocelles à peu pré.s également éloignés des yeux et du prothorax, très-éloignés entre eux. — An- tennes insérées sous un rebord lamelliforme du présternum , a.s.^cz longues , de cinq articles , les deux premiers égaux entre eux , mais plus courts que les attires. — Bec atteignant la base de l'abdomen. — Prothorax incliné antérieurement, à angles pos- térieurs arrondis. —Êcusson recouvrant tout l'abdomen. — Ely- tres ayant leur membrane chargée de nombreuses nervures ou plis longitudinaux.— ^ôdomen bombé, avec ses flancs arrondis. Pièces vulvaires des femelles petites. — Pattes fortes , assez courtes; les postérieures un peu plus longues que les autres, point épineuses. (Mâles inconnus.) Nous ne connaissons pas l'étyraologie du nom de Tetyra. ANGULEUX. TÉTYRIDES'. 19. COPTOCHII.I: . 47 1. T. VILLAGEOISE. Tetijra pagana Fabr, ( PI. 1. fig. 6.) S. R. 184. 29. — Scuteîlera pagana. Giiér. Voyage aut. du monde. 156. Atl. pi. II. fig 5. — Boisd. Voyag. Astrol. II. 625. 3. pi. 11. fig. II. — Callidea pagana. Germ. Z. 122. 24. (Long. 0,010). D'un bleu luisant; une tache sur le prothorax, deux bandes transversales larges , sur l'écusson , ainsi que le ventre , d'un rouge de sang ; les deux bandes de l'écusson quelquefois réunies par une étroite bande longitudinale; le ventre offrant souvent des taches bleues, dont deux ou trois de chaque côté; près du milieu, une au bout du dernier segment, et une de chaque côté, sur les stigmates. Sternum et patles d'un bleu brillant. Antennes noires. Femelle. Nouvelle-Hollande. La description de Fabricius ne mentionne pas de tache rouge sur le prothorax. M. Germar lait, de ces individus sans tache, sa variété a; et sa variété 6 , de ceux cjuc nous venons dé décrire. Genre 19. ' COPTOCHILE. C0PT0CHILUS\ Têle quadrangulaire, notablement échancrée au bord antérieur, à bords aplatis, ceux-ci un peu relevés en avant. — Prothorax et JÉcusson légèrement bombes, ainsi que le dessous de Tabdomen , leurs côtés ayant le bord tranchant, ce qui donne au genre une apparence d'aplatissement général , particulière. — Feutre des mâles ayant, de chaque côté, sur les trois avant-derniers segments, près du centre, une plaque ovalaire allongée, offrant dos stries transversales, très-fines et peu apparentes. ( Femelles inconnues.) Tous les autres caractères sont ceux des Télyres. Du grec xd-rxw , coupé , et -/ûlo^, bord. i. * G. FERRUGINEUX. CoptochUus ferrugineus *. ( Long. 0,008 ). Corps finement ponctué , en dessus et en dessous , de couleur chocolat ou rougeàtre, assez uniforme, dans laquelle on dis- tingue quelques taches ou lignes noires. Côtés de la poitrine et du ventre bleuâtres ; hanches et base des cuisses , jaunes ; le reste des pattes d'un noirâtre ferrugineux. Antennes noires. Mâle. Brésil. 48 HÉTÉR. GÉOG. LONGISC. ORBISCUTES. Genre 20, TRIGONOSOME. TRIGONOSOMA Lap. — Burm. — Germ. — Cimex. Wolff. — Coqueb. — Tetyra Fabr. — Panz. — Ramb. — Blanch. — Ventocoris Halin. Corps formant un triangle très-prononcé en avant , court et ramasse. — Tête petite, fortement inclinée, allongée, avec une notable échancrure à la pointe ; les lobes latéraux dépassant de beaucoup le lobe médian frontal. — Yeux assez petits, globuleux, peu saillants. — Ocelles très-apparents, placés près des yeux et du bord antérieur du prolhorax. — Antennes assez grandes et assez flnes, insérées en avant et assez près des yeux, sous un rebord du presternum avancé en lame , de cinq articles cylindriques : le se- cond plus long que le troisième; le quatrième et le cinquième d'é- gale longueur, un peu épaissis. — Bec assez gros, dépassant un peu le métasternum. — Prothorax fortement et brusquement in- cliné avec la tête, à partir des angles postérieurs , lesquels sont saillant»; et dépassent plus ou moins la ligne des côtés de l'abdo- men. — Écusson large, légèrement bombé, recouvrant à peu près tout l'abdomen, sauf un léger rebord à l'entour. — Élytres à mem- brane n'ayant qu'un petit nombre de nervures, cinq ou sixseulement. — ^&(iomen fortement bombé en dessous. — Pattes assez longues. .• Du grec TptYwvo; , triangle, et awjia, corps. 1. T. DE LA NIELLE. Trigonosoma nigellœ Fabr. Lap. Hémipt. 69,— Burm. Ent. II. 89. 3. — Ramb. Faun. And. II. 96. 1. — Germ. Z. 56. 2. — Cimex nigellœ. Wolff. le. cim. 92. 86. tab, IX. fig. 86. — Tetyra nigellœ Fabr. S. R. 140. 55. — Panz. F. G. 66. 19. — Blanch. Hist. nat. ins. III. 156. i. — p^entocoris ni- gellœ. Hahn. ff^. II. 36. tab. û3. fig. 133. — Scutellère de la nielle. Faun. Fr. Hém. pi. 1. fig. 11. (Long. 0,010-12). D'un brun ferrugineux. Tête et partie inclinée du prothorax , jaunâtres ; angles post(5rieurs de ce dernier , peu saillants. Dessous du corps jaunâtre , plus ou moins brun au milieu ; anus noir. Antennes et pattes d'un jaune pâle. Mâle et femelle. Europe méridionale; Afrique septentrionale. 2. T. DE Desfontaipies. Trigonosoma Desfontainii Fabr. Burm. Ent. II. Î89. — Germ. Z. 56. 1. — Cimex Desfontainii. Ce- ANGULEUX. TÉTYRIDES. 21. ANCYB.OSOME. 49 queb. m. ic. 1. 39. tab. X. fîg. 5. — Teiyra Desfontainii Fabr. S. R. 141. 61. — Ramb. Faun. And. II. 97. 2. (Long. 0,008). D'un jaunâtre ou d'un grisâtre quelquefois mêlé de vert brun. Angles postérieurs du protborax très-salUanls et courbés en avant, en épine longue et mousse à l'extrémité. Un tubercule saillant, placé de chaque côté , sur chacun des segments de l'abdomen. Antennes et pattes de la couleur du corps. Mâle et femelle. Trouvé en Barbarie par le professeur Desfontaines , et récemment par le D' Rambur , en Andalousie ; de la collection de ce dernier. M. Germar dit , en outre , qu'il se trouve en Sicile. Genre 21. " ANCYROSOME. ANCYR0S0MA\ Cimex. Panz. — Teiyra Fabr.— Blanch.—Fentocoris Haliii. — Trigonosoma, Burm. — Graphosoma. Germ. Corps formant antérieurement un triangle très -prononcé, de manière à présenter la forme d'une ancre. — Tête très-aljongée en pointe, avec une faible échancrure à son extrémité, beaucoup plus conique et moins inclinée que dans les Trigonosomes ; lobes latéraux dépassant de beaucoup le lobe médian frontal.— Feux petits, saillants, presque pédoncules.— Ocelles rejetés en arrière et assez loin des yeux. — Antennes insérées en avant et fort loin des yeux, à articles cylindriques, le second beaucoup plus long que le troisièin^. — Bec dépassant un peulemétasternum. — Pro- thorax incliné brusquement, mais moins que dans les Trigono- somes, à angles postérieurs très-saillants, dépassant notablement la ligne de l'abdomen ; présternum n'ayant pas de lame avancée, qui se prolonge vers l'insertion des antennes.— £'cMS5on dépassant l'abdomen et le recouvrant à peu prés entièrement, sauf un rebord de la base des élytres, avec une carène médiane qui s'étend sur le prothorax et sur la tête. Les autres caractères, comme dans les Tri- gonosomes. Du grec àYxupa , ancre, et «otxa , corps. 1. A. RAïÉ DE BLANC. Ancyrosoma albolineatum Fabr. (Pi. 2. fig. 1). Cimex albolineatus. Panz. jP. G. 66. 20. — Tetyra aîbolineata Fabr. S. R. 140. 58. — Woltr. Ic. cim. 95. 89. tab. IX. fig. 89. — Blanch. Hist, nat. ins. III. 156, l\,^VentocQris albolineatus, Hahn, ff^. II. 37. HÉMIPTÈRES, '* 50 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. ORBîSCUTES. tab. XLIII. f?g. lZ5.—Trigonosomaalbolinea(a. Burin. Ent. II. 389. 5. — Gra^osoma albolineata. Germ. Z. 52. 5. — Scutellère rayée de blanc. Fauh. Fr. Hém. pi. 1. fig. 2. (Long. 0,008). Corps testacé grisâtre , avec cinq carènes sur le protlio- rax , peu prononcées , lesquelles se prolongent en augmentant de force sur l'écusson ; les deux latérales les plus proches de l'intermédiaire, assez faibles et dépassant à peine le milieu de l'écusson ; les bords de celui-ci légèrement élevés; toutes ces carènes jaunes. Angles postérieurs du pro- thorax très saillants en forme de pointe. Antennes et pattes jaunâtres. Mâle et femelle. Italie ; Portugal ; midi de la France. Nota. Nous ne pouvons rapporter à cette espèce la fig. 156 de Stoll , citée par Fabricius , notamment parce que , dans cette figure , les angles postérieurs du prothorax sont arrondis, sans aucune saillie ni pointe. M. Germar indique une autre figure de cet auteur (168) comme étant celle de Valbolineatum, ce que nous ne pouvons pas admettre non plus, parce que, indépendamment de la différence de patrie, Stoll dit, dans sa des- cription, ce que prouve aussi sa figure, que le prothorax ne présente au- cune raie. Genre 22. * BOLBOCORE. BOLBOCORIS *. Corps très-bombé, court , ramassé, globuleux. — Tête ayant ses lobes latéraux réunis au delà du lobe médian, de manière à ne former presque pas d'échancrure entre eux. — Élytres ayant leur membrane à cinq ou six nervures seulement. Tous les autres caractères sont ceux des Tétyres. Du grec poXêbç, buibe, et de xopi;, punaise. 1. * B. TRICOLORE. Bolbocoris tricolor *. ( Long. 0,00/i-5 ). Corps rouge en dessus. Tête noire avec une tache jaune , quelquefois effacée. Disque antérieur du prothorax assez ru- gueux, noir, avec des lignes et des taches jaunâtres, irrégulières; ses angles postérieurs noirs. Base de l'écusson noire, avec une ligne mé- diane un peu éievée et un point de chaque côté, jaunes. Extrémité de l'écusson noire ; la ligne médiane élevée passant sur cette partie noire , et un petit point, de chaque côté, jaunes. Dessous du corps jaune, forte- ment taché de noir. Pattes jaunes. Antennes brunes. Mâle et femelle. Cap de Bonne-Espérance. ANGULEUX. ÈURYGASTRIDES. 23. EïJS.TrG ASTRE. 51 Groupe 4. ElIS.YaASTÎI.IDSS. Ce groupe se distingue de tous les précédents par un écusson notablemeiît plus étroit que l'abdomen, dont les flancs sont largement laissés à découvert. Le lob 3 n^édian frontal est ordinairement dépassé par les lobes latéraux de la tête. Les articles dos antennes y sout , sans exception , au nombre de cinq. . Genre 23. EURYGASÏRE. EURYGASTER Lap. — Spin. — Cimex Linn. — Geoffr. — Wolff. — Teiyra Fabr. —Burm. — Ramb. — Germ. — Blanch. — Bellocoris Hahn. — Scutellera. L. Dut. — Brull. — Odontotarsus. Spin, Tête large, triangulaire, peu inclinée, aplatie en dessus, à bords tranchants; son extrémité antérieure ou écliancrée parla réunion des lobes latéraux au delà du lobe médian frontal, ou presque tri- lobée par le lobe médian frontal et les lobes latéraux. — Yeux pe- tits, presque cachés en dessous. — Ocelles grands, assez éloignés des yeux, encore plus éloignés cniie aux.— y^ntennes insérées sous un rebord lan'eiliforme du présternura , assez longues ; premier et second article d'égale longueur , le troisième un peu plus court que le second. — Bec atteignant la base de l'abdomeu. — Prothorax faiblement bombé , un peu incliné antérieurement , avec les bords aplatis, tranchants; les angles postérieurs arrondis, non saillants — Écusson presque plat, à côtés coupés droit jusque vers le mi- lieu , puis s'arrondissant vers la pointe , faiblement caréné au rai- lieu. — Élytres ayant la partie coriace de leur base découverte; membrane à nervures nombreuses. — Abdomen beaucoup plus large que récusson,ses flancs aplatis ; ventre légèrement bombé. — Pattes assez courtes ; jambes ayant quelques épines ; tarses grêles. Du grec tùçhc,, large, et yacTïip , ventre. Les détails suivants sont puisés dans l'excellent ouvrage du savant anatomiste M. Léon Dufour : Recherches anatomiques et physio- logiques sur les Hémipières. « La Scutdlera maura se rencontre communément sur les épis de froment, dont elle pique et suce les grains encore tendres, 52 HÉTÉR. r.ÉOC. LONGISC. ORBISCriTES. » Les antennes et les flancs du prothorax de cRt insecte ont une structure remarquable : le bord antérieur et interne de î=es flancs est détaché en forme de lame arrondie, et recouvre entièrement, dans le repos, rin«eriion des antennes. Lorsque l'animal est sur- pris, ces derniers organes disparaissent en s'enfonçantsous la lame en question , et vont se coucher à côté l'un de l'autre contre le rostre dans la rainure du sternum. Le premier article des antennes est allongé, aminci vers sa base, légèrement arqué ainsi que le se- cond, pour se prêter à la retraite de l'organe dans la coulisse ster- nale (1). » Nous ferons remarquer que ces faits et ces mœurs , que nous arons été souvent à même de vérifier, se retrouvent exactement dans 1 Eurygastre hottentot, mais de plus aussi dans les iElies, genre qui appartient , par la forme de Técusson , à la tribu des Coniscutes. M. Léon Dufour ajoute les détails suivants sur l'E. maure. « L'appareil vulvaire de la femelle, quoique fait sur le même plan que celui du Graphosoma ïineatum , a les panneaux de la vulve beaucoup moins bombés, presque glabres; les pointes des pièces postérieures se croisant un peu réciproquement, la plaque médiane des pièces intermédiaires entièrement cachée par les latérales (2;, » La région anale du mâle ne présente, en dessous, qu'une plaque d'une seule pièce en forme d'écusson, à peine déprimée , arrondie en avant, largement tronquée et légèrement échancrée en arrière, constituée par larmure copulatrice (3). » Les œufs sont globuleux , glabres , rangés en séries contiguës sur le support où ils ont été pondus, et ils sont proportionnellement plus gros que ceux du Graphosoma linealum ; ils ont, soit quand ils sont encore renfermés dans les gaines ovigères , soit quand ils viennent d'être pondus, une couleur vert-émeraude. Ils s'ouvrent par un opercule en forme de calotte sacerdotale, et la circonscrip- tion de celle ci est marquée par une rangée circulaire de très-petits points blancs, qu'une bonne loupe découvre facilement. Les petits qui viennent d'éclore sont d'un noir bronzé obscur (4). » La bourse odorifique de cette espèce a environ une ligne et (1) Reeli. Hémipt. 2G. (2) IJ. 197. (3) m. 154. (4) r,i 198. ANGULEUX. L.L/flïGAàliUUES. 23. EÏ3H,ir«îA£TK,B. 53 demie de largeur ; elle e-t dun jaune safrané. On peut manier cet Eurygastre sans qu'il exhale une odeur sensible , et l'on ne parvient à développer celle-ci , et encore à un faible degré, qu'eu irritant fortement ou en blessant cet insecte (1). » 1. E. HOTTENTOT. Eurygastev holtentotus Fabr. Lap. Hémipt. 69. — Spin. Hémipt. 366.— Cimex maurus. Wolff. le. cim. 135. 129. tab. XIII. fig. 129. c- d — Telyra hottentota Fabr. .y. R. 136. 37. — Burœ. Eut. II. 590. 2.— Ramb. Faun. And. II. 101. 6. — Germ. Z. 73. 2. — Blanch. Hist. nat. ins. l'il. 156. 2. — Bello- coris maurus. YL^àm. f-F.ll.lilx.tab. XLV. fig. 159. — Sculellera hottentota. Briill. Hist. nat. ins. IX.Zi02. — La Punaise porte cliappe brune. Geoffr. Ins. I. û67. 66 ; et la Punaise porte chappe noire, id. 468. 67 — Scutellère hottentote. Faun. Fr. Hém. pi. 1. fig.'l. (Long 0,012-15 ). Jaunâtre, brun ou noir. Tête aplatie, son extrémité échancrée par la réunion des lobes latéraux au delà du lobe médian fron- tal. Carène de l'écusson très-prononcée au milieu. Mâle et femelle. Midi de l'Europe ; France ; Allemagne ; commun aux environs de Paris. La Telyra nigra Fabr. S. H. 136. 39, n'est que la v«iriété noire de cette espèce. 2. E. MicRE. Eurygaster maurus Linu. Cimex maurus Linn. Faun. S twc. 913. — Wolff. le. cim. 135.. 129. tab. XIII. fig. 129. a. b. — Encycl. méth pi. 123. fig. 9. — Tetyra maura Fabr S. R. 136. 36 ( nec Geoffroy). — Burm. Ent. 11.390. 3. — Ramb. Faun. And. II. 100. 5 {nec Geoffroy ). — Germ. Z. 73. 3. — Blanch. Hist. nat. ins. III. 156. 1. Hém. pi. 7. fig. Q.—Sculellera maura. L. Duf. Rech Hémipt. 26. — Odontotarsus maurus. S\)\n. Hémipt. 363. 5; et Odontotarsus pictus. id. 4 (variété du précédent). — Scutellère maure. Faun. Fr. Hém. pi. 1. fig. 4. — La Punaise grise à bouclier. Stoll. Punais. 117. pi. XXIX. fig. 204. (Long. 0,010). Jaunâtre ou brune. Tète subconvexe , son lobe médian frontal atteignant le bord antérieur. Carène de l'écusson à peine appa- rente. Côtés de l'abdomen tachetés de brun. Mâle et femelle. Très-commun en Europe , surtout dans nos environs. La Tetyra picta Fahr. S. R. 130. 38 (Bellocoris pictus Hùhn. JV. II. 45. t. 1' !'. 50. — Scutellera fidifjinosa. Lalr. Gen. III, ll^j. 4. — Ursocuris fuliginosus. Halin. /f^ II. 19. tab. XL\ I /ig. lZi2 — Arctocoris fuliginosus. Gcrni. Z, hl. 1. — Sciilellère fuligineuse. Faun. Fr. Hêiii. pi. 1. fig. 7. (Long. 0,007). Brune ou noire, avec trois lignes longitudinales hlan- cliâtres, bordées de brun, sur l'écusson. Mâle et femelle. Europe méridionale ; Afrique septentrionale. Elle n'est pas rare aux en- virons de Paris, dans les bois ; nous ne l'avons jamais prise sur les plan- tes, mais toujours à terre , dans les sables exposés au midi. Cette espèce varie beaucoup tant pour la taille que pour les couleurs ; ses plus notables variétés sont : 1° Tetyra litura Fabr. S. h. 139. 51. — 2" Tetgra dursalis. id. 5/j. Groupe 3. CANOFIBSS, Antennes de quatre articles. Genre 39. CANOPE. CANOPUS Fabr. — Daim. — Lefebvr. — Burm. — Blanch. Corps lisse, luisant, parfaitement globuleux en dessus, con- cave en dessous. — Tefe assez grande, inclinée verticalement , aplatie en dessus , avec un bord tranchant qui s'avance en sar- rondissant; le bord antérieur découpé en trois lobes, dont l'inter- médiaire semble former le conunencement d'une carène en dessus. — Yeux assez gros. — Ocelles nuls. — Aryennes un peu plus longues que la tête, de quatre articles; le premier cylindrique, un peu courbé , et le plus long de tous ; !« second cylindrique , plus long que chacun des deux suivants ; le troisième ovalaire , un peu épaissi ; le quatrième ovalaire , de même grandeur que le troisième. — Bec atteignant jusqu'au quatrième segment de l'ab- domen , de quatre articles. — Prothorax assez étroit , transver- sal , très-échancré antérieurement pour .-ecevoir la tête , arrondi et pendant sur les côtés , séparé du mé^othorax par une ligne à peine indiquée , quand elle existe ; mèsothorax très-grand , occu- pant â lui seul plus ou près de la moiiié du corps, mais ce- pendant laissant à découvert postérieurement quelques segmehts de l'abdomen. — Élytres paraissant seulement rudimen.taires, et indiquées par une petite ligne ovalaire , qui se voit , de chaque GLOBULEUX. CANOPIDES. 39. CASÎOPS. 71 côtéj sur le mésothorax ; ailes paraissant aussi indiquées, à l'état rudimentaire , de chaque côté du segment qui suit le mésoihorax et qui devrait alors eue considéré comme le métathorax. — Abdo- men présentant seulement ,^ en dessus, l'indicalion de deux seg- ments , concave et olïVant six segments en dessous , terminé de tous côtés par un bord tranchant (jui fait paraître le ventre encore plus concave. — Pattes assez petites, cachées sous le ventre; tarses de trois articles , le second très-petit , à peine visible. Ce genre des plus remarquables , et que l'on n'a rangé parmi les Orbiscutes que parce que Ion ne sait où le placer mieux, a été l'objet d'une assez longue discussion parmi les entomologistes mo- dernes. Créé par Fabricius , qui nous paraît avoir tiré son nom du grec xivwTrov, fleur de sureau, par allusion au fruit de cette plante, petite boule noire à laquelle en effet les Canopes ressemblent, il est resté longtemps inconnu. Plusieurs entomologistes y rappor- tèrent d'abord diverses espèces qui paraissaient avoir de l'analogie avec lui , tels que Leach (i) et M. de Laporte de Castelnau (2). Dal- man seul avait trouvé un individu appartenant réellement à ce genre, dans la collection de M. Schonherr, et en avait donné une nouvelle description (3). Enfin, M. Al. Lefebvre publia à ce sujet, en 1833, dans le Magazin de Zoologie de M. Guérin , une lettre adressée à l'un de nous , qui vint dissiper tous les doutes et fixer désormais l'opinion sur le vrai genre Canopus, dont il donna en même temps une figure. Toutefois crtte figlire n'indique pas très- exactement la grandeur proportionnelle , ni la forme que nous avons trouvées dans les articles des antennes. Fabricius, qui n'en compte que trois, a, sans doute, été induit en erreur par un individu dont les antennes étaient mutilées , cas qui se pré- sente assez fréquemment, le dernier article tombant avec fa- cilité , et la forme ovalaire du troisième pouvant faire supposer qu'il n'existe pas d'autre article après lui. Nous devons cette observation à Carreno. Tous les individus rapportés jusqu'à présent' â ce genre lie nous paraissent pas être arrivés à l'état parfait ; mais il esi permis de douter qu'ils y parviennent jamais. (1) Griff. nnim. kingd. XV, 233. pi. 92, (2) Hémipt. i5. (3) £ph. eut. 33. 72 liRTIîROPTKRFS. GÉOCORISES. 51. Burmeister a distingué doux espèces dans ce genre, ce que M. Al. Lefebvre avait déjà soupçonné avant lui. Fabiicius les cou- naissiiit peut-être toutes les deux , puisqu'il dit que les individus de son C. oblcclus varient beaucoup |)Our la grandeur. 1. C. ENVELOPPÉ. Canopus involutus Burtn. Eni. II. 382. 1. — Blancli. Hist. nat. ins, III. 162. 1. ( Long. 0,003-/i ). D'un brun noir luisant. Prolliorax distinctement séparé du mésothorax par une ligne légère. Antennes et pattes ferru- gineuses. Brésil. 2. C. KECODVERT. Cauopus obtectus Fabr. S. R. IST. 1. — Daim. Eph. ent. 33. — Lefebvr. Mag. zool. Guér. 1835. — Burm. Ent. II. 382. 2. — Blanch. Hist. nat, ins. III. 102. 2. ( Long. 0,0015 ). Antennes et pattes plus pâles que dans le précédent. Protliorax non distinctement séparé du mésothorax. Brésil. Nous n'avons pas vu cette espèce en nature ; nous la donnons seulemen t d'après M. Burmeister, en faisant remarquer que la description de Fabri- cins peut s'appliquer également à l'une et à l'autre espèce. DEUXIÈME TRIBU. 'CONISCUTES. CONISCUTI*. Pentalomites Lap. Celle Iribu se distingue de la précédente par un éousson généralement triangulaire, n'atteignant pas l'extrémité de l'abdomen, et laissant à découvert la base des élytres. Ce- pendant nous y avons admis , par exception , le groupe des Stirétrides et le genre Sachane , où l'écusson atteint cette extrémité; mais, dans les Slirétrides , la base des élytres est laissée à découvert , et le bec , gros , libre dès sa base , a une forme qui ne se retrouve nulle part dans les Orbis- cutes ; tandis que ce caractère si important les rapproche essentiellement du groupe des Asopides , qui forme , avec les Stirétrides, noire race des Spissiroslres. LONGISCUTES. CONISCUTFS. 73 Le |?cnre Sacbano a , certainement , par la longueur de l'écusson, qui rouvre même une partie do la base dos ély- tres , beaucoup de rapport avec les Orbiscutes ; mais la forme aplatie et foliacée de son corps nous a paru l'en éloi- gner complètement , et nous l'avons placé , pour cette rai- son , dans le groupe des Phléides , qui est celui où il se range le plus naturellement (1). Wous avons divisé cette tribu en cinq races , en commen- çant d'abord par séparer de toutes les autres celle des Ca- nalirostres, contenant le genre unique Mégyméne, qui a paru , aux yeux de quelques entomologistes , si distinct du reste des Coniscutes, qu'ils l'ont placé dans nos Ductirostres, à côté des Arades, avec lesquels ce genre a tant de ressem- blance. Nous avons fait passer en première ligne, pour cette raison , le caractère tiré de l'existence d'un canal dans le- quel repose tout entier un bec court qui ne dépasse pas le mésosternum , caractère qui appartient exclusivement aux Canaliroslres , tandis que le bec est libre , en tout ou en majeure partie , dans les autres Coniscutes, qu'on peut nommer, par opposition, Libortirostros {Lihertirostri). Après ce caractère, nous avons cboisi , pour diviser cette tribu, celui qu'a indiqué M. Burmeister dans l'existence d'un bec court, qui est celui de la race des Brévirostres, ce bec ne dépassant pas ordinairement le présternum , tandis qu'il est généralement long , et atteint au moins l'extrémité de la poitrine dans les autres Coniscutes , les Longirostres ( Longirostri ) , sauf les observations que nous avons faites précédemment sur le passage presque insensible d'une li- mite à l'autre, pour cette différence de longueur du bec dans certaines espèces qui ne peuvent alors se classer dans telle ou telle race que par un autre ensemble de rapports et d'analogies à considérer. (l) Dans le genre Plilée lui-même, il y a une espèce {P. pnrndoxa Hahn ), dont l'écusson atteint l'extrémité de l'abdomen. Nous connais- sons aussi une espèce qui rentre dans le genre Discocéphale , et qui se trouve dans le même cas. 74 HÉTÉR. GEOC. LONGISC. CONISCLTES. Les Longirostres se divisent ensuite en : 1° ceux dont le bec est épais et libre dans toute son étendue , formant la race des Spissirostres ; et 2° ceux dont le bec est générale- ment grêle , engaîné à sa base , le premier article logé dans une rainure de la gorge , les Ténuirostres ( Tenuirostri ), CeQx ci enfin se divisent en : 1° ceux dont les pattes sont hérissées d'épines , le corps ovalaire ou hémisplu'riquc , Formant la race des Spinipèdes ; et 2° ceux dont les pattes sont nues ou seulement frangées , formant celle des Nu- dipédcs. PREMIÈRE RACE. * SPISSIROSTRES. SPISSIR0STR1\ Asopus Burm. Un bec épais , libre dès sa base , dans toute son étendue, est le caractère qui distingue exclusivement cette race du reste des Coniscutes , et même de tous les autres Hémi- ptères. M. Burmeister est le premier qui l'ait signalé, pour former son genre Asopus, qui répond exactement à notre race des Spissirostres. Groupe 1. STIR'^TEIIBES. Nous avons dit que c'est le caractère tiré da bec qui nous a fait ranger, par exception, dans la tribu des Coniscutes, le groupe de Stirélrides , qui appartient, par la longueur de son écusson, atteignant l'extrémité de l'abdomen, à celle des Orbiscutes. Ce groupe très-remarquable nous a paru , ainsi qu'à M. Burmeister, ne pouvoir être séparé des autres genres qui présentent un bec semblable dans la famille des Longiscutes. Les espèces qui lui appartiennent ont le corps bombé et très-analogue à celui des Orbiscutes , l'é- cusson très large , à bords presque parallèles , et arrondi à son extrémité, mais laissante découvert toute la partie coriace des élytres. Elles sont toutes de l'Amérique méri- dionale, notamment du Brésil. SPiSSIROSTRES. STIRÉTRIDES. hO. STSRÈTRE. 75 Genre 40. STIRÈTRE. STIRETRUS Lap. — Bnill. — Gerni. — Scutellera. Le P. et Serv. — Telyra Fabr. — Say. Tcte petite, presque quadrangulaire, écliancvée au borrl anté- rieur. — Yeux g\ohu\eu\ , très-saillants. — Ocelles placés un p'u en arrière et assez loin des yeux. — Antennes (pi. 1. fig. 1 6) à peu près de la longueur de la moitié du corps, de cinq articles, le pre- mier très-court , épaissi"; le troisième phis court que le secon. D'un vert Un peu doré, irrégulièrement ponctué en dessus. Dessous du corps et pattes de celte même couleur , avec un reflet violet. Membrane des élytres brune, surtout dans la tnoitié extérieure. Pointe basilaire ventrale pâle à sofl extrémité. Antennes noires. Femelle. Brésil. 76 HRTÉB. C.KOC. LONGI^CUTES, 2. S. VIOLET. Sliretrus violaceus Say. (PI. 1. fig. 1). Germ. Z. 12. 3. — TcVjra violacea Say. Amer, entom, tab. /i3 . fig. 2. (Long. 0,011 ). D'un violet sombre métallique, avec des points enfoncés assez rares. Une ligne étroite transversale à la base du ventre , jaunâtre , placée sur le quatrième segment abdominal; vers le centre, deux petits points enfoncés soyeux , noirs. Pièces anales de la femelle tachetées de jaunâtre sale. Antennes et pattes de la couleur du corps ; jambes et tarses chargés de poils roides et roussâtrcs. Femelle. Floride. Donné par M. L. Dufour. S. DIX TACHES. Sliretrus decemguttatus Le P. et Serv. Lap. Hémipt. pi. 55. fig. 8. — Germ. Z. 17. 15. — Scuteîlera de- cemguttata Le P. et Serv. Enc. X. ûlO. 2. (Long. 0,010). D'un rouge ferrugineux en dessus, et irrégulière- ment ponctué. Prothorax ayant postérieurement trois grandes taches Jaunâtres ; écusson en ayant un pareil nombre , dont une apicale ; deux taches de cette même couleur, sur le bord extérieur de cha- que élylre ; la membrane brune. Dessous du corps noir ; bords extérieurs du prothorax ayant un peu de ferrugineux. Abdomen avec cinq taches Jaunâtres, dont deux sur chaque bord extérieur et une centrale à la base de la pointe ventrale. Pattes noirâtres , mélangées de ferrugineux. An- tennes noires. Brésil. Ajoutez : 1" Sliretrus lylhrodes Germ. Z. lu. 8. — 2° Sliretrus atricopillus. id. 18. 16. — 3" Sliretrus ■personatus. id. 10. 12. — û» Telyra Diana Fabr. S. R. 137. 45. Genre 41. STIRETROSOME. S TIPxETROSOM A Spin. Scuteîlera. Le P. et Serv. — Sliretrus. Germ. — H. SchafF. Jambes antérieures (pi. 1. fig. 2 a) non aplaties en spatule. Les autres caractères sont ceux des Stirètres, De Siirètre , et du grec cwaa , corps. 1. S. éfiiminocipiuhz. Stiretrosoma erythrocephala Lg P. etSerx. (PI. 1. fig. 2.) Spin. Hémipt. 356. — Scuteîlera erythrocephala Le P. et Serv. COiNISCUTES. SPISSmOSTRES. ASOPIDES. 77 Eue. X. ZilO. 3. — Stirelrus erythrocepkalus. Genii. Z. 13. 7. — H. Schaff. PP. V. 5. tab. CXLVI. fig. /l59. ( Long. 0,008 - 9 ). D'un vert un peu doré , changcaut en violet , ir- régulièrement ponctué en dessus. Tète , pattes , deux taches à l'anus et pointe ventrale, d'un rouge sanguin. Base des antennes de même couleur; leurs trois derniers articles, les tarses et l'extrémitc des jam- bes , noirs. Femelle. Brésil. Genre 42. DISCOCÈRE. DISCOCERA Lap. — Germ. — Scutellera. Le P. etServ. — Pert. — Asopus Burm. Antennes ayant leur quatrième article très-dilaté (pi. i. fig. 5 a), de forme elliptique (1). — Ecusson échancré de chaque côté, son disque relevé en bosse. — Pleutre sans pointe à la base. — Jambes antérieures non élargies en spatule ; cuisses antérieures dentées. Les autres caractères, comme dans les Stirétres. Du grec oîsxo;, disque, et xépa?, corne. Ce nom se rapporte ù la palette qu'offrent les antennes. 1. D. DOS BLEU. Discocera ochroeyanea Le P. et Serv. ( PI. 1. fig. 3 ). Lap. Hémipt. 72. pi. 55. fig.Zi. — Germ. Z. 21. 1. ~ S culeller a ochro- eyanea Le P. et Serv. Eue. X. ûll. h. — Pert. Del. an. G5. pi. 33. fig. k-— Asopus ochrocyaneus. Burm. Ent. IL 381. Ik. — La Punaise à dos bleu. Stoll. Punais. 58. pi. XIV. fig. 92. : (Long. 0,009-lo;). Testacée-, avec les deux derniers articles des anten- nes noirs , excepté à leur base. Une très-grande tache occupant le protlio- rax (excepté ses bords antérieur et latéraux), l'écusson en entier, les élytres à l'exception de leur base et de leur bord extérieur, d'un bleu noirâtre. Corps ponctué et très-bombé en dessus. Angles postérieurs du prothorax un peu saillants en pointe. Mâle et femelle. Brésil. Groupe 2. ASOPIBES. Ce groupe se distingue du précédent, non-seulement par la brièveté de l'écusson, qui n'atteint pas l'extrémité de j) L.ip. Hémipt. pi. 55. %. 4. 73 HÉTER. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. rabdomcn , mais par la forme triangulaire de cet ccusson , qui est celle de tous les autres Coniscules, ses bords laté- raux plus ou moins sinués avant l'extrémité. Ce groupe renferme des espèces assez disparates entre elles pour le faciès, et qui ne sont réunies qu'à cause du caractère si saillant tiré du bec. La manière dont nous avons divisé les Asopidcs se rap- proche entièrement de celle qu'a présentée M. Burmeister pour les subdivisions de son genre Asopus ; nous avons seu- lement préféré, dans les Asopidcs à pointe ventrale , le ca- ractère tiré de la grandeur de celte pointe à celui de la saillie des angles postérieurs du prothorax , de sorte qu'on pourra subdiviser un jour les Asopides à pointe ventrale petite et ceux à pointe ventrale grande par le caractère tiré de cette saillie. Nous connaissons déjà une espèce qui pourra y donner lieu dans les Asopides à pointe ventrale grande , mais nous n'en connaissons pas dans les premiers, ceux à pointe ventrale petite. Genre 43. ' CAZIRE. CdZIRA\ Pcnialoma. Westw. — Asopus Burra. — lï. SchafF. Corps assez court, ramassé. — Éciisson présentant, à sa base, des tubercules reiiilés. —Ventre ayant, à sa base, une [lointe pe- tite, dirigée en avant , ne dépassant pas rinsertion des paites pos- térieures. — Toutes les cuisses armée.-, d'une epino en dessous, vers lextrémite; dilatation des jambes antérieures très-grande. Les auU'es caractères sont ceux des Asopes. De l'arabe . jj> , cazir , qui sent mauvais. 1. C. VERRUQUEUSE. Cttzira verrucosa Westw. ( 1^1. 3. fig. 8 ). Pentatoma verrucosa Westw. Zool. Journ. 20 sept. 1835. XXII. fig. 7. — Asopus verrucifer Burm. ^nf.lî. 380. 10. — Asopus chi- ropterus Hagenb. H. Schaff. fr. V. 78. tab. CLXX. fig. D23. (Long. 0,010). D'un rouge brique , jaunûtre. Yeux noirs. Trois taclies noires arrondies, i)lacées sur une ligne transversale, au milieu du proliio- rax , Deux laclies noires semblables , à la base de l'ccusson , avec qualr e SPISSIROSTRES. ASOPIDES. 45. CORTSSORHAFHE. 79 tubercules, dont les deux latéraux très-petits. Une tache noire, ronde, sur le disque des élytres , un peu au delà du milieu ; une autre petite à leur extrémité. Une tache noire sur le mésosternum , au milieu. Métasternum noir de chaque côté. Une autre tache noh-e de chaque côté, sur l'avant dernier segment ventral. Pattes et antennes jaunâtres. Femelle. Manille. Genre 44. * PLATYNOPE. PLATrNOPUS\ Vexttre ayant , à sa base , une pointe petite, ne dépassant pas l'insertion des pattes postérieures. — Bec élargi dans son milieu. — Cuisses antérieures armées d'une épine en dessous, vers l'ex- trémité. Tous les autres caractères sont ceux des Asopes. Du grec TrXaTùvw , dilater, et -oûî , pied. 1. *P. VARIÉ. Platynopus varius *. (PI. 3. fig. 0). { Long. 0,015 ). D'un brun chocolat, varié de jaune sale ou pâle. Proilio- rax presque entièrement jaunâtre , ponctué de brun , avec une large ligne longitudinale, une tache indécise de chaque côté et les angles postérieurs du proliiorax, bruns; ces angles très-saillants, bidentés. Écusson avec une large tache brune à la base , le reste jaune ponctué de brun , cette ponc- tuation dessinant wne petite ligne jaune longitudinale , à partir de la grande tache brune basilaire. Élytres à base coriace brune -en majeure partie, tachetée de jaunâtre; leur membrane, en majeure partie, d'uu brun d'écaillé transparent , avec l'extrémité blanche et hyaline , sauf un léger bord extrême brunâtre. Dessous du corps et pattes jaunâtres, ta- chetés de brun; les quatre cuisses postérieures presque entièrement jau- nâtres, avec leur extrémité brune, tachetée d'un ou de deux points jau- nâtres; les quatre dernières jambes jaunes, avec leur base et leur extré- mité brunes. Pattes et antennes d'uu brun ferrugineux, avec quelques points jaunâtres. Femelle. Java. Genre 45. 'CORYSSORHAPHE. CORYSSORHAPHIS {Coryzorhaphis Spin ) *. Corps assez court, ramassé. -— Tête large , presque carrée. — Bec des Stirétres , élargi dans son milieu. — Prolhorax ayant ses angles postérieurs saillants en épine peu \)roiioiicée. — Fenlrc ayant , à sa base , une pointe ( pi. 3. fig. 10 ) petite , dirigée en 80 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. avant, ne dépassant pas linsertion des pattes postérieures. Les autres caractères sont ceux des Asopes. Ce genre dillère des Cazires par ses cuisses mutiques. Du grec xopùtïjw , armer, et pa^l; , aiguille. 1. C. LEUcocÉPHALE, Coryssorhaphis leucocephaîus Spin. ( PI. 3. fig. 1 }. Hémipt. 354. (Long. 0,010). D'un rouge écarlate. Milieu du front, dessous de la tète, bord antérieur du protliorax, haaclies, base du bec, un grand anneau aux cuisses et aux jambes, et l'extrémité de l'écusson, d'ua blanc jau- nâtre. Antennes, base et bord antérieur de la tête, cuisses, jambes et tarses, noirs. Extrémité de l'abdomen tachetée de noir et de jaune. Partie membraneuse des élytres hyaline , avec uue longue tache obscure à l'ex- trémité et une bande obscure anguleuse à la base. Femelle. BrésU. Gekre 46. '^ PHYLLOCHIRE. PHYLLOCHIRVS [PhyllocheirusS^'m.) *. ffeteroscelis Latr.— • Lap. Tcte étroite , très-allongée , écliancrée au bord antérieur, les lobes latéraux dépassant de beaucoup le lobe médian frontal. — Yeux petits, très-saillants. — Bec assez peu épais; la tète offrant, en dessous, près de la base du bec, une rainure peu prononcée. — Prothorax ayant un sillon transverse et une carène longitu- dinale médiane. — Ventre ayant , à sa base , une pointe courte qui ne dépasse pas l'insertion des pattes postérieures. — Pattes assez longues et grêles ; jambes antérieures largement dilatées , à leur bord antérieur, en feuille arrondie ou ovalaire. Les autres caractères, comme dans les Asopes. Du grec cpOXXov , feuille , et yzi^, main. M. Spinola (Hémipt. 506) a substitué ce nom à celui de Hete- roscelis Latr. , parce que ce nom de Ileleroscelis a déjà été assi- gné par Latreille lui-même (Règn. anim. 1829.11. 18) , à un genre de Coléoptères de la famille des Mélasomcs. Nous rectifions toute- fois l'orthographe de M. Spinola, qui écrit Phyllocheirus , le mot xelp, en grec , s'écrivant chir en iatin. M. Bunneister ( L'ntAl. 580) fait observer , avec raison,. cantha , cou, et cRtrrr , cona , angle. 1. C. DiscoLORE. Canthffcona discolor Pal. Beauv. Pentatoma discolor Pal. Beauv. Ins. 112. Héni. pi. VIII. fig. S. (Long, 0,012 ). Tête et prothorax ponctués et assez rugueux en dessus, brunâtres. Une ligne médiane longitudinale sur la tête, n'atteignant pas le bord antérieur, peu distincte; des taches indécises et le bord postérieur du prothorax , d'un jaunâtre ferrugineux. Écusson et partie coriace des élytres , de cette dernière couleur , ponctués de brun. Mem- brane des élytres , d'une transparence d'écaillé jaunâtre. Sternum grisâ- tre, ponctué de brun. Bec jaunâtre, le. dernier article brun. Ventre bru- nâtre, ponctué de noir. Pattes brunâtres, avec une teinte bleuâtre qui se reproduit sur la membrane des élytres ; cuisses légèrement tachetées de jaunâtre; extrémité des jambes et tarses, grisâtres. Antennes brunes. Femelle. Oware , royaume d'Afrique. iAmiptères. 6 82 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. GONISCUTES. 2. C. \OLOFA. Canthecona Yolofa Guér. Pentatoma Yolofa Guér. le. règn. anini. Ins. pi. 05. fig. 2. (Long. 0,012). D'un noir bleuâtre métallique, en dessus. Une ligne médiane longitudinale irrégulière , sur la tête ; une ligne latérale analo- gue , au delà des yeux ; les bords antérieur et latéraux du prolhorax , une ligne médiane longitudinale sur le protliorax , et , de chaque côté d'elle, deux petites lignes également espacées; une ligne médiane, con- tinuant celle de la tête ei du protliorax, sur l'écusson, avec une ligne latérale, qui ne va pas jusqu'à l'extrémité, d'un.rouge jaunâtre. Extré- mité de l'écusson , d'un jaune soufre. Membrane des élytres ayant son disque d'une transparence jaunâtre d'tcaille, son extrémité pâle. Dessous du corps, d'un jaune rougeâtre , avec deux lignes latérales, très-indéter- minées et interrompues, d'un bleuâtre métallique; la plus externe des lignes formée, notamment sur l'abdomen, par des points demi circulai- res à la base de chaque segment ; sur le disque ventral , trois petites lignes transversales , interrompues au milieu, quelquefois à peine visi- bles. Bec et pattes jaunâtres ; cuisses brunes en dessus , ou tachetées de brun; jambes brunes à la base et à l'extrémité; tarses bruns. Antennes brunes. Quelquefois les lignes latérales de l'alidomen se confondent en une seule, et tout le sternum est bleuâtre comme elle; dans ce cas, les lianes paraissent tachés de rougeâtre. Les lignes de la tète, du prothorax et de l'écusson sont quelquefois interrompues. Mâle et femelle. Sénégal, Ajoutez : Pentatoma phymatophora Pal. Beauv. Ins. 112. Héni. pi. VIII. fig. 2. Genre 48. * CATOSTYRAX. CATOSTYRAX\ Cimcoc. Drur. — Pentatoma. Le P. et Serv. Frothorax ayant les angles postérieurs arrondis , mousses. — Ventre ayant, à sa base, une pointe assez grande pour remonter au-dessus de l'insertion des pattes postérieures. — Pattes anté- rieures peu dilatées. Tous les autres caractères sont ceux des Asopes. Du grec xdxM , en dessous , et oTûpa?, pointe de lance. Ce genre paraît correspondre aux Oplomus de M. Spinola (Hémipt. 353), mais nous ne connaissons aucune des espèces que cet auteur a signalées pour en faire partie, et, par conséquent, nous ne pouvons dire si nos Catostyrax sont spécialement des Oplomus. SPISSIROSTRES. ASOPIDES. 49. ASOPE, 83 1. C. A CHAINE. Catostyrax catena Diur. Cimex catena Drur. Ins. III. 65. pi. LVI. fig. 1. — Pentatoma quadrimaculata Le P. et Serv. Enc. X. 53. 5. (Long. 0,012-13 ). Tête à lobes latéraux, jaunes, dépassant un peu le lobe médian noir, mais ne se rejoignant pas au delà de lui. Protho- rax rouge, ayant, dans son milieu, une grande tache noire, arrondie en avant, séparée en deux longitudinalement par une ligne jaunâtre, et bordée d'une semblable ligne iiiférieurement. Écusson jaunâtre , pres- que entièrement couvert par une tache noire, divisée, dans son milieu, par une ligne transverse jaunâtre. Élytres rouges, leur membrane noire. Dessous du corps jaunâtre , tacheté de noir. Pattes et antennes noires, tachetées de jaunâtre. Femelle. Brésil. Genre 49. ASOPE. ASOPUS. But m. — H. SchafT. — Cimex Linn. — Fabr. — Stirctrus. Blancli. Corps assez allongé. — Têie eu carré long , tronquée carré- ment au bout; son lobe médian frontal atteignant le bord anté- rieur, les iobcs latéraux se terminant sur !a même ligne que lui. — Yeux globuleux, saillants. — Ocelles placés en arrière de la ligne des yeux , sur le cou. — Antennes longues , à arlicles grêles , cyUndri{jues; le premier très-court; le second à peu près de même longueur que le troisième. — Bec épais, surtout à sa base , entièrement libre à sa naissance , ne reposant pas dans une rai- nure , dont la trace même n'existe pas , naissant immédiatement à l'extrémité de la tête, atteignant Tinsertion des pâlies poslérieures; le second article un peu plus long que le premier ; le troisième et le quatrième petits. — Prothorax en trapèze allongé , ayant une impression transverse assez prononcée ; les angles postérieurs épineux. — Ecusson dépassant un peu le milieu de l'abdomen. — Elytres à partie coriace longue et large, leur partie membraneuse ayant huit ou dix nervures longitudinales et dépassant l'exirémilé de l'abdomen. —Abdomenue présentant pas de pointe à sa base , à bords tranchants, assez bombé en dessous. — Pattes grandes ; cuisses muliques; jambes antérieures dilatées à leur extrémité, au côle externe, en une membrane plu>i ou moins large. M. iiurmei.4er , qui a créé ce genre, n'en a pas donne i'etymu- logie , et nous ne pouvons l'expliquer. 84 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. 1. A. DE LA FLORIDE. Asopus floridanus Linn. Burni. Fut. 11. 380. 8. — H. Schaff. ^', IV. 192. tab. CXLIIL fig. [m.—Cimex floridanus Linn. S. N. 719. 26.— Fabr. S. R. 158. 17. — Stiretrus floridanus. Blancli. Hist. nat. ins. III. ISA. 0. (Long. 0,015). Bleuâtre brun. Tête et milieu du corps en dessous, bords de l'abdomen et trois taches sur l'écusson, d'un jaune rouge. Pro- thorax présentant trois lignes longitudinales, de cette couleur, qui dis- paraissent quelquefois. Femelle. Philadelphie. Genre 50. ' PICROMERE. PICROMERUS." Cimex Linn. — De Géer. — Fabr. — Panz. — Wollî. — Fall. — Arma Hahu. — Asopus Burm. Corps aplati. — Prothorax à angle.s postérieurs très-saillants et très-pointus , aplatis, les côtés dentelés. — Cuisses antérieures armées d'une ou deux épines en dessous, vers l'extrémité ; jambes antérieures non dilatées. Les autres caractères sont ceux des Asopes. Du grec xix?ô4 , piquant , et [x-fipbz , cuisse. 1. P. BtDENTÉ. Picromerus bidens Ltnn. Cimex bidens Linn. Faun. Suec. 921. — De Géer. Mem. III. pi. XIII. fig. 9. — Fabr. S. R. 155. 2. — Panz. F. G. 20. 22. -■ Wolff. le. cim. 7. 7. tab. I. f);j, 7. — Fall. Cim. Suec. 230. 1279. — Arma bi- dens. Hahn. W. I. 92. tab- XV. fig. 51. — Asopus ôidens. Burm. Ent. II. 379. 6. (Long. 0,011). Grisâtre; l'extrémité de l'écusson blanchâtre; mem- brane des clytrcs brune. Dessous du corps jaune , ponctué de noir. An- tennes et pattes roussàtres. Europe. Genre 51. ARMA. ARMA Hahn. Cimex. Fabr. — Wolff. -— Pentatoma. Pal. Beauv. — Le P. et Serv. — Asopus Burm. — Sliretrus. Bianch. Bec s'élargissant vers le milieu, n'atteignant qu'à peine l'in- sirlion des pattes postérieures. — Prolhorax ayant .ses angles SPISSIROS'IRE. ASOPIUES 52. JAÏ.S.A. 85 postérieurs très -saillants, plus ou moins pointus et aplatis. — Pattes grêles , assez longues; jambes antérieures sans dikUalion. Tous les autres caractères sont ceux des Asopes. Arma, en latin, est un pluriel qui signifie, armes. 1. A. GARDIENNE. Amia custos Fabr. Hahn. IT. I. 95. tab. V. fig. 52. — Cimex custos Fabr. S. R. 157. 7. — Wolff. le. cim. 137. 131. tab. XIV. /Ig. 131.— Pentatoma custos. Le P. et Serv. Enc. X. 56. lli. — Asopus custos. Burni. Ent. II. 379. 5. — Stiretrus custos. Blanch. Hisl. nat. ins. III. 153. 4. — La Punaise à épine noire. Stoll. Punais. 59. pi. XIV. fig. 96. (Long. 0,015). D'un roux testacé. Dessus du corps unlforracment brun, le dessous jaunâtre. Angles postérieurs du protliorax trèsaplatis. CôlOs de l'abdomen dilatés, presque foliacés , tachetés de noir; stigmates pe^ lits et noirs. Mâle et femelle. ■♦ France; environs de Paris. Allemagne. 2. A. DiDYME. Arma didyma Pal. Bcauv. Pentatoma didyma Pal. Beauv. Ins. 128. Hém. pi. IX. fig, 2. (Long. 0,012). D'un brun fauve, couverte de points enfoncés. Angles postérieurs du prothorax très-épineux , peu aplatis ; côtés de l'abdomen tachetés de noir , à l'articulation des segments en-dessus , tantôt cachés par les élytres , tantôt découverts. Mâle et femelle. St-Doniingue. Ajoutez : 1° Cimex, luridus Fabr. S. R. 157. 6. — 2o Cimex spini- dens. id. 161. 29. Genre 52. JALLA. JALLA Hahn. Cimex Linn. — Fabr. — Panz. — Pentatoma. Tign. — Aso- pus Burra. — Stiretrus. Blanch. Tête à bord antérienr légèrement arrondi. — Bec ayant ses deuxième et troisième articles allant en s'élargissant sensiblement; son extrémité ne dépassant pas les pattes intermédiaires. — Pro- thorax ayant ses angles postérieurs arrondis ; son disque presque sans impression transverse. — Pattes fortes, de moyenne gran- deur ; cuisses antérieures armées , en dessous, d'une épine aiguë ; jambes antérieures non dilatées. Les autres caractères sont ceux 86 HÉTÉR. GÉOC. LGNGISC. COJNISCUTES. des Asopes , mais le corps des Jallas est plus large , plus arrondi dans ses contours. Nous ne connaissons pas l'étyraologie du nom de Jalla. 1. J. DES BUISSONS. Jallo dumosu Llnn. Hahn. W. I. 101. tab. XVI. fig. 5S. 55. — Cimex dumosus Linn. Faun. Suec. 929. - Fabr. S. M. 168. 71. — Panz. F. G. 33. 18. — Pentatoma dumosus. Tign. Hist. nat. ins. IV. 296. pi. VI. fig. 8. — Asopus dumosus. Burm. Ent. II. 378. 3. — Stiretrus dumosus. Blanch. Hist. nat. ins. III. 153. 3. — Scutellère épineuse. Faun. Fr. Hém. pi. 2. fig. 2. (Long. 0,018-20). D'un bronzé obscur, avec une ligne dorsale , les bords du prothorax et de l'abdomen, deux points longitudinaux à la base de l'écusson, quelques autres lignes peu distinctes sur le protliorax, et lui long anneau amt jambes , rouges. Femelle. France ; Allemagne ; rare aux environs de Paris. Notre unique indi- vidu a été pris au mois de mars , au bois de Boulogne , à terre , dans des taillis. Genke 53. '^ ZICRONE. ZICRONA *. Cimex Linn. — De Géer. — Geoffr. —Fabr. — Panz. — Wolff. — Aso-pus Burm. — Pentatoma. Tign. — Hahn. — Stiretrus. Blanch. Antennes à second article plus long que le troisième. — • Bec à articles presque égaux en longueur; le second le plus long. — Prothorax court , ayant ses angles postérieurs mousses. — Pattes assez courtes; jambes aniériiures non dilatées. Le reste des carac- tères , comme dans les Asopes , mais le corps plus ramassé. De rhébreu plDÎ , micron , odorant. 1. Z. BLECE. Zicrona cœrulea Linn. Cimex cœruleus Linn. Faun. Suec. 933. — De Géer. Mém. III. 268. 11. — Fabr. S. R. 178. 119. — Wolff. le. cim. 18. 18. tab. IL fig. 18. — Panz. F. G. 32. lU. — Pentatoma cœruleus. ïign. Hist. nat. ins. IV. 299. — Pentatoma cœrulea. Hahn. fr. II. 65. taù. LX. fig. 15/i. — Asnpus cœruleus. Burm. Ent. II. 378. 1. — Stiretrus cœruleus. Blanch. Hist. nat. ins. IIL 154. 5. — Pentatome )jleu. Faun. SPINIPÈDES. CYDNIDES. 54. I.OBOSTOME. 87 Fr. Hém. pi. i. flg. i. — La Punaise vert bleuâtre. Geoffr. Ins. I. Iil2. 75. - La Punaisé bleue. StoU. Punais. 125. pi. XXXL fig. 221. (Long. 0,007). Corps, antennes et pattes, d'un bleu verdâtre métalli- que brillant. Dessus du corps finement ponctué. Mâle et femelle. Commune en France. 2. * Z. iLLDSTRE. Zicrona illustris *. ( Long. 0,007-8 ). D'un bleu métallique brillant , mais non verdâtre comme la précédente, et d'une taille un peu plus grande. Mâle et femelle. , Java. On pourrait ne la considérer que comme une variété de la cœrulea. Ajoutez : Cimex punctatus Fabr. i5'. R.. 157. 12. DEUXIEME RACE, * SPliNIPÈDES. SPINIPEDES \ Cette race , qui répond à l'ancien genre Cydnus de Fa- bricius, se distingue de toutes les autres par des pattes hérissées d'épines et un faciès particulier. Corps généra- lement ovalaire ou hémisphérique , de couleur sombre , luisant ; le premier article du bec logé tout entier dans une rainure de la gorge. Groupe 1. CYDNIDES. Nous avons réuni dans ce groupe toutes les espèces dont les pattes nous ont paru propres à fouir, et doivent en- traîner par conséquent des mœurs différentes de celles du groupe suivant. Les jambes antérieures sont généralement larges et aplaties, avec de fortes deqts au côté externe, ex- cepté dans le genre Scaptocore , où elles sont terminées en forme de crochets. Antennes généralement de cinq articles, excepté dans ce dernier genre- Genme 54. * LOBOSTOME. LOBOSTOMA *. Cydnus. Burm. Corips ovalaire, très-bombé en dessus. — Tête assez large. — 88 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. Ocelles très-gros, assez rapprochés des yeux. — Antennes très- courtes, ayant leur second article beaucoup plus petit que le troi- sième. — Bec offrant, au-dessous de son deuxième article , un espèce de jabot aplati en forme de membrane circulaire, très- remarquable. -^ Élytres à membrane plus courte que la partie coriace. — Jambes antérieures très-aplaties , fortement dentées au côté externe. Tous les autres caractères sont ceux des Cydnes. Du grec T^oêô;, lobe, et ax6\t. triangulaire , terminé en pointe mousse. — Élytres plus courtes que l'abdomen , leur partie coriace n'offrant aucune trace de nervures ; membrane très-courte , purement ves- ligiaire et dépourvue de toute organisation vasculaire ; ailes nulles ou rudimentaires. — Pattes courtes , robustes , velues ; cuisses renflées ; jambes fort épineuses. Du grec xeaaM , tête , et xxel; , peigne. M. Léon Dufour, qui le premier a connu Tinsecte unique qui fait l'objet de ce genre et dont ila donné la description avec figm-e , a estimé justement qu'il était fouisseur , à cause des pointes nombreuses qu'il porte , ainsi que de la i)rivation d'ailes et de l'absence j)resque complète des yeux. Les longs poils qui garnis- sent son corps et l'absence d'un duvet serré lui ont fait supposer qu'il n'habitait point les terrains humides, gras et cohérents, mais qu'il vivait dans le -abie amoncelé et sec sur les bords de la mer, où M. le docteur Rambur l'a en effet trouvé dans le sable des dunes. Cet insecte avait été envoyé à M. L. Dufour par des méde- cins militaires (|ui l'avaient trouvé dans les environs de Cadix. M. L. Dufour avait cru qui! était entièrement privé d'yeux, n'ayant vu, à leur place, qu'un petit tubeicule surmonté d'un pi- quant, fait qui eût été unique dans Tordre des Hémiptères; mais M. le docteur Rambur a assuré que les yeux existaient réellement quoique seulement rudimentaires, et nous l'avons, en effet, vérifié 94 HETÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. par nous-mêmes. M. L. Dufour a fait remarquer, du reste , que la nature paraissait avoir voulu compenser le désavantage de l'obli- tération des yeux, dans cet insecte, par des antennes dont les trois derniers articles^ d'une contexture plus pulpeuse , plus favorable au toucher^, que dans la plupart des Hémiptères, semblent réunir toutes les attributions physiologiques des véritables palpes. Ajou- tez à cela, dit l'auteur, que les tarses , malgré leur gracilité, leur petitesse, ont cependant une organisation délicate favorable à la fonction du toucher , et ce n'est pas sans un but particulier de conservation que la nature a abrité leur délicatesse sous les épines divergentes qui terminent les tibias. 1. C. HisTÉROïDE. Cephalocteus hisleroides L. Duf. Annal. Soc. ent. Fr, III. 3Z|7. pi. V. C. fig. 1-7. — Cephalocteus scara- bwoides. Raœb. Faun. And. II. 108. — Blancli, Hist. nat. ins, III 153. ( Long. 0,004 ). Brun châtain luisant, bordé tout autour de longs poils ou cils. Dessous du corps et pattes velus. Prothora:; , écusson et partie coriace des élytres avec quelques points enfoncés. Trouvé à Cadix. Dû à la générosité de M. Solicr de Marseille. M. Ranibur dit qu'il est commun dans les parties sablonneuses, surtout près de la mer, à Malaga comme à Cadix. Il se tient enfoncé dans le sable des dunes , et ne quitte point ces localités, où on le découvre en fouil- lant et remuant le sable. . Nous ne pouvons, comme le fait M. Rambur, rapporter au Cydnus scarabœoides Falir. S. R. 186. 11. le Cephalocteus hisleroides L. Duf. parce que Fabricius 1" ne donne que quatre articles aux antennes de son scarabœoides , tandis que V hisleroides en a cinq ; 2" et parce que Fabri- cius dit de son scarabœoides .• tarsl nulli. Genre 62. SCAPTOCORE. SCAPTOCORIS Pert. — Bui-m. — Blanch. Tête petite, bombée, arrondie en avant, sa surface supé- rieure ayant des sillons transversaux ; ses bords finement dentés. — Zewa; semi-globuleux , très-granuleux. — Ocelles très-gros, placés près et derrière les yeux j très-éloignés entre eux. — An- tennes de quatre articles ; les deux premiers cylindriques , le troi- sième plus petit, ovalaire ; le quatrième très grand, éj)ais , nodl- SPINIPÊDES, CYDNIDES. 02. SCAPTOCOKE. 95 forme, suivant M. Burmeister (1). — JBec (suivant ce même auteur) court, épais, atteignant jusqu'au milieu de la poitrine ( d après Perty, ce bec atteint seulement la base des pattes an- térieures , et le second article est très-épais).— Prothorax forte- ment bombé, transversal , arrondi sur les côtés, ayant postérieu- rement des sillons transversaux. — Ecussori grand, à rides transversales, arrondi au bout. — Élytres ayant leur partie co- riace d'environ le double jdus longue que la membrane, qui est ample et analogue à celle des Cydnes par les nervures ; ailes am- ples, transparentes, presque aussi longue» que les elytres. — Pattes très-remarquables, fortes et courtes; cuisses antérieures épaisses, les jambes en forme de crochets , les tarses longs, insérés vers le milieu de la jambe; cuisses intermédiaires comprimées , un peu courbées , les jambes terminées en massue comprimée , épineuses et à soies fortes et longues , les tarses insérés à Textrémité de la jambe et plus courts que les antérieurs; cuisses postérieures très- épaisses , extraordinairement renflées, avec de longues soies , les jatnbes courtes , aniuées , énormément renflées , coniques , tron- quées au bout, couronnées de dentelures, avec de nombreux tubercules denliformes à Te ntour, et sans tarses (2). Du grec axi-xw , fouir, et xdptç, punaise. 1. S. MA.RRON. Scaptocoris castaneus Pert. Del. an. 16. lab. 33. fig. 5. — Burm, Ent. II. 376. - Blanch. Hist. nat. ins. III. 152. (Long. 0,008 ). Entièrement châtain, sans taches. Dessus de la tête brun ; membrane des élytres et ailes très-hyalines , avec une nuance jaunâtre, FetneUâr— — - Brésil. Communiqué par M. Guérin-Méneville, de sa collection. (1) L'unique individu par nous observé n'a que les deux premiers articles des antennes, et le bec est tout h fait mutilé. (2) M Spinola ( Hémipt. 33i) fait observer très-justement que pro- bablement ces tarses existent originairement , mais qu'ils peuvent se dél.Tclier par l'acUon de fouir. Cela paraît arriver souvent, en effet, pour les autres tarses , d'où est venue l'erreur de M. Burmeister, qui donne pour caractère à ce genre de n'avoir point de tariïes. 96 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. Groupe %. SÉHl&TDUS. Ce groupe et le suivant ne contiennent que des espèces dont les pattes ne sont pas propres à fouir, et qui se tien- nent habituellement sur les plantes. Leurs jambes anté- rieures peu élargies, et non ou peu aplaties, ne sont point armées de dents propres à creuser la terre. Leur tête, comme dans le groupe précédent , est petite , à peine de la largeur du quart de celle du prolhorax, l'écusson finis- sant en pointe assez aiguë. Antennes généralement de cinq articles. Genre 63. * SEHIRE. SEHIRUS*. Cimex Linn. — Geoffr. — Fabr. — Panz. — Wolfî. — Cydnus Fabr. — Hahn. — Burm. — BruU. — Ramb. — Blanch. — Pentatoma Tign. — Pal. Beauv. — Le P. et Serv. Corps ovalaire , assez aplati , généralement couvert de points enfoncés. — Tête arrondie ; lobe médian frontal atteignant ordi- nairement le bord antérieur. — Yeux petits, globuleux, saillants. — Ocelles assez gros, placés près des yeux. — antennes ayant leurs articles à peu près d'égale longueur entre eux , les trois der- niers un peu épaissis. — Bec assez grêle , atteignant à peine l'insertion des pattes intermédiaires. — Prothorax demi-circu- laire en avant , arqué sur ses bords ; le bord postérieur coupé presque droit. — Ecusson grand , en triangle allongé, dépassant la raoiiié de la longueur de labdomen. — Élytres ayant leur par- tie coriace très-opaque , faisant un peu plus de la moitié de leur longueur totale, coupée prescjue droit, oblijjuement, à son bord extrême; membrane transparente , ayant de faibles nervures lon- gitudinales et fourchues. — Pattes fortes; jambes munies de plu- sieurs rangées d'épines fines et aiguës. De rhébreu l^yu , sehir , hérissé de pointes. 1. S. MORio. Sehirus morio Linn. Cimex morio Linn. Faun. Suec. 932. ~ Panz. F, G. 32. 15. — Wollî. le. eim. QT.'QU. tab. VIL flg. Gi. — Cydnus morio. Fabr. S. a. iSli. 3. —Hahn. ^. L 163. tab. XXV. fig. 8i. — Burm. Eut. IL 375. 6 (en rctrancliant le synonyme de Stoll , qui appartient à une SPINlPÈDES. SléHIRlDES. 63. SEHIRE. 97 Brachypelte ). — Ramb. Faun. And. II. 112. 3. — Blanch. Hist. nat. ins. III. 152. 6. — Pentatoma morio. Tign. Hist. nat. ins. IV. 298.— Le P. et Serv. Enc. X. 58. 24 (nec StoU).— Faun. Fr. HOm.pl. û. fig. 5. (Long. 0,010). D'un noir luisant, avec de nombreux points enfoncés. Bord antérieur de la tête à peine échancré par la réunion des lobes laté- raux, qui se touchent ordinairement un peu au delà du lobe médian frontal. Sillon transverse du prothorax assez prononcé. Membrane des élytres blanche. Jambes antérieures offrant quatre rangées d'épines lon- gues et fortes, surtout au côté externe, leur extrémité assez élargie, mais tronquée , d'une forme qui diffère notablement de celle des vérita- bles insectes fouisseurs; les autres jambes à épines longues, fortes et nombreuses. Antennes et pattes de la couleur du corps ; tarses roux. Femelle. France méridionale ; de la collection de M. le D' Rambur qui l'a trouvé à Grenade. Fabricius dit qu'il se tient sur les plantes potagères. 2. S. A LISÉRÉ BLANC. SeMrus albomarginellus Fabr. Cimex albomarginellus Fabr. S. JR. 178. 120. — Cimex dubius Wolff. le. cim. (j/i. Gl. tab. VII. fig. 61. — Cydnus dubius. Ilahn. IV. I. 191. tab. XXXI. fig. 98. — Cydnus albomarginellus. Burm. Ent. II. 37/1. 2. — BruU, Hist. uat. ins. IX. 399. — Blanch. Hist. nat. ins. IIL 152. h. (Long. 0,006-7). D'un noir bleuâtre luisant, finement ponctué, avec un liséré étroit , blanc , bordant le prothorax et la partie coriace des élytres, de chaque côté; la membrane très-transparente. Mâle. Europe méridionale ; Egypte. 3. S. ENTOURÉ. Sehirus cinctus Pal. Beauv. Pentatoma cincta Pal. Beauv. 1ns. llû. Hém. pi. VIII. fig. 7. (Long. 0,005-6). Semblable au précédent, dont on pourrait ne le considérer que comme une variété , maïs la membrane des élytres d'une opacité d'écaillé légèrement transparente. Femelle. Agathon , Royaume de Bénin. û. S. A MARGE BLANCHE. SeMrus ulbomarginatus Fabr. Cimex albomarginatus Fabr. S. H. 179. 121. — Panz. F. G^ 33. 22. — Wolff. le. cim. 65. 62. tab. VII. fig. 62. - Cydnus albo- marginatus. Hahn. JF. I. 167. tab. XXVI. fig. 86. —Burm. Ent. II. 375. II. — Bruil. Hist. nat. ins. IX. 39t>. — Blanch. Hist. nat. ins. ni. 152. 2 — Ramb. Faun. And. II. iij. 2.— Pentatome bordé. Faun. HÉMIPTÈRES. 7 98 HÉTER. GEOG. LONGISC CONISCUTES. Fr. Héin. pi. û. fig. 2. — La Punaise noire à bordure blanclie. Geoffr. Ins. I. /i70. 72. (Long. 0,004-5). Semblable à l'espèce n» 2, mais le bord de la partie coriace des ély très, seulement , liséré de blanc; leur membrane jaunâtre. Mâle. France; Allemagne; dans les jardins. Ajoutez : Pentatoma kirtipes Pal. Beauv. Ins. 114. Hém. pi. VIII. fig.Ô. Genre 64. '^ TRITOMEGAS. TRITOMEGAS*. Cimex Linn. — Geoffr. — De Géer- — Fabr. — Panz. — Wolff. — Pentatoma. Le. P. et Serv. — Cydnus..^û\\\. — Burm. — BruU. — Ramb. — Blanch. Antennes ayant leur second article beaucoup plus petit que le troisième. Tous les autres caractères sont ceux des Séhires. Du grec tp^xoç, troisième , et [léyaç, grand. 1. T. BICOLORE. Tritomegas bicolor Linn. Cimex bicolor Linn. Faun. Suec. 936. — De Géer. Mém. III. 268. 12. —Fabr. S. R. 176. 109. — Panz. F. G. 32. il.— Wolff. le. cim. 03. 60. iab. VII. fig. 60. — Cydnus bicolor. Hahn. W. L 192. tab. XXXI. fig. 99. - Burm. Ent. II. 374. 1. — BruU. Hist. nat. ins. IX. 399. — Blanch. Hist. nat. ins. III. 151. 1. Htîm. pi. 7. fig. 1. — Pen- tatoma bicolor. Le P. et Serv. Enc. X. 58. 25. — Pentatomc bicolor. Faun. Fr. Hém. pi. 3. fig. 8. — La Punaisé noire à quatre taches blanches. Geoffr. Ins. I. 470. 73. — La Punaise de deux couleurs. StoU. Punais. 126. pi. XXXII. fig. 224. (Long. 0,007). D'un noir luisant, finement ponctué. Une tache longitudinale assez grande et sinuée en dedans irrégulièrement , au bord latéral antérieur du prothorax ; une autre tache assez laige , en croissant irrégulicr, à la base desélytres, et une tache moins grande à l'angle externe de l'extrémité de la partie coriace , blanches. Mem- brane blanchâtre , transparente. Côtés de l'abdomen tachetés de blanc. Femelle. Commun partout , sur diverses plantes. 2. T. BiAioucHETÉ. Tritomegas biguUatus Linn. Cimex biguUatus Linn. Faun. Suec. 936. — Fabr. S. R. 178. 116. — Cydnus biguUatus. Hahn. iV. I. 169. tab. XXVI. fig. 88.— Burm. Ent, II. 374. 3. -- lîrull. Hist. nat. ins. IX. 399. — Blanch. Hist. nat. SPINIPÈDES. PODODIDES. 99 ins. III. 152. 3- — Pentatome à deux taches. Faun. Fr. Hém. pi. û. fig. 8. (Long. 0,005). D'un noir luisant , avec un étroit liséré blanc au bord du protliorax et de la i)artie coriace des élytres, de chaque côté; disque de celles-ci oflrant un point blanc. France ; Allemagne ; environs de Paris. Moins commun quel i précédent. Ajoutez : Cydnus sexmacuîatus Ramb. Faua. And. II. 110. 1. Genre 65. '^ DISMÉGISTE. DISMEGTSTUS \ Cydnus. Hahn. Corps assez allongé et aplati. — Tête petite , affectant une forme triangulaire , un peu sinuée htéralement au delà des yeux ; son bord antérieur étroit , légèrement échancré. — Antennes ayant leur second article deux fois au moins aussi long que le troisième. Tous les autres caractères sont ceux des Séhires, Du grec Z\, deux fois, et (A£yi7to<;, très-grand. 1. D. CEINT. — Dismegislus circumcinctus Hahn. Cydnus cîrcumcinctus Hahn. M^. II. 115. tab. LXV. fig. 195. (Long. 0,008). D'un brun luisant, finement ponctué en dessus. Protho- rax et partie coriace des élytres, entourés d'une bande rougeâtre assez large. Membrane des élytres d'une transparence d'écaillé. Côtés de l'abdo- men tachetés de rouge. Ventre ayant deux taclies rougcâtrcs près du centre , sur chacun des trois avant-derniers segments. Antennes de la cou- leur du corps. Mâle et femelle. Cap de Bonne-Espérance. Groupe 3. FOSOSIDES. Ce groupe se distingue du précédent par un faciès qui commence à leloigner des Spinipèdes ; il forme le passage de cette race à la suivante , par le rapport qu'il présente avec le groupe des Sciocoridcs, dans lequel on pourrait le confondre sans le caractère trop frappant des épines dont les pattes sont hérissées, e'i qui exige, suivant nous, qu'on le place dans les Spinipèdes. Nous ne trouvons même, pour 100 HÉTER. GÉOC. LONGISCUTES. le différencier d'une manière précise du groupe précédent, que les caractères suivants , savoir : une tète grande, de la largeur de plus de la moitié de celle du prothorax , et un écusson à extrémité large et arrondie. Genrk 66. * MÉNACCARE. MENACCARUS*. Corps en ovaîe arrondi , très-aplati, à peine bombé en dessus, finement ponctué, avec une légère bordure de poils roides tout au- tour. — Télé large ; lobe médian frontal dépassé par les lobes la- téraux qui se rejoignent au delà de lui en se croisant un peu à leur extrémité. — Yeux périls, globuleux, — Ocelles pelWs , à peu près aussi éloignés entre eux que des yeux. — Antennes — Bec atteignant le milieu de la poitrine , les deux premiers arti- cles à peu près d'égale longueur, les deux derniers très-courts, à peu près égaux entre eux. — Prothorax transversal , un peu échancré en avant pour recevoir la tête , coupé presque droit au bord postérieur. — Écusson large, arrondi au bout, et couvrant une partie de la membrane des élytres, mais dépassant à peine la moitié de l'abdomen. — Élytres à partie coriace un peu moindre que la moitié de leur longueur ; la membrane offrant de cinq à six grosses nervures longitudinales , dont quelques-unes fourchues. — Pattes hérissées d'épines fines et aiguës ; jambes antérieures et intermédiaires non élargies vers leur extrémité. De l'hébreu Tpi , nacar, fouir. 1. * M. BRUNATRE. Menaccarus piceus *. (Long. 0,007). D'un brun de poix assez uniforme. Trois ou quatre petites taclies jaunâtres, à la partie postérieure de la tête, touchant le prothorax; une petite ligne élevée, longitudinale, vers l'extrémité de l'écusson ; tissu de la membrane des élytres grisâtre ; bords aplatis do l'abdomen tachetés de jaunâtre ; milieu du ventre d'un jaunâtre ferru- gineux; les quatre ou cinq premiers segments ventraux, ayant une petite tache oblongue, jaunâtre, de ciiaque côté, très-éloignée de leur extrémité latérale ; quelques autres taches jaunâtres sur le sternum. Patrie inconnue, mais vraisemblablement exotique. CONISCUTES. NUDIPÈDES. 101 Genre 67. ' PODODE. PODODUS \ Sciocoris. Bunn. Corps ovale, arrondi, très-analogue à celui des Ménaccares, mais plus aplati , grisâtre , terne comme celui des Sciocores ; le lobe médian frontal très-peu dépassé par les lobes latéraux qui néanmoins peuvent se rejoindre au devant de lui par leur extré- mité ; les ocelles plus éloignés entre eux ; le bec un peu plus long et les deux derniers articles moins courts que dans les Ménaccares, le troii^ième notablement élargi ; la membrane des élytres beaucoup plus courte, moins du tiers de la longueur de la partie coriace , à faibles nervures irrégulières. — Antennes d.%s^i longues, le premier article court, le second le plus long de tous , tes trois derniers à peu près égaux entre eux ; les quatrième et cinquième un peu épaissis , fusiformes. Tous les autres caractères sont ceux des Mé- naccares. Du grec toûç , pied , el ôSoù?, dent. 1. P. OBBiquLAiBE. Pododus orbicularis Bunn. Sciocoris orbicularis Buvm. Eut. II. ?'73. 0. ( Long. 0,007 ). Pâle , ponctué de brunâtre. Côtés de l'abdomen d'un rougeâtro pâle, ou jaunâtre tacheté do noir en dessus. Dessous de la tête et du thorax jaunes, tachés de brun ; cette dernière couleur formant presque une ligne longitudinale de chaque côté du sternum ; côtés du ventre , d'un brun rougeâtre , avec un point jaune au bord de chaque segment ; une ligne jaune , assez large et légèrement arquée , venant ensuite de chaque côté jusque et non compris le dernier segment ; disque ventral , entre ces lignes, d'un rouge brunâtre. Pattes jaunâtres, leurs épines brunes. Antennes jaunâtres. Cap de Bonne-Espérance. De la collection de Carreno , maintenant en- voyée à Madrid. TROISIEME RACE. * NUDIPÈDES. NUDIPEDES *. Cette race, la plus nombreuse de toutes, se distingue de la précédente par les jambes, qui ne sont pas hérissées d'épines, mais entièrement nues ou seulement frangées, 102 HÉTÉR. GÉOC. LONGISG. CONISCUTES. quelquefois cependant offrant des épines rares et courtes , comme dans le groupe des Sciocorides notamment. Nous avons divisé cette race en cinq groupes, en com- mençant d'abord par détacher celui des Rhaphigastrides , qui présente une pointe plus ou moins saillante à la base du ventre. Les autres Nudipèdes , qui ne présentent pas cette pointe, non plus que de carène slernale ni de carène ventrale, et qu'on peut nommer Inermiventres \Iner- fniventres) , se divisent d'abord en : 1° ceux, dont le ventre offre un sillon longitudinal plus ou moins prononcé , et dont le bec dépasse le métaslernum : on peut les nommer Sulci ventres { Sulciventres) ; et 2" ceux dont le ventre ne présente pas ce sillon , le bec ne dépassant pas le métasler- num en général : on peut les nommer Pléniventres {Ple- niventres). Dans les premiers seulement se trouvent des genres dont les antennes n'offrent que trois ou quatre arti- cles ; dans les seconds les antennes sont constamment de cinq articles. Les Sulciventres se divisent en deux groupes : 1° les Ha- lydes, dont le corps est toujours plus ou moins bombé, non foliacé ni trés-aplati ; et 2° les Phléides, dont le corps, trés- aplati, membraneux , foliacé et découpé tout autour , a un faciès particulier. Nous avons cru devoir ranger, par exception, dans les Halydes le genre Névroscie notamment, qui n'a pas cepen- dant le caractère des Sulciventres , un sillon ventral , mais dont le bec dépasse assez notablement le métasternum , et que son faciès rapproche du genre Halys , dans lequel il a été confondu jusqu'à présent. Au reste, d'autres genres encore, tels que les Gataulax, les Méniphes et les Oxy- rhines présentent à peine la trace de ce sillon, et c'est plutôt par un ensemble indéfinissable de caractères, par le faciès, que par ce caractère proprement dit qu'on sent la conve- nance de les placer dans ce groupe. Les Pléniventres se divisent aussi en deux groupes , les Sciocorides et les Pcntatomidcs , distingués entre eux, les NUDIPÈDES, HÂLYDES. 68. ATEI.OCÊRB. 103 premiers par un corps généralement plat qui les rapproche des Phléides , ovalaire ou très-allongé , les seconds par un corps triangulaire en avant qui leur donne un faciès tout différent de celui des Sciocorides, non Irès-aplati ni très- allongé. Telle est la seule manière positive dont nous puissions caractériser ces différentes coupes donS l'existence natu- relle cependant nous semble incontestable , mais qui échappe à la science, pour ainsi dire, quand on veut les toucher du doigt pour en déterminer les limites précises. C'est dans cette race d'Hémiptères surtout , où il y a un si grand nombre d'espèces connues, qu'on sent la vérité de ce qui a été dit si souvent du passage insensible d'un an- neau à l'autre dans la chaîne des élres. De là vient la diffi- culté que nous rencontrons à chaque pas pour les divisions et subdivisions dans la méthode , et la nécessité d'y faire à chaque instant des exceptions. Groupe 1. HAI.YDSS. Corps plus ou moins bombé , non foliacé ni très-aplati. Trois genres dans ce groupe, Atélocère, Dinidor et Platycore , sont remarquables par le nombre des articles de leurs antennes qui est de quatre seulement. Genre .68 ATÉLOCÈRE. ATELOCERA Lap. — Burm. — Halys. Blanch. Corps assez aplati. — Tête notablement prolongée en avant, ses lobes latéraux s'avaiiçant en pointe ou dent recourbée dans les mâles, et dépassant à peine le lobe médian frontal dans les fe- melles. — Yeuœ assez gros, globuleux, saillants. — Ocelles pe- tits, placés en arrière des yeux, et plus éloignés entre eux que de ces derniers. — Antennes de quatre articles , le premier très- petit, fort; le second très-allongé, s'élargissant dans le milieu, son extrémité tricarénëe, sa surface canaliculée; les deux articles suivants beaucoup plus courts , d'égale longueur , cylindriques , avec une remarquable articulation entre eux, qui les fait se couder 104 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. CONISGUTES. l'un sur l'autre. — Bec long , atteignant jusqu'au delà du second segment de l'abdomen ; le second article un peu plus long que le premier, le quatrième plus court que les autres. — Prothorax trapézoïdal, à angles postérieurs saillants ; ses bords latéraux den- telés ; son bord antérieur légèrement échancré en rond pour rece- voir la fête; son bord postérieur coupé presque droit, après un court bord oblique partant des angles postérieurs. — Écusson grand, dépassant la moitié de l'abdomen. — Élytres à partie co- riace longue; partie membraneuse très-courte , ayant de six à huit nervures longitudinales, fortes, en partie fourchues. — Abdomen très-large , à bords aplatis , dépassant de chaque côté les élytres ; faiblement bombé en dessous , avec un léger sillon à la base pour recevoir le bec. — Pattes fortes , longues , finement soyeuses. Du grec dTe>^Tiç , imparfait , et xépaç , corne. 1. A. ARMÉE. Atelocera armata Lap. Hémipt. 63. pi. 55. fig. 2 (le mâle). — Burm. Fnt. II. 362. 1 (le mâle). — Halys armata. Blanch. Hist. nat. ins. III. 146. 3. (Long. 0,018). Entièrement et fortement ponctuée de brun, sur un fond jaune qui disparaît presque sous la couleur brune. Protliorax ayant une ligne médiane jaunâtre. Écusson offrant trois points de cette couleur à sa base ; la partie coriace des élytres ayant , vers l'extrémité, deux points semblables. Abdomen avec cinq linéoles transversales d'un jaune pâle, pla- cées sur les bords. Mâle et femelle. Sénégal. Genre 69. ERTHÉSINE. ERTHESINA Spin. Halys Fabr. — Burm. — Blanch. — Cimeœ. Wolff. — Thunb. Bec grand , dépassant le second segment de l'abdomen. — Pro- thorax à bords latéraux très -faiblement dentelés ; ses angles postérieurs peu saillants. — Ventre olfrant un sillon très-profond. — Jambes antérieures et postérieures dilatées à leur extrémité. Les autres caractères sont ceux des Halys. Erthesina, anagramme de Theresina. 1. E. MOisiE. Erthesina mucorea Fabr. Spin. Hémipt. 291. — Halys mucorea Fabr. S. R. 183. 11. — Burm. Eut. II. 563. !i. —Blanch. Hist. nat, ins. HI, 1Û5, 2. Héni. pi. 7. NUDIPEDES. HALYDES. 70. SAX.PADE. 105 fig. 2. — Cimex mucorea Wolff. le. cim. 183. 179. tab. XVIII. fig. 179. — Cimex fulto Thunb. Dissert. acad. 163. tab. VIII. /«(/. 13. — La Punaise pointillée. Stoll. Punais. 68. pi. XVII. fig. 1162 (Long. 0,020-25). Jaunâtre, tachée et profondément ponctuée de noir en-dessus'. Tête noire , le lobe médian et les lobes latéraux relevés , jaunes. Membrane des élytres d'un brun uniforme. Côtés aplatis de l'ab- domen tachetés et jambes annelés de jaunâtre et de noir. Dessous du corps , jaune, avec des bandelettes transversales noires. Antennes brunes. Mâle et femelle. Commune à la Chine. Genre 70. * DALPADE. DALPADA \ Ce genre ne diffère des Erthésines que par un bec plus court , qui dépasse à peine le métasternum , et pa^ l'absence complète de dilatation aux jambes postérieures. Le sillon ventral est à peine sensible , de sorte que , sous ce rapport, ce genre semblerait ap- partenir plutôt , par la méthode , au groupe des Pentatomides qu'à celui des Halydes , dont il se rapproche toutefois par le faciès et tous les autres caractères. Du sanscrit ^ , dala , feuille ,"■ et qrs; , pada , pied. 1. * D. âsPERsÉE. Dalpada aspersa *. (Long. 0,015). Jaunâtre , ponctuée de noir en dessus, et sur les côtés en dessous ; cette ponctuation offrant , sur la tête et le prothorax , l'appa- rence de quatre lignes noirâtres, peu distinctes; quelques taches de ce genre sur la partie coriace des élytres , la membrane d'un brun d'écaillé foncé. Côtés de l'abdomen présentant quatre ou cinq bandes brunes transverses; au milieu de chacune d'elles, une ligne jaunâtre, corres- pondant à la séparation de chaque segment ; taches d'un vert bronzé métallique, affectant la ligne longitudinale, de chaque côté de la poi- trine. Angles postérieurs du prothorax tuberculeux, noirâtres. Pattes jaunâtres, ponctuées de brun; jambes annelées de brun à leur base et à leur extrémité; la palette des jambes antérieures, en majeure partie , noire ; tarses annelés de brun et de jaunâtre. Mâle et femelle. Commune à Java. Nous rapportons à cette espèce des individus qui présentent deux ta- ches rondes à la base de l'écusson, et l'extrémité de cet écusson , jaunes. Leur patrie est la même. 106 HÉtMr. GÉOG. LONGISG. CONISCUTES. Getîee 71. *MUSTHE. MUSTHA*. Lygœus Fahv.^—ffaîys. Lefebvr. — H. Schaff. — Apodiphus Spin. Tête ayant le bord antérieur finement échancré entre les lobes latéraux, qui dépassent le lobe mériian. — Bords de la tête , du prothorax et de l'abdomen finement dentés en forme de peigne. — ^ec dépassant très -peu le métasternum. —Élytres (membrane des) ayant six ou sept nervures longitudinales régulières. Tous les autres caractères sont ceux des Ilalys. De l'arabe ii-^S^, mushuth, peigne. 1. M. EN SCIE. Mustîta serrata Fabr. Lygœus serratus Fal»-. S. R. 203. 2. — Hahjs spinosuïa Lefebvr. Mag. de zool. Giiér. pi. 21. — H. Schaff. /F. IV. 99. tnb. CXLII. fig. lifiô. — Apodiphiis spinosulus. Spin. Hémipt. 295. — La Punaise à bords velus. Stoll. Puuais. 95. pi. XXIV. fig. 1G9 ? (Long. 0,020-2Zi). Noire , pointillée de blanc ; les pointes de la tête, du prolliovax et de l'abdomen, noires et aiguës. Élytres atteignant l'ex- tr(5niité de l'abdomen, leur membrane et les ailes, noires. Abdomen s'éiargissant dans son milieu , un peu plus large que le prothorax, échan- crd à son extrémité , chacun de ses segments offrant en dessus et en dessous , à la base , une ligne étroite , d'un blanc vif formé par des poils ras de cette couleur, qui se retrouvent disséminés sur le reste du corps. Antennes et pattes noires. Mâle. M. AI. Lefebvre l'a prise dans les montagnes de Boudja, près de Smyrne , dans les premiers jours de juin. Fabricius la donne, par erreur, comme une espèce américaine. Genre 72. '^ BROCHYMÈNE. BROCHYMENA ^ Halys Fabr. — Wolff. — Pal. Beauv. Tête ayant le bord antérieur plus ou moins finement échancré à la jonction des lobes latéraux , qui dépassent le lobe médian. — Bec dépassant plus ou moins le métasternum. — Prothorax à bords latéraux fortement crénelés , ses angles postérieurs assez fortement saillants. — Élytres ( membrane des ) à nervures four- chues , formant des cellules ou des figures irrégulières, Tous les autres caractères sont ceux des Halys. Du grec êpo/oî:, maille , et ù(j.?iv , membrane. NUDIPÈDES. HALYDES. 73. THELIME. 107 1. B. EN SCIE. Brochytnena serrata Fabr. Halys serrata Fabr. S. R. 181. 2. — Wolff. le. cim. 184. 178. tab. XVIII. fig. 178. — Pal. Beauv. Ins. 187. Hém. pi. XI. fig. 8. (Long. 0,016). Brune. Bord antérieur de la tête finement échancré, les lobes latéraux dépassant notablement le lobe intermédiaire et se rejoignant au dessus de lui. Côtés du prothorax fortement dentés, avec une impression transverse , très-scnsijjle latéralement ; les angles posté- rieurs peu «aillants. Tout le dessus du corps fortement ponctué de noir, sur un fond grisâtre ; deux taches sur le disque du pro thorax et deux autres à la base de l'écusson , plus claires et disparaissant quelquefois. Membrane des élytres blanchâtre , flnement tachetée de brun ; ses ner- vures assez courbées, qyelqucs-unes fourchues à l'extrémité. Bec dépas- sant très-peu l'extrémité du sternum. Côtés de l'abdomen tachetés de jaune et de brun. Dessous du corps jaunâtre , tacheté de ferrugineux. Pattes jaunâtres , annelées de brun. Antennes jaunâtres. Mâle. Pxoyaumes d'Oware et de Bénin. Nous connaissons cinq ou six autres espèces que l'on peut rapporter à ce genre. Genre 73. * THELIME. THELIMA \ ' Penlatoma. Guér. Corps notablement aplati. — Tête plaie, allongée; les lobes latéraux dépassant le lobe médian frontal , et formant une échan- crure assez profonde au delà de lui. — Yeux assez gros. — Bec atteignant, mais ne dépassant pas le second segment de l'abdo- men. —Prothorax formant avec la tête un triangle à large base ; ses angles postérieurs très-saillants en épine longue et aiguë ; ses bords latéraux finement dentelés. — Élytres ayant leur mem- brane transparente , offrant huit ou dix nervures longitudinales régulières , sans cellules. — Ventre ayant un profond sillon lon- gitudinal, au milieu, sur les quatre premiers segments ; extrémité de l'abdomen tronquée dans les femelles , seul sexe que nous connaissions. Les autres caractères sont ceux des Halys. De riiébreu nVn , thelem, sillon. 1. T. APLATIE. Thelima complanata Guér. Pentatoma complanata Guér. Voyage aut, du mond. II. 167. Atl. pi. IL fig. 13. (Long. 0,020). D'un vert pré uniforme, ponctué de vCrt grisâtre. An= 108 HÉTI^R, GÉOG. LONGISG. GONISCUTES. tennes et pattes jaunâtres ; extrémité des quatre derniers articles des antennes, et un petit point à l'extrémité des cuisses, noirs. Yeux et épines des angles postérieurs du protliorax , rougeâtres. Femelle. Ste-Catherine , au Brésil. Collection de M. Guérin-Méncville. Genre 74. * APODIPHYE. APODIPHYA "• {Apodiphus Si^in,) Halys. Lefebvr. — Burm. — H. Schâff. Têle ayant le bord antérieur coupé carrément, les lobes latéraux larges , et relevés de chaque côté. — Bec dépassant de très-peu le sternum. — Élytres (membrane des) à nervures longitudinales régulières, au nombre de six à sept. Tous les autres caractères sont ceux des Halys. Du grec dT:6, de , et 5l9u■^.ç, double nature. M. Spinola n'avait pas correctement orthographié ce nom , ce nous semble , en écri- vant Apodiphus , dont nous ne comprenons pas , du reste , l'ap- plication. 1. A. HELLÈNE, Apodiphya hellenica Lefebvr. Halys hellenica Lefebvr. Mag. zool. Guér. pi. 24. — H. SchàfT. fT.W. 67. tab. CLXVL fig. 512. — Halys exsculpta Burm. Ent. IL 862. 1. — apodiphus hellenicus. Spin. Hémipt. 296. ( Long. 0,023 ). Noire , avec des points jaunâtres épars. Côtés de l'ab- domen tachés de jaune. Mâle. Trouvée à Smyrne par notre ami M. Al. Lefebvre. Genre 75. HALYS. HALYS Fabr. — H. Schàff. — Pentatoma Pal. Beauv. Corps assez allongé , triangulaire en avant » ovalaire postérieu- rement. — Tête prolongée en avant , non échancrée au bord an- térieur; lobe médian frontal dépassant un peu les lobes latéraux. — Yeux globuleux , saillants. — Ocelles assez gros , placés en arrière et près des yeux. -~ Antennes de cinq articles; le premier le plus fort et le plus court , n'atteignant pas le bord antérieur de la tète; le second et le troisième à peu près d'égale longueur. — Bec dépassant le premier segment de l'abdomen. — Frothorax NUDIPÈDES. HALYDES. 76. «TÉVROSCIE. 109 trapézoïdal , assez aplati , ses angles postérieurs peu saillants , ses bords latéraux crénelés, son bord postérieur coupé droit. — Ecus- son long , atteignant au delà de la moitié de l'abdomen , finissant en pointe arrondie , avec une carène longitudinale à peine pro- noncée au milieu. — Élytres larges, à membrane plus courte que la partie coriace , ayant seulement cinq à six nervures longitudi- nales , plus ou moins bifurquées ; ailes presque aussi longues que les élytres. — - abdomen à bords aplatis, dépassant un peu de chaque côté les élytres, légèrement bombé en dessous; vensre offrant un sillon longitudinal au milieu. — Pattes rautiques, assez grandes , assez fortes , à peu près d'égale longueur. Nous ignorons Tétymologie du nom de ce genre. 1, H. VARIÉE. Halys variegata Pal. Beauv. Pentatoma variegata Pal. Beauv. Ins. 82. Hémipt. pi. VII. fig. 3. (Long. 0,018). Grise, variée de brun. Sur la partie coriace des élytres, deux bandes peu distinctes, brunes. Bord antérieur de la tête presque arrondi. Pattes annelées de jaune et de brun. Mâle. Oware, royaume d'Afrique. Ajoutez : 1° Halys dentata Fabr. S. JR. 180. 1. — 2« Halys obs- cura H. Schàff. /F. V. 68. tab. CLXVI. fig. 513. — 3" Halys versico- lor. id. 76. tab. CLXIX. fig. 520. • Genre 76. * NÉVROSCIE. NEFROSCIA \ Halys Fabr. — Pentatoma, Pal. Beauv. Prothorax à côtés sans crénelures. — Élytres (membrane des) à nervures noires tranchant sur un fond pâle, en général. — Sil- lon ventral disparaissant complètement. — Bec dépassant en général le métasternum. Tous les autres caractères sont ceux des Ilalys, mais le corps encore plus allongé. Du grec veûpov , nerf, et axià , ombre ,, à cause de la couleur noire des nervures de la membrane des élytres. 1. N. AGRÉABLE. JYevroscia grata Pal. Beauv. Pentatoma grata Pal. Beauv. Ins. 129. Hém. pi. IX. fig. 5. — La Punaise du Cacao. Stoll. Punais. 108. pi. XXVIII. fig. 195. (Long. 0,010). Jaunâtre, tachetée de noir. Tète jaune, arec quatre lignes longitudinales noires , en dessus. Prolhorax jaune , avec quelques teintes rougeâtres , ponctué de noir. Écussoa jaunâtre , ponctué de noir , 110 UÈIÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. son extrémité d'un jaune clair ou rougeàtre. Partie coriace des élytrcs d'un jaune rougeâtrc, avec des petites lignes transversales irrégulières , noires ; leur membrane dépassant assez l'extrémité de l'aijdomen , trans- parente , blanche ; les nervures .d'un brun intense. Dessous du corps jaune , avec deux points noirs de chaque côté, sur chaque segment ven- tral. Pattes jaunes, leur villosité longue; cuisses ayant quelques points noirs; tarses bruns. Antennes brunes. Mâle et femelle. St-Domingue. Ajoutez : Ealys nubila Fabr. S. K 183. 13. Genre 77. * BATHYCOELIE. BATHYCOELIA \\ Pentatoma, Pal. Beiauv. Covps presque lisse , légèrement couvert de points enfoncés. — Teïe s'arrondissant au bord antérieur. — Bec atteignant le qua- trième segment ventral. — Prothorax non denticulé sur les côtés, avec un léger bord relevé en filet latéralement. — Elytres ( mem- brane des ) chargée d'un grand nombre de plis ou nervures (douze à quinze ). — Sillon ventral très-profond. Les autres caractères sont ceux des Halys, Du grec 6aOùç , profond, et xoi>.£a, rigole. • 1. B. DE BuoNOPOZo. Bathydfulia Buonopoziensîs Pal. Beauv. Pentatoma Buonopoziensis Pal. Beauv. Ins. 82. Hém. pi. VII. fig. 2. (Long. 0,020). D'un vert ferrugineux, plus pâle en dessous. Élylres ferrugineuses. Buouopozo , royaume d'Oware , en Afrique. Genre 78. DINIDOR. DINIDOR Lap. Dinocoris Burm. — Halys. Blanch. Corfs large , arrondi. — Tête, triangulaire , son bord antérieur peu prolongé, arrondie au bout, assez plate en dessus, avec le lobe médian dépassé par les lobes latéraux, qui paraissent se croi- ser l'un sur l'autre à leur extrémité. — Yeux assez gros. — An- tennes de quatre articles; le premier moins long que les autres, mais fort et assez grand, dépassant de boauroiip !c bord antérieur de la tête; le second le plus grand de tons , cylindrique ; les deux autres de cette forme et à peu près de même longueur entre eux.— NUDIPÈDES. HALYDES. 79. CATAUÏ.AX. 111 Prothorax large , transversal , à angles postérieurs assez aigus et saillants ; rétréci en avant , s'élargissant en trapèze postérieure- ment, puis se rétrécissant par un bord oblique court; ses bords la- téraux non cre'nelés ; son disque voûté et s'inclinaiit en avant. — Écusson très-long, bombé à sa base , sinué latéralement. — Ely- tres et ailes de la longueur de l'abdomen. — Abdomen dépassant fortement, de chaque côté, les élytres; pres.que plat en dessous. — Pattes à villosité rare et assez longue. Les autres caractères sont ceux des Halys. M. de Laporte de Castelnau (Hémipt. 63) attribue la création de ce genre à Latreille , sans citer l'ouvrage dans lequel il se trouve. Nous l'avons cherché en vain dans les œuvres du grand maître. Du reste , le nom de Dinidor ne nous paraît pouvoir être expliqué par aucune bonne étymologie ; c'est la raison pour laquelle M. Bur- meister lui a substitué celle de Dinocoris, dont la racine ôîvv), rond , paraît se retrouver dans Dinidor', mais nous ne pensons pas qu'un motif semblable puisse autoriser les auteurs à changer des noms anciennement créés et reçus dans la science. 1. D. MACULÉ. Dinidor maculatus Lap. Hémipt. 6Zi.pl. 55. fig. 1. — Dinocoris maculatus. Bmm. Ent. II. 3G3. 1. — Halys maculatus. Blanch. Hist. nat. ins. III. lûO. Ix. — La Punaise grise à six taches. Stoll. Punais. 97. pi. XXV. fig. 173. (Long. 0,018-20). Jaunâtre, profondément ponctué de brun. Deux taches noirâtres sur la base de l'écusson et vers l'extrémité de la par- tie coriace des élytres, où elles ressemblent à des bandes transver- sales. Côtés de l'abdomen tachetés, antennes et pattes annelécs de noir. Mâle et femelle. Brésil. Genbe 79. CATAULAX. CATATJLAX Spin. Pentatoma. Pal. Beauv.— Part.— i?mocom Burra.— H. Sehaff. Corps court , ovalaire , un peu plus large en arrière qu'en avant , assez déprimé , surtout en dessous, — Tête assez grande , triangulaire, aussi large à sa base, y compris les yeux, que la partie antérieure du prothorax; son bord antérieur arrondi ; les lobes latéraux dépassant de beaucoup le lobe médian, — Antennes longues , à villosité peu serrée ; le premier article le Ii2 Hér^R. G^OG. LONGISC. CONISCUTES. plus gros, atteignant à peu près !e bord antérieur de la tête; le second très - court , faisant à peine le quart de la longueur du troisième , qui est plus long que le quatrième. — Bec dé- passant un peu l'extrémité du métasternum. — Prothorax transversal , à bords latéraux non crénelés ; son bord posté- rieur légèrement arqué ; ses quatre angles arrondis et non sail- lants. — Élytres à membrane transparente. — Abdomen à bords tranchants , ne dépassant pas , de chaque côté , les élytres ; sa base offrant un sillon ventral à peine indiqué. — Pattes assez courtes , munies d'une villosité assez longue et rare. Les autres caractères sont ceux des Halys. Du grec xd-ro), en dessous , et aùî^a^ , sillon. 1. G. MACRASPis. Cataulax macraspis Pert. Spîn. Hémipt. 339. — Pentatoma macraspis Pert. Del. an. 166. pi. 33. fig. 7. — Dinocoris macraspis. Burm. Ent. II. 364. 2. ( Long. 0,015 ). Jaunâtre , avec des lignes Irrégulières et des points enfoncés bruns. Base des antennes et pattes, jaunâtres. Antennes brunes à partir de leur troisième article. Femelle. Caycnne. Ajoutez : 1° Pentatoma picea Pal. Beauv. Ins. 148. Hém. pi. X. fig. 3. — 2" Dinocoris annulatus H. Scliâff. ff^. III. 66. tab. XCIlI. fig. '279. Nous connaissons encore une autre espèce inédite appartenant à ce genre. Genre 80. ' MÉNIPHE, MENIPHA *. Tvte non arrondie au bord antérieur, allant en se rétrécissant au delà des yeux et coupée presque carrément au bout; les lobes latéraux ne dépassant pas le lobe médian, qui atteint le bord anté- rieur , et forme avec les extrémités de ces lobes latéraux une échancrureà peine indiquée. — Antennes à premier article dépas- sant le bord antérieur de la tète ; le second article seulement une fois plus petit que le troisième ; les troisième , quatrième et cin- quième , allant successivement en augmentant un peu de lon- gueur, — .ficc atteignant au plus le troisième segment ventral. — Prothorax à bords non crénelés. — Élytres ( membrane des ) présentant douze à seize nervures longitudinales , fortes. — Sillon ventral très-faible. — Jambes postérieures un peu plus longues que les autres, légèrement arquées en dedans. De l'hébreu F)1i , nuph, oindre , parfumer. NUDIPÈDES. HALYDES. 82. PLATYCORE. 113 1. * M. BRu.NE. Menipha brunnca *. ( PI. 12. fig. 1. ) (Long. 0,010-18). D'un brun noirâtre, couverte de points enfoncés, qui rendent sa surface assez rugueuse , avec un léger liséré jaunâtre de chaque côté du prothorax et de l'abdomen. Antennes et pattes brunes; tarses pûlcs. Mâle et femelle. Brésil. Genre 81. * OXYRHINE. OXFrxHlNUS*. Corps ovalaire oblong, les côtés de l'abdomen dopassanl un peu la ligne du prothorax. — Tète petite , assez plate en dessus, se séparant en quatre lobes dont les deux médians s'avancent en folioles qui forment une profonde échancrure antérieurement; les deux latéraux formant épine devant les yeux. — Yeux très- gros, très-saillants, en sphère tronquée postérieurement; les mailles du réseau de ces yeux très-marquées. — L'ec très-fin , dépassant seulement un peu la poitrine. — Prothorax à bords latéraux tranchants , légèrement relevés, non crénelés; bord an- térieur échancré brusquement au milieu pour recevoir la tëtc , les angles antérieurs s'avançant sur les yeux ; bord postérieur arqué. — Ecusson n'atteignant guère qu'à la moitié de l'abdo- men. — Elytres ayant leur membrane presque coriace, à ner- vures formant des cellules irrégulières, de même couleur bruiic que le fond. — Abdomen ovalaire , assez bombé en dessous , à bords latéraux presque foliacés ; ventre ayant un sillon à peine indiqué. — Jambes postérieures arquées. Les autres caractères sont ceux des Halys. Du grec ô;j; , aigu , et pivô^ , nez. 1. * O. suBSILLO^NÉ. Oxyrhinus subsukalus*. (PI. 12. lîg. 2.) (Long. 0,012). Couvert en dessus de points enfoncés. D'un brun ferru- gineiA foncé, avec de petites et nombreuses taches jaunâtres, l^ittes et antennes d'un ferrugineux plus pàlo. Mâle et femelle. Cayenne. Gekre 82. PLA.TYCORE, PLATYCORIS Guér. Corys aplati. — 7V/e découpée en avant en quatre lobes folia- cés, dont les deux intermédiaires plus larges et arrondis; les JlÉiUPTÈriES. 8 114 HÉTÉR. GÉOC. LONGISCUTES. latéraux plus courts, aigus, laissant entre eux et ceux du milieu un espace assez grand , dans lequel s'insèrent les antennes. — Yeux gros, globuleux, très-saillants. — Ocelles non apparents. — Antennes de quatre articles cylindriques; le premier court, le second aussi long que les deux suivants réunis , qui sont d'égale lonj^ueur entre eux. — Bec atteignant et ne dépassant pas l'in- sertion des pattes postérieures, les deux articles intermédiaires d'égale longueur , le quatrième plus court que le précédent. — Prothorax transversal , trapézoïdal , coupé droit postérieure- ment. — Ecusson triangulaire, atteignant le milieu de l'abdomen à peu près. — Élytres atteignant à peine l'extrémité de l'abdo- men ; leur membrane courte, étroite, avec quatre ou cinq nervu- res longitudinales ; ailes seulement rudimentaires. — Abdomen presque circulaire , débordant de chaque côté les élytres ; sillon ventral presque nul. — Pattes assez courtes et grêles; tarses ayant le premier article grand, épais, cylindrique ; le second peu distinct. Du grec TcXa-uùç , plat, etxdpt;, punaise. 1. P. BORDÉ DE ROUGE. Platycoùs Tubromarginatus Guér. Voyag. aut. du mond. 169. Atlas, pi. II. fig. 16 (Long. 0,010). Noire. Tête , prothorax et élytres , bordés de roiigeâ- trc ; cinq taches de même couleur de chaque côté de l'abdomen. Bec , hanches et pattes d'un jaune rougeûlre; extrémité du bec, des cuisses, des jambes et les tarses, noirs. Antennes noires, la base des deux derniers articles d'un jaune rôugeàtre. Femelle? Port-Jackson , à la nouvelle Hollande. Collection de M. Guérin-Méne- ville. Genre 83. •" KACllAyE. RJCHJP'A*. Corps arrondi en cercle postérieurement , plus large en ar- rière qu'en avant, assez aplati.— Tt-^e assez large, prolongée presque carrément en avant , son bord antérieur échancré par reilét des lobes latéraux foliacés, qui dépassent le lobe médian. — 1 ma; assez gros, avec un tubercule presque épineux, en avant et près de chacun d'eux. — Antennes de cinq articles, le second presque aussi grand que le troisième , les suivants d'égale longueur entre eux et avec ce dernier. — Bec s'élendant au delà du troi- CONISCUTES. NUDIPÈDES. PHLÉIDES. 115 sième segment de rabdomen dans un sillon fortement creusé. — Prothorax échancré en rond à son bord antérieur, dont les angles aplatis dépassent la ligne des yeux; les bords latéraux plats, tranchants, non crénelés; son disque un peu incliné en avant, la partie postérieure bombée. — Eiijtrcs à membrane très-courte, son bord de jonction avec la partie coriace, formant un angle parfait , dont la pointe prend un peu avant l'extrémité arrondie de l'écusson, à sept ou huit nervures longitudinales. — Abdomen de forme orbiculaire, plus large que le prothorax, à côtés aplatis, Irès-tranchants , sa surface supérieure légèrement convexe, l'in- férieure bombée ; stigmates très-saillants. ( On remarque à l'ex- trémité de l'abdomen, en dessous, de chaque côté, deux appen- dices aplatis en forme de feuille, qui peuvent être les attributs des mâles ; nous ne connaissons pas les femelles.) — Jambes à poils courts en dessous. De l'hébreu 3m , rachav , large. 1. * R. ORBICULAIRE. lîachava c^bicularis *. (PI. 12. fig. 13.) (Long. 0,022). D'un javinûtre sale l'crrugineux, ponctué de brun ; les angles posti^rleurs du protliorax plus jaunâtres ; une ligne jaunâtre en dessous, bordant la poitrine de chaque côté. Antennes et pattes d'un brun uniforme. Mâle. Cayenne. Groupe 2. PH^^ÉISiSS. Ce groupe se distingue de tous les autres par un apla- tissement extraordinaire du corps , qui est foliacé et; dé- coupé ou denté en scie tout autour, au nioins dans les deux seuls genres connus , dont nous le formons. L'un de ces genres {Sachana), ainsi que nous l'avons déjà dit, devrait, si l'on s'en tenait au caractère de l'écusson , se placer dans les Orbiscutes , où il se rangerait dans le groupe des Eury- gastrides, se distinguant du genre Grapho^ome, notam- ment par cet aplatissement du corps foliacé et découpé tout autour. Au reste, dans le genre Phlée lui-même, il y a une espèce ( P. paradoxa ) où l'écusson atteint presque aussi Vcxtrcmité de l'abdomen. 116 HÉTÉR. GliOC. LONGISC. CONISCUTES. Geîsre 84. *SACHANE. SACHANA\ Coriplalus Whit. Corps Ircs-plal. — Tète très-aplatic , rélrécic en cou posté- rieurement, prolongée antérieurement presque droit , son bord antérieur arrondie! échancré au milieu, formé par deux folioles. — Feux presque pédoncules, trés-saillants, arrondis; une forte épine avant chacun d'eux, et une petite échancrure arrondie avant cette épine. — Antennes de quatre articles? le preniier atteignant presque le bord antérieur de la tète , cylindrique comme les suivants, plus gros que les autres; le second un peu plus court que le troisième. — Bec très-long , atteignant l'ex- trémité de l'abdomen ; le premier article ne reposant qu'à son origine dans une rainure de la gorge et ne prenant cette origine qu'en arrière de l'insertion des antennes ; le second article très- long, le quatrième le plus court. — Prolhorax transversal, rugueux ainsi que l'écusson ; ses côtés épineux. — Ecusson at- teignant l'extrémité de l'abdomen, profondément échancré laté- ralement au milieu, arrondi à l'extrémitè'et recouvrant la me m- brane des éîytres. — /i'/y/rcs- ayant leur partie coriace plus longue que la mcmbraîic. — Abdomen ayant ses côtés fuliacés , dentés en scie, dépassant de chaque côté les élytrcs; ventre offrant, dans son milieu, un sillon longitudinal. — Pattes de moyemie longueur, sans épines, ciliées de poils longs et rares, ainsi que les antennes. Derhébrcu nànx , tsachana, mauvaise odeur. Nous n'avons pu conserver le nom de Coriplalus donné à ce genre par M. Whitc, jeune entomologiste que recommandent son zèle et son amour pour la science , ce nom , qu'il aurait fallu écrire Coreoplatys , étant le même , au fond , que celui de Plalycoris Guér. , plus ancien que lui , et qui appartient à un genre voisin. 1. S. DÉPRIMÉE. Sachana depressa Whit. Coriplaîus depressus Wliit. Trans. ent. soc. Lond. III. 90. (Long. 0,018). D'un jaune pâle mêlé de roussâtrc , couverte en dessus et en dessous de points enfonecs , ferrugineux ; deux tubercules i)lus élevés que les autres sur la base de l'écusson; trois deuls aplaties, aiguës, de chaque côté Uu prolhorax, la dernière plus forlc, touchant lan^'lc posté- NUDTPÊDF.S. PHrilDF.S. 83, PHZ.ËE. 117 rioiir et dirigéo vers lui. Antennes et pattes jaunâtres , tacliet(?es do hitin. Mâle et femelle. Amérique méridionale. Genre 85. PHLÉE. PHLOEA Le P. et Serv. — Guér. — Spin. — Brull. — Blanch. — Cimex Drur. — Paracoris Hahn. — P/i/œocons Burm. Corps trôs-plat , à bords découpés et foliacés tout autour , sem- blable à certaines ccorces. — Yetix assez gros, globuleux. — Ocelles petits , placés près des yeux. — Antennes de trois articles apparents (1), le premier le plus long et le plus gros ; les deux suivants plus courts, d'égale longueur ; leur direction formant un coude avec le premier article. — Bec fin, long, atteignant au moins le troisième segment ventral; premier article repo- sant dans une notable rainure de la gorge à bords élevés ; le troi- sième le plus long , le quatrième le plus petit. — Prolhorax large, assez court. — Ehjlres à partie coriace large ; membrane à nervures formant dos cellules irréguliéres; ailes plus courtes que les élytres. — Abdomen concave en dessous, ayant un sillon longitudinal profond au milieu du ventre. — Faites assez fortes , mais déliées , sans épines ; tarses sans pelotte. Du grec fVxô;, écorce. M. Burmeister [Ent. IL 371 ) a changé ce nom en celui de Phlœocoris, sans en donner la raison. M. Spinola fait observer que le ventre des Phlées ne parait présenter d'abord que cinq segments stigmatifères , mais que le premier et le second sont soudés ensemble , les stigmates du j)remier étant cachés sous le métathorax. 1 . P. ÉCORCE. Phlœa corticnla Drur. (PI. 5. fig7.) Cimex corticatus, Drur, Ins.. II. 76, pi. XL. fig. 2. — Phlœa cax^ sidoides Le P. et Serv. Enc.X. 111. 1. — Gucir. îc. règ. aiiim. Ins. pi. 55. fig. 5. — Phlœa cassidoides et subquadrata ? Spin. Hémipt (l) M. Burmeister (Rev. ent. de Silbermann. IL i6. pi. i6 fig. i8) a trouvé six arlioles dans les antennes, un petit article basil.iire et un autre rudinientaire entre les articles suivants. Notre planclie 5. ii^. ■; c, présente les trois articles tels qu'ils apnarnissftnt. 118 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. 275-276. — Phlœocoris corticatus. Burm. Ent. IL 371. — Phlœa corlicalis BniU. Hist. iiat. ins. IX. 3/ii. — Blanch. Hist. nat. ins. III. 11/i. Héiu. pi. III. fig. 3. (Long. 0,20-25). D'un jaune verdâtre , ponctué de noir, avec de légères aspérités ou points élevés sur la tête et le prothorax ; les lobes de la tête se croisant l'un sur l'autre. Bec n'atteignant que le troisième segment ventral , mais le sillon marqué presque jusqu'à l'extrémité de l'abdomen. Écusson (pi. 5. fig. 76.) triangulaire, atteignant à peine le milieu de l'ab- domen. Mâle et femelle. Brésil. M. Burmeister dit que cette espèce vit sur le tronc des arbres. Cela est probable ; mais est-ce sur la foi de quelque naturaliste voyayeur ou par simple supposition que cet auteur avance cette opinion ? 2. P. ÉTONNANTE. Phlœa paradoxa Hahn. ( PI. 5. fig. 8.) Paracoris paradoxus Hahn. f^r. IL 93. tab. LVIIL fig. 178. — Phlœocoris paradoxus. Burm. Ent. IL 372. 2. — Phlœa longi- roslris Spin. Hémipt. 276. (Long. 0,025). Très-semblable à la précédente, mais plus pâle; les lobes de la tête séparés l'un de l'autre ; les folioles latérales de l'abdo- men, plus pointues et épineuses. Bec atteignant l'extrémité de l'abdo- men. Écusson lancéolé , atteignant cette exti'émité. Femelle. Chili. Groupe. 3. SCI0C03.IDES. Ce groupe se distingue du suivant par un faciès parti- culier, résultant de la forme ovalaire et aplatie du corps , avec une tête plate, membraneuse, ordinairement semi- circulaire. Le genre Séphèle, d'un faciès analogue aux autres genres de ce groupe , s'y fait remarquer par un corps très-allongé, linéaire. Gemke 86. DRYPTOGÉPHALE. DRYPTOCEPHALA Lap. — Burm. — Blanch. — Storthia Pert. Corpa très-aplati, dilalo sur les bonis. — Tête assez grande , NUDIPÈDES. SCTOCORIDES. 86. BRYPTOCÉPHA!.!:. 119 plate, divisée antérieurement en deux folioles , avec une lanière en forme d'épine devant chaque œil. — Yeux petits. — Ocel- les placés très-loin des yeux , près de l'échancrure du pro- thorax. — Antennes de cinq articles , le second et le troisième d'égale longueur ; les deux suivants un peu plus longs , légère- ment fusiformes.' — Bec deux fois recourbé avant son extrémité, qui atteint jusqu'au milieu de la poitrine. — Pro//toraa: dilaté de chaque coté en une membrane arquée , qui s'avance plus ou moins en forme d'angle au bord antérieur. — Ecusson grand, spatuliforme. — Élylres ayant leur partie coriace large; la membrane transparente, à nervures légères ;- ailes plus clroi- tes et plus courtes que les élytres. — Abdomen très-aplati , légè- rement bombé en dessous, dépassant un peu de chaque côté les élytres (1). — Pattes fortes, légèrement velues; tarses nous pa- raissant dépourvus de pelotte. Du grec ôpûTiTw , déchirer, et xEcpaM , tête. 1. D. DE BRDLLÉ. Dryptocsphala Brullei Lap. Hérnipt. 56. pi. 54. fig. û. — Burm. Ent. IL 371. 1. — Blancli. Hist. nat. ins. III. 150. 1. — Storthia livida Pert. Del. an. loy. pi. 33. flg. 13. (Long. 0,016). D'un jaune sale, finement et rarement ponctué de brun. Les deux folioles du bord antérieur de la tête parfaitement arrondies au bout. Bords latéraux du protliorax largement dilatés, leur angle anté- rieur aigu , très-grand , s'avançant de beaucoup au delà des yeux. Extré- mité des articles des antennes , excepté le premier , noire. Femelle. Brésil. 2. * D. PONCTUÉE. Dryptocephala punctata *. (Long. 0,012). Assez semblable à la précédente , mais le corps un peu plus bombé en dessus ; les points noirs beaucoup plus nombreux et plus gros ; les deux folioles du bord antérieur de la tête , anguleuses au côté interne; les bords latéraux du prothorax beaucoup moins dilatés, leur angle antérieur à peine prononcé, obtus, et ne dépassant pas la ligne des yeux , en avant ; les bords latéraux de l'abdomen fortement tachés (]) Deux individus que nous avons sous les yeux, et que nous croyons des femelles , présentent deux appendices anaux en pointes , au-dessous desquels sont les deux plaques anales. 120 HKTKR. r.I^OC. LONGISC. CONISCUTES. (lo noir; les antonnes plus noiros, Ips deux derniers arliclos, sanf leur base, entièrement de cette couleur. Femelle. Brésil. Genre 87. SCIOCORE. SCIOCORIS Fall. — K!ug. — Hahn. — Burm. — Cimex. Panz. — Wolff. — Ramb. Corps très-aplati , ovalaire. — Tête grande, entièrement apla- tie, arrondie, niillement ou à peine échancréeaubord antérieur. — 'i'eux petits, gloliuleux, saillants. — Ocelles très-petits, à peine visibles. — Antennes de cinq arlioles, le second plus long que !c troisième. — Bec naissant un peu au delà de la ligne d'in- sertion des antennes, atteignant à peu près rextrcmitc de là poi- Irine; le second article le plus long, les troisième et quatrième très-courts, dègale longueur. — Prolhorax plus large que la tète, èchancrè au bord antérieur pour la recevoir, de manière à former un croissant dont les pointes sont sous les yeux; ses bords aplatis comme ceux de la tête. — ifcusson grand , at- teignant environ les trois quarts de la longueur de l'abdomen. — Elytres de forme elliptique ; partie coriace large, plus grande que la membrane, celle-ci offant cinq ou six nervures longitudi- nales ; ailes presque aussi grandes que les élytres. — Abdomen aplati en dessus, un peu bombé en dessous, à bords tranchants. — Pattes assez fortes et courtes, finement ciliées ou frangées. Du grec oxtà , ombre , et itdpii;, punai^e. 1. S. OMBRK. Sciocoris umbrinus Wolff. Fall. Cim. Sitec. 2!. 1. — Klug. Ehr. Symb. phijs. Dec. V. iab. LIV. hh. fi(J. 1. — ilalm, JV. I. 195. tab. XXXI. ftg. 100. — Burm. Ent. IL ."573. 5. — llamb. Faun. And. II. 120. û. — Blancli. Hist. liat. 1ns. III IT)!. h. — Cimex ttmbrinus Wolff. le. cim. 1Z|2, 130. tab. XIV. ft(j. 136. — Panz. F. G. 93. 15. — Pentatomo bistre ? Faun. Fr. Hém. pi. 3. fig. 5. 2. * S. EUROPÉEN'. Sciocoris europœus *. (Long. 0,005-G ). Corps grisâtre, finement ponctué de noir. Tête et protliorax ayant un léger bord relevé. Yeux séparés des bords latéraux de la léie par une petite et assez profonde éehancrure. Bords ajdatis de NUDIPÈDES. SCTOCORIDES. 88. BORTBÈRE. 121 l'abdomen tachetés de noir. Ventre renflé. Toutes les jambes finement cili(^es de petites épines. La femelle , de Marseille . envoyée par M. Solier ; le mâle , des envi- rons de Paris. Genre 88. DORYDÈRE. DORYDERES {Dyroderes Spin.)^ Cimex. AcaniMa et Edessa Fabr. — Cimex. Wolfif. — Acanlhia Panz. — Pcnlatoma. L. Duf. — Sciocoris Burm. — Blanch. Prothorax à bords latéraux dilatés en une membrane mince et arrondie , qui forme avec la tête la figure d'un trèfle. Tous les autres caractères sont ceux des Sciocores. Du grec ôdpj , lance , et oép-r; , cou. L'armure copulatrice du mâle dans ce genre , dit M. L. Du- four (1), a la plus grande ressemblance de forme et de contcxtiire avec celle de l'Eurygastre maure : elle présente une cchancrure semi-lunaire, excavée, au centre de laquelle est une pièce ova- laire en forme de soupape, destinée à se relever pour la pas- sage de la verge. La femelle, suivant le même auteur (2), fait sa ponte vers la fin de juin , sur les tiges du grateron. Ses œufs , ovales-arrondis, sont remarquables par le duvet court dont ils sont hérissés. Ils s'ouvrent par un opercule en calotte , et le tissu de la coque, examiné au microscope, paraît réticulé comme celui des feuilles de quelques mousses. L'auteur ajoute (3) : « Cette espèce exhale une mauvaise odeur; elle se trouve plus particulièrement sur le grateron (Ga- lium aparine Linn. ) , dont elle pique et suce les fruits. Celle particularité , qui est un trait essentiel dans l'histoire naturelle (!e cetinsecte, justifie la dénomination spécifique par laquelle j'ai remplacé, dit l'auteur, celle de Fabricius , qui n'exprime qii'un caractère vague (4). Panzerquil'a très-bien figuré, mais qui sans (1) Rech. Hém. 261. (2) Id. 204. (3) Id. 32. (^) Le motif nllôgm' par M. L. Dufoiir, pour se justifier d'avoir 122 nirin. cioc. longisc. coniscutes. doute ne l'a vu que dans un état de dcssicalion , dit à tort que les taches sont jaunes. La membrane des élytrcs est d'un noir bronzé à nervures rameuses. Une grande tache bronzée quadrilobée se voit à Ja base du ventre , dans la femelle ; une large plaque de cette couleur existe dans le mâle ». 1. D. BORDÉ. Doryderes margiiiatus Fubr. Spin. Hém. 311 (1). — Acanthia umbruculala Fabr. Eut. Syst. IV. 75. 31. — Panz. F. G. 33. 14. — Citnex marginalas Fabr. Ent. Syst. Suppl. 552. 99. — Edessa marginala Fabr. S. II. 154. 43. — Cimex umbraculatus. WolfT. le. cim. 102. »JG. tab. X. fig. 90. — Pentatnma aparines L. Duf. Rech. Hémipt. 31. — Sciocoris mar- ginatus. Burni. Ent. II. 373. h. — Biaiich. Hist. iiat. ins. III 151. 3. (Long. 0,007). D'un brun jaunâtre, ponctu(j de noir. Une tache blan- châtre arrondie en arrière, touchant le bord antérieur du prothorax, de ciiaque côté. Extrémité de l'écusson blanchâtre. Bords saillants et apla- tis de l'abdomen, lâchetés de blanchâtre. Ventre pâle, avec une grande tache noire , médiane, ù sa base. Mâle et femelle. Midi de l'Europe. M. L. Dufour l'a pris assez fréquemment à St-Sever , et nous l'a envoyé plusieurs fois. Genre 89. DISCOCÉPHALE. BISCOCEPHALA Lap. Cydnus Fabr. — Sciocoris. Burm. — Blanch. Tête ayant le bord antérieur échancré par l'eflet des deux lobes latéraux, qui se touchent ou même se croisent. — Antennes k deuxième article plus petit ou pas plus long que le troisième. — Bec prenant naissance à peu près sur la même ligne que les an- tennes. — Prolhorax ayant le bord antérieur sinué , et non en croissant dont les pointes soient sous les yeux. Les autres carac- tères sont ceux des Sciocores, mais la tète plus large. Du grec ôtîjxoî , disque , et xeçaM i lete. changé le nom donné par Fabricius , est loin de nous paraître suffi- sant. D'après une semblable considération , les noms spéciliques seraient livrés à l'arbitraire des auteurs modernes , et ces noms , au contraire , doivent être soigneusement respectés. (l) En excluant la .synonymie du Cydiius unibracidntus Fabr. S. R. l8G. lo, qui est une espèce américaine du genre Discocépiiale. NUDIPÈDES. SCIOCORIDES. 90. siPHÊl.X3. l23 1. D. MARBRÉE. DiscocephaîamarmoreaLdip. Hémipt. 57. pi. 5û. fig. 5. — Sciocoris marmoreus. Burin. Ent. H. 373. 1. — Blanch. Hist. nat. ins. III. 151. 1. (Long. 0,010). Jaune, ponctué de noir, avec des taches noirâtres en dessus , qui paraissent disposées en courtes bandes longitudinales , sur le protliorax , et irrégulièrement parsemées sur l'écusson et la partie coriace des élytres. Dessous du corps d'un jaiuic plus clair, ponctué de noir, surtout sur les côtés. Pattes d'un jaune clair; les jambes ponctuées de noir , ainsi que l'extrémité des cuisses. Antennes manquant. Femelle. Brésil. 2. D. OMBRAGÉE. Discocephala umbraculata Fabr. Cydnus umbraculatus Fabr. S. R. 186. 10. — Sciocoris timbra' culatus. Burm. Ent. II. 373. 3. — Blaneh. Hist. nat. ins. III. 151. 2. (Long. 0,007). Brunâtre, finement ponctuée de noir en dessus. Côtés de la tête ayant une double sinuosité. Une grande tache noire sous la poitrine et le ventre. Mâle et femelle. Cayeune. •Genre 90. SÉPHÈLE. SEPHELA*. Corps allongé, assez étroit, linéaire , assez plat. — Tête hori- sontale, aplatie en dessus, assez allongée, arrondie au bout, lé- gèrement échancrée à son bord antérieur par la réunion des deux lobes latéraux, qui dépassent le lobe médian. — Fewa; petits, globuleux. — Ocelles très-visibles , placés en arrière des yeux. — AnlennesÛQ cinq articles, le premier gros, beaucoup plus pe- tit que les autres, qui sont à peu près d'égale longueur entre eux et cylindriques. — Bec atteignant la base de l'abdomen , le se- cond article plus long que les autres, le troisième un peu renflé vers son milieu, le quatrième le plus court. — ProfAora^ aplati en dessus, à bords latéraux légèrement arqués, coupé presque droit à son bord postérieur. — Écusson grand , terminé en pointe ar- rondie et un peu échancré avant son extrémité, atteignant le mi- lieu de l'abdomen. — Élytres à partie coriace légèrement trans- parente ; membrane très-hyaline , ayant huit ou neuf nervures longitudinales ; ailes presque aussi longues que les élytres. — Abdomen ayant ses bords plats et presque membraneux ,^mais 124 HÉTÉR. GÉOC. I.ONGISC. COMSaiTFS. couverts par les élytres , arroiidi à son extrémité dans les fe- melles , avec une membrane écliancrce en rond à son extré- mité dans les mâles. — Pattes longues , grêles ; jambes et tarses finement ciliés, ces derniers longs. De l'hébreu n'?rc^, shephela , aplatissement. 1. * S. LINÉAIRE. Sephcla lincaris *. (PI. 12. fig. 7.) (Long. 0,013). D'un gris jaunfitre assez uniforme, avec une fine bor- dure jaune pâle de chaque côté. Une bande jaunâtre longitudinale sur r»'cusson, au milieu. Tout le dessus du corps finement ponctué de noir; le dessous jaune pâle, avec une large tache ferrugineuse à la base du ventre , laquelle tache disparaît quelquefois. Pattes d'un jaune ferrugi- neux. Mâle et femelle. Sénégal. Groupe 4- FXNTATOMISSS. Co groupe, le plus nombreux de celte tribu , se dislin- îïue du précédent par un corps trianfjulaire en avant, plus ou moins bombe, non très-aplali ni très-ovalaire en g;é- néral, ce qui lui donne un faciès tout différent de celui des Sciocorides. Antennes généralement de cinq articles. (Voyez ce que nous en disons plus haut dans les généra- lités de la race. ) Genke 91. • HYMÉIVARGYS. HYMENARCYS*. Ce genre se distingue d'une manière assez remarquable des Penlalomes par les nervures de la membrane des élytres , qui , au lieu d'être longitudinales ou fourchues, sont irrégulièrcs et forment de nombreuses cellules pentagonalcs. Le second article des antennes est plus petit que le troisième , et le bec ne dépasse pas l'insertion des pattes intermédiaires. Tous les autres carac- tères sont ceux des Pcntatomes. Du j^'iec L)\i:(,v , membrane , et âp-/jî , réseau. 1. * H. PT-RPOTiCTutz. Hymenarcys perpunctata*. (Long. 0,011)'. Corps chargé de nombreux points noirs enfoncés, sur un fond jaune bruniUre. Carène médiane du front jaunfitre. Trois points jauiiàtros, f» peine visibles, .'i la base de IVusson , et son extrémité NUDIPÈDES. PENTATOMIDES. 92. SURYDËME. 125 bordée de jaunâtre. Dessous du corps jaunâtre, ponctué de noir; une bandelette interrompue , courte et longitudinale , de cliaiiue côté , prés du centre, à la base de l'abdomen; une petite bande analogue de cha- que côté, sur le sternum. Pattes jaunâtres , ponctuées de noir. Antennes brunes. Mâle et femelle. Amérique septentrionale. 2. * H. RouiLLÉE. Hymenarcys œruginosa *. (Long. 0,010). Trfcs-voislne de la précédente; d'un ferrugineux ponc- tué de noir connue elle , mais de forme plus oblongue ; la tête plus allon- gée ; et la réticulation de la meiiibrane des élytrcs offrant des cellules plus étroites; l'écusson ne présentant pas les trois taches de la base. Abdomen bordé de rougeâtrc. Mâle. Amérique septentrionale. Genre 92. EURYDEME. EURYDEMA Lap (1). Cimex Linn. — Geoffr. — Fabr. — Panz. — "NVoIff. — Burin. — Ramb. — Penlatoma- Tign. — L. l)uf. — Blanch. Corfis déprimé. — Tète courte, arrondie , ses bords latéraux notablement sinués ; son bord antérieur un peu échancré et cor- diforme, par la réunion des lobes latéraux qui dépassent le lobe médian frontal , etse relèvent en gouttière de chaquecôté. — Yeux assez gros , globuleux. — Antennes ayant le second article un peu plus long que le troisième , les deux derniers un peu épais- sis dans le milieu. — Bec naissant à peu prés sur la même ligne que l'insertion des antennes ou un peu au-delà , atteignant la seconde ou troisième paire de pattes ; le second article le plus long, les deux suivants épais, à peu près d'égale longueur entre eux. — Prothorax transversal, trapézoïdal , échancré antérieure- ment pour recevoir la tête, qui est aussi large que lui dans cette partie; son bord postérieur légèrement arqué, ses angles posté- rieurs non ou peu saillants. — Abdomen à bords tranchants, lé- gèrement bombé en dessous. — Pattes assez fortes. Les autres caractères sont ceux des Pentatomes. Du grec sùpù; , large , et ôqxa<;, corps! M. L. Dufour (2) dit que la longueur du tube alimentaire de (1) Héiulpt. 6i. (2) Rech. Hémipt, 3o. 126 HÉTER. G^OC. LONGISC. CONISCUTES. Vornata surpasse un peu plus de quatre fois celle du corps de l'insecte. La femelle a sa plaque médiane vulvaire évidemment composée de deux articles ; ses œufs ont une forme et une structure tout à fait élégante. Rangés en séries pressées et contigucs, ils représentent de courts cylindres tronqués, et ne ressemblent pas mal à de petits barillets placés debout. Ils varient pour la cou- leur : souvent ils sont d'un noir plombé , uniforme d'un coté, tan- dis que , de l'autre , ils présentent, dans le milieu, une large bande transversale blanche, au centre de laquelle il n'est pas rare de voir un gros point noir qui imite la bonde du baril. L'opercule est plane, noir, avec un cercle autour et un point au centre, blancs. Le contour de la coque où l'opercule est enchâsse, est bordé de cils courts, régulièrement espacés, comme dans le péristome de l'urne de certaines mousses (1). Cette espèce offre une particularité , c'est que, malgré qu'on l'irrite, qu'on la blesse, qu'on la déchire, il ne s'échappe de son corps aucune exhalaison qui rappelle, même au plus faible de- gré, celle des Pentatomes. Dans mes investigations sur ce point, ajoute l'auteur, j'ai même cru y démêler une odeur qui n'était point déplaisante. Sa bourse odorifique est peu développée et d'un jaune safrané (2), 1, E. ORNÉE. Eurydema ornata Linn. Cimex ornatus Linn. Faun. Suec. 937. — Fabr. S. R, 111. 03. — Pauz. F. G. 33. 21. — Wolff. le. dm. 15. 15. tab. II. fig. 15. — Burm. Eut. II. 308. 12. — Ramb. Faun. And. II. 118. 1. — Pen- tatoma ornata. Tlgn. Hist. nat, ins. IV. 301. pi. 7. fig. 2. — L. Duf. Recli. Hémipt. 30. 6. — Blancli. Hist nat. ins. III. l/i8. 7. — Penta- tome orné. Faun. Fr. Hém. pi. 3. fig. 1. — La Punaise rouge du chou. GeolTr. Ins. I. Zt69. 69. — La Punaise .mignonne des choux. Stoll. Punais. 15. pi. IL fig. 11. (Long. 0,010). Rouge, variée de noir. Tête noire, bordée de rouge. Dix points noirs sur le prothorax, les deux antérieurs oblongs, transversaux. Base de l'écusson ayant une tache scniilunairc , noire Côté interne des élytres, noir; celles-ci avec une ligne noire, longitudinale, qui n'atteint pas le bord antérieur vers le milieu et se fait sentir en arrière sur l'écus- (i) Rech. Hémipt. 2o3. (3) Jd. 270. NUDIPÈDES. TENTATOMIDES. 93. STRACHIi: 127 son; deux points noirs et faibles, placés sur le bord extérieur. Ventre rouge , avec une longue tache noire à sa base ; stigmates noirs. Sternum noir, bordé de rouge, avec quelques taches jaunes. Antennes et pattes noires. Commune dans toute l'Europe. Les couleurs de cette espèce sont sujettes à des variations assez nom- breuses. Le Cimex festiviis Linn. S. JV. 723. 57, n'en est considéré que comme une variété. Ajoutez : Cimex oleracciis Linn. Faun. Suec. 03/i, Genre 93. STr.ACHIE. STRACHIA Hahn. Cimex. Fabr. — Burin. — II. Schaff. — Peniatoma. Blanch. Têfe à lobes latéraux ne se rejoignant pas au delà du lobe médian frontal , mais se relevant en gouttière de chaque côté et allant presque se loucher en s'allongeant en pointe à leur extré- mité. — Antennes ayant le second article à peu près égal en lon- gueur au troisième ou un peu , mais pas deux fois plus court que lui, — Pattes longues. Les autres caractères sont ceux des Eury- dèmes , et , le reste , comme dans les Pentatomes. Nous ne connaissons pas l'étymologie du nom de Slrachia. 1. S. BORDÉE. Strachia limbata Fabr. Cimex UmbatusFahT. S. M. 176. 110. — Burm. i:nt. IL 367. 10. — H. Schaff. l^. IV. '91. lab. CXXXVIIL fig. 430. — Pentatoma limbatum. Blanch. Hist. nat ins. IIL I{8 6. (Long. 0,013). Tête rouge en dessus, avec une ligne longitudinale mé- diane , une petite tache en avant et la partie postérieure en arrière des yeux , noires et luisantes. Prothorax noir luisant , ponctué , avec le bord et une croix au milieu jaunes, la ligne longitudinale médiane de la croix ordinairement d'un rouge couleur de chair ; ses bords latéraux relevés. Écusson noir, ponctué, avec le bord et une ligne longitudinale médiane rougeàlres. Partie coriace des élytres noire, ponctuée; son bord externe, une ligne faisant angle aigu avec lui et les nervures rougeâtres; mem- brane d'un noir bleu, avec son bord libre blanchâtre, transparent. Des- sous du corps rougeàtre , avec deux séries de taches d'un noir bleu , en carrés oblongs, in-égulicrs , de chaque côté. Antennes noires , le deuxième article plus court que le troisième. Pattes d'un noir bronzé, offrant, surtout aux cuisses , des lignes longitudinales étroites, jaunes. Femelle, Java. l!28 HETER. GEOC, LOiSGlSC COiMSCUTES. Ajoutez : 1» Strachia crucigera Hahn. Jf^. I. 184. tab. XXIX. fig. «5. — 2" Strachia histrionica Hahn. IV. II. 116. tab. LXV. fig. 196. GE5RE 94. 'OOEDOSOME. OOEDOSOMA*. Pentatoma. Pert. — Blanch. — Cimcx. Burm. {7orps ovalaire. — T^fe petite et courte ; ses lobes latéraux légèrement relevés en gouttière. — Antennes longues , leur second article deux fois plus court que le troisième ; les trois derniers assez aplatis. — Pattes grandes. Les autres caractères sontceux des Strachies, et, le reste, comme dans les Pentatomes, Du grec tùoetôr.î , ovale , et câ)[ia , corps. 1. O. BoocHE BLABCHE. Occdosoma acroleucum Pert. Pentatoma acroleucum Pert. Del an. 168. pi. 33. fig 11. — Blanch. Hist. nat. ins. III. Ii8. 4. — Cimex acrolcuciis. Bunu. /i'«<. II. 366. 6. (Long. 0,018). D'un jaune pâle luisant. Latètc (sauf la partie qui longe l'insertion du bec), deux grandes et larges bandes longitudinales, qui prennent naissance sur le disque du prothorax , se prolongent sur les côtés externes de la base de l'écusson et sur les côtés internes des ély- tres , puis se réunissent sur la membrane, le disque de cette membrane, la moitié extrême des cuisses, les jambes, les tarses et les antennes, d'un noir bleu , luisant. Femelle. Cayenne. Gekre 95. PENTaTOME. PENTATOMA Oliv. (1) — Tign.— Pal. Boauv.— Le P. et Scrv. — L. Duf. — Hahn. — Hop. — Blanch. — Cimex Linn. — De Géer. — Geoffr. — Drur. — Panz. — Wolff. —Burm. — H. Schat'f. — Kamb. — Cimex. Edessa et Cydnus Fabr. Tête ordinairement arrondie antérieurement et aplatie. Les lobes latéraux ne dépassant pas ordinainenient le lobe médian frontal et ne se relevant point en gouttière de chaque côté. — Yeux demi-sphériqucs , tronqués droit au coté postérieur, tou- chanlles angles postérieurs du prothorax. — Ocelles placés sur (i) Eucycl. méth. lus. IV. Introduct. -ib. NUDIPÈDES. PENTATOMIDES. 93. PENTATOME. 129 la ligne postérieure des yeux , assez près d'eux et assez éloignés l'un de l'autre. — Antennes de cinq articles ; le premier court , les second et troisième ordinairement d'égale longueur à peu près ; les quatrième et cinquième aussi d'égale longueur entre eux. — 'Bec atteignant la base de l'abdomen, les deux articles intermédiaires plus longs que les autres. — Prothorax hexa- gonal , s'élargissant postérieurement , son bord postérieur coupé presque droit ; ses angles postérieurs arrondis non ou peu sail- lants. — Écusson triangulaire , assez allongé, arrondi au bout et unpeusinué de chaque côté avant son extrémité, dépassant un peu le milieu de l'abdomen. — Élytres grandes , larges, leur partie coriace plus longue que la membrane; celle-ci à nervures lon- gitudinales ou fourchues peu nombreuses (six à sept), dépassant un peu l'extrémité du corps ; ailes amples , transparentes, pres- qu'aussi longues que les élytres. — Abdomen large, assez ra- massé , ne dépassant point ordinairement de chaque côté les élytres , à bords tranchants, arrondi à son extrémité , plat ou à peine bombé en dessus et en dessous, sans sillon ventral. — Pattes courtes , assez grêles , mutiques, à peu près d'égale lon- gueur. Olivier, en créant ce nom pour un genre qui forme mainte- nant la famille la plus nombreuse des Hémiptères , l'a tiré du grec TcévTE, cinq, et de xo^xn , division , par allusion aux cinq ar- ticles des antennes. Suivant M. L. Dufour (1) , le dernier segment abdominal dans le mâle de la P. dissimilis a une large échancrure , ar- rondie et profonde ; il est concave en dessus pour loger l'armure copulatrice. Le même auteur dit plus loin (2) que les œufs de la P. bacca- rum ont une forme ellipsoïdale ; ils sont excisés et échancrés sur un côté. Ces œufs n'acquièrent celte configuration que lorsqu'ils sont bien à terme ; car , avant cette époque , ils paraissent sim- plement ovales dans la gaîne. M. L. Dufour dit encore (3)^que ces deux espèces et quelques autres exhalent une odeur très-fétide. La bourse odorifique de la première est d'un jaune pâle. (1) Rech. Hémipl. i55. (2) Id. 203. (3) Id. 270. HÉHIPTiSBGS, 130 HÉTÉR. GÉOG. LONGISG. CONISGUTES. 1. P. APPARENTE. Pcntatoma perspicua Fabr. (PL 3. fig. li.) Edessa perspicua TsJav. S. Pi. 151. 21. — Cimex peHpîcuus. Kl. Burin. Ent. II. 370. 16. — H. Schaff. W. IV. 91. iab. CXXXVIII. fi(j. Û29. (Long. 0,016.) D'un rouge clair, couleur de chair. Tête ayant inie ligne longitudinale médiane, une petite tache latérale au devant de cha- que œil , une tache grande et allongée derrière les yeux , noires. Une teche assez petite près de chaque angle antérieur du prothorax, deux très-petites taclies près du bord antérieur , et deux grandes taches avoi- sinant le bord postérieur, noires. Deux grandes taches à la base de l'écusson; deux autres , dont la postérieure plus petite, vers l'extrémité de la partie coriace des élytres, de cette couleur; membrane noire, avec un léger bord extrême blancliâtre. Côtés de l'abdomen offrant une tache noire sur chaque segment ; chaque segment du sternum ayant deux ta- ches de chaque côté, avec une tache médiane. sur le mésosternum et les stigmates , noirs. Pattes noires ; cuisses rouges , avec deux anneaux noirs, vers l'extrémité. Antennes noires, l'article basilaire rougeâtre. Mâle. Cayenne. 2. * P. MOSAÏQUE. Pentatoma tesselata *. (PI. 3. fig. 5.) (Long. 0,012.) D'un jaune mêlé de rougeâtre, taché de' noir bleuâ- tre légèrement métallique. Trois taches sur la tête , en avant des yeux , et une derrière chaque œil , huit taches sur le prothorax , dont les deux antérieures se confondant avec celles placées sur la tête , en arrière des yeux, les deux latérales longitudinales, les six autres transversales, quatre taches sur l'écusson, dont les deux basilaires transversales se confondant avec les deux postérieures du prothorax , trois taches sur la partie coriace de chaque éiytre, l'une discoïdale , la plus grande trian- gulaire , avec une autre longitudinale étroite , près du bord externe , et la troisième touchant l'extrémité de la partie coriace, membrane, noi- res. Côtés de l'abdomen tachés de noir sur chaque segment. Tête ayant, en dessous , deux taches de chaque côté ,■ ainsi que chaque segment du sternum , celles des préslernum et mésosternum disposées transversale- ment, une tache ronde près de chaque stigmate, la base de la plaque anale, noires. Pattes de la couleur du corps; cuisses ayant, à leur ex- trémité , deux anneaux noirs ; jambes offrant deux ou trois anneaux, et tarses tachetés de celte couleur. Antennes noires. Mâle. Brésil. NUDIPÈDES. PENTATOMIDES. 95. PENTATOME. 131 3. P. PRASINE. Pentatoma prasina Llnn. Cimex prasinus Linn. Faun. Suec. 931. — Fabr. S\ R. 166. 58 (en transportant le synonyme de Wolff à l'espèce suivante, et vice versa). — Cimex dissimilis Wolff. le. cim. 53. 50. tab. VI, fig. 50. — Pentatoma prasinum. Hahn. ff^. II. 6. tab. XLIX. fig. 149. — La Punais» verte des choux, StoU. Punais. 74. pi. XIX. fig. 127. (Long. 0,012.) Lobe médian frontal atteignant le bord antérieur de la tête et non dépassé par les lobes latéraux. D'un vert pré , finement ponctué de brunâtre en dessus et en dessous. Membrane des élytres d'un vert pâle. Dernier article et extrémité des précédents articles des antennes ferrugineux. Pattes delà couleur du corps. Femelle. Environs de Paris. Collection de M. Ranibur. Nous rapportons à cette espèce le Cimex dissimilis de Wolff, à cause de la forme, indiquée par la figure, des lobes de la tête, qui est précisément celle que nous trouvons dans notre espèce ; mais cet auteur la représente et la décrit avec le ventre rougeâtre : subtus totum fer- rugineum. IVous supposons, d'après cela, que cette couleur du ven- tre varie du vert au rougeâtre , car le caractère déterminant pour dis- tinguer ]di prasina ûc là dissimilis est, suivant nous, dans la forme des lobes latéraux de la tête. A. P. DISSEMBLABLE. Peutatomo dissimilis Fabr. L. Duf. Rech. Hémipt. 29. 3. — Cimex dissimilis Fabr. S. R. 167. 59 (en ôtant la synonymie de Wolff, qui convient mieux à l'espèce précédente). — Cimex prasinus. Wolfl'. le. cim. 52. Zi9. tab. VI. fig. 49 (en transportant les synonymes à l'espèce précédente). — Pen- tatoma Juniper ina. Tign. Hist. nat. ins. IV. 297. — Le P. et Serv. Enc. X. 57. 19 ( en reportant toute la synonymie , sauf celle de Geoffroy , à la Pentatome suivante ). — Pentatoma prasina. Blanch. Hist. nat. ins. III. Hém. pi. 6. fig. 6. — Pentatome disseml)lable. Faun. Fr. ■ Hém. pi. II. fig. 3. — La Punaise verte. Geoffr. Ins. I. û6^. 61 (en transportant le synonyme de Linné à l'espèce suivante). (Long. 0,012). Seniljlable à la précédente pour les couleurs, niais les lobes latéraux de la tête dépassant plus ou moins le lobe médian fron- tal , et formant une échancrure , par leur réunion , au bord antérieur de la tête. Membrane des élytres brunâtre. Dessous du corps ordinal - rement d'un vert jaunâtre , quelquefois cependant entièrement rougeâ- tre. Mâle et femelle. Très-commune aux environs de Paris, MM. Burmeister (Ent.ll. 370. 17.) et Blanchard (Hist. nat. ins. III. 149. 12.) considèrent , à tort suivant nous , la prasina et la dissimilis comme des variétés l'une de l'autre ; mais il est certain que ce dernier 132 HÊTÉR. GÉOC. LONGISC CONISCUTES. auteur a figuré la dissimilis sous le nom de prasina^ comme on le voit par l'échancrure du bord antérieur de la tête. 5. P. DU GENÉVRIER. Pentatoma juniperina Linn. Cimex juniperiniis Linn. Faun. Suec. 930. — De Géer. Méni. III. 231. pi. XIII. fig. 1 et 2. — Fabr. S. R. 167. 60 (en retranchant le synonyme de Geoffroy , qui appartient à la P. dissimilis ). — Panz. F. G. 33. 16. — Wolff. le. cim. 5li. 51. tab. VI. fig. 51. — Burm. Fnt.U. 369. lu. — Pentatoma juniperinum- Hahn. ff^. II. 61. tab. IL. fig. 150. — Blanch. Hist. nat. ins. III. 149. 11 ( en retranchant le synonyme de Geoffroy). (Long. 0,012). D'un vert foncé. Un point blanc, large, arrondi, très- tranché, placé à l'extrémité de l'écusson. Corps bordé de jaunâtre. Second article des antennes un peu plus long que le troisième. Elle habite plus particulièrement le nord de l'Europe ; elle est extrê- mement rare aux environs de Paris. M. Rambur et Carreno l'ont prise sur le genévrier , à Fontainebleau. C'est à tort qu'on lui rapporte le synonyme de la Punaise verte de Geoffroy. 6. P. DES BAIES. Pentatoma baccarum Linn. Tign. Hist. nat. ins. IV. 295. — Le P. et Serv. Enc X. 57. 20 (en supprimant le synonyme de Geoffroy). — Hahn. Jf^. II. 63. tab. L. fig. 152. — L. Duf. Rech. Hémipt. 30. 5.— Blanch. Hist. nat. ins. III, 150. 13. — Cimex baccarum Linn. Faun. Suec. 928. — Fabr. S. M- 172. 92 ( en retranchant le synonyme de Geoffroy , qui appar- tient au Rhaphigaster punctipennis). .— Panz. F. G. 33. 20. — Wolff. le. cim. 60. 57. tab. VL fig. 57. — Burm. Fnt. II. 369 .13. — Ramb. Faun, And. II. 124. 10. — Cimex verbasci De Géer. Mém. III. 257. û. pi. XIV. fig. 5. — Pentatome des baies. Faun. Fr. Hém. pi. 2. fig. 1. (Long. 0,010), Lobes latéraux de la tête dépassant notablement le lobe médian et se rejoignant au delà. Corps d'un brun rougeâtre, en dessus. Extrémité de l'écusson tachée de jaune. Bords de l'abdomen tachetés de jaune rouge et de noir. Dessous du corps jaune , ponctué de noir ; stig- mates noirs. Antennes jaunes ; leurs deuxième et troisième articles à peu près d'égale longueur; quelquefois, ainsi que le quatrième, noirs ou bruns vers l'extrémité ; le dernier noir au milieu ou dans sa presque to- talité , sauf la base. Pattes jaunes. Mâle et femelle. Commune dans toute l'Europe. 7. P. PORTE-CROIX. Pentatom,a cruciata Fabr. Cimex cruciatus Fabr. S. R. IIU. 99.— Wolff. le. cim. 62. 59. tab. VII. pg, 59. -H, Scliàff. fV' V. 63. tab. CLXIV. fig, 506. - La Pu- NUDIPÈDES, PENTATOMIDES. 1)6. ^LIES. 133 naisc à ancre jaune sur l'écusson. StoU. Punais. 90. pi. XXIII.- flg. 157. (Long. 0,008). Corps rougeâlrc ou jaune pâle. Une double ligne noire longitudinale sur le front. Prolhorax ù quatre taches noires antérieure- ment et six postérieurement , dont deux disparaissent quelquefois. Écus- son présentant une croix formée par quatre taches noires. Trois taches noires sur chaque élytre. Dessous du corps tacheté de noir. Second arti- cle des antennes plus court que le troisième. Indes. Ajoutez : 1° Cimex spectabilis Drur. Ins. III. 65. pi.* XLVI. fig. 4. — 2" Pentatoma nitida Hop. Cat. 33. — 3» Penlatoma variolaria Pal. Beauv. Ins. 1A9. Hém. pi. X. fig. 6. — li° Pentatoma cruenta. id. HS. Hém. pi. X. fig. 4. — 5° Pentatoma punctipes. id. 113. Héni. pi. VIII. fig. 6. — 6° Cydntis melanocepkalus Fabr. S. B. 187. li. Genre 96. ^ELIE. JELIJ Fabr. — Ramb. — Blanch. — Cimex Linn. — Geoffr. — Panz. — Burm. — Cimex et Cydnus. Wolff. —Penlatoma. Latr. — ;Tign. — Le P. et Serv. — L. Duf. — JÎJlia et Fysarcoris Hahn. Tête large à sa base, se prolongeant en rostre qui s'incline en bas vers le bout ; arrondie, presque cylindrique à sa face supé- rieure ; sa pointe arrondie, le lobe médian n'atteignant pas son. extrémité, qui est plus ou moins échancrée par la réunion des deux lobes latéraux. — Feux petits, globuleux, saillants. — Ocelles petits , placés entre les yeux , distants l'un de l'autre. — ■ Prothorax trapézoïdal, à angles postérieurs un peu saillants, mais arrondis ; sa surface continuant la forme voûtée de la tête ; coupé presque droit au bord postérieur ; préslernum s'avan- çant , de chaque côté , en lame mince et arrondie de manière à couvrir quelquefois la base des antennes. — Élytres à partie coriace à peu près égale à la membrane, qui présente quelques faibles nervures longitudinales ; ailes très-transparentes, presque aussi longues que les élytres. — Abdomen assez plat en dessus , ovalaire, bombé en dessous. — Pattes assez fortes , de moyenne longueur, finement soyeuses. Les autres caractères sont ceux des Pentatomes. Mlia est le nom qui fut donné à Jérusalem après qu'elle eut été rétablie par l'empereur Adrien , qui s'appelait ^lius. Fabri- 134- HÉTÉR. GÉOG. LONGISC CONISCUTES. cius a créé ce nom de genre pour l'appliquer à des insectes qui étaient tous de Sumatra, du Sénégal , d'Europe ou d'Amérique. 1. JE. ACUMiNÉE. JElia acuminata Linn. Fabr. S. R. 189. 6. — Hahn. JV. I. 120. tab. XIX. fig. 63. — Blaiicli. Hist. nat. ins. III. 15/(. Hém. pi. 7. fig. 5. — Ramb. Faun. And. II. 105. 1. — Cimex acuminatus Linn. Faun. Suec. 939. — Panz. F. G. 32. 17. — Wolff. le. dm. 19. 19. tab. II. fig. 19. — Burm, Ent- II. 366. 8. — Pentaloma acuminatus. Tign. Hist. iiat. ins. IV. 302. — 'Pentatoma acuminata. Latr. Gen. III. 115. — Le P. et Serv. Enc. X. 57. 22. — L. Duf. Recli. Hémipt. 31. 7. — Pentatome acumlné. Faun. Fr. Hém. pi. li. fig. 6. — La Punaise à tête allongée. Geofl"r. Ins. I. 473. 77. — La Punaise à museau de Rat. Stoll. Punais.^ 62. pi, XV. fig. 102. (Long. 0,010). Jaunâtre, rayée longitudinalement de brun , en dessus. Mâle et femelle. Fort commune , en été , dans toute la France. Elle se tient souvent à l'extrémité des céréales , sur les épis d'orge notamment. 2. JE. cocRBÉE. ^lia inflexa VfoW- « Ramb. Faun. And. II. 106. 2. — Cydnus inflexus Wolff. le cim. 188. 182. tab. XVIIL fg. 182, — Eysarcoris inflexus. Hahn. ff^. IL 129. tab. LXIX. Jtg. 210. ( Long, 0,005-6 ). Voisine de la précédente, mais plus petite et plus ramassée. D'un jaunâtre brun , finement ponctué de noir ; avec quelques lignes longitudinales brunes à peine apparentes , en dessus. France et Espagne. M. Rambur a observé que récusson du mâle est un peu plus étroit que celui de la femelle. Genre 97. »MORMIDÉE. MORMIDEA*. Cimexl.mn. — De Géer. — Fabr. — Pentatoma. Pa.1 Beauv. — Le P. et Serv. Tête ordinairement triangulaire, un peu prolongée et non échancrée en avant. — Yeux globuleux, assez saillants. — • An- tennes longues, leurs deuxième et troisième articles variant pro- portionnellement de longueur. — Bec ayant son deuxième arti- cle le plus long. — Prothorax triangulaire", à angles postérieurs épineux , plus ou moins aplatis à leur base , et saillants en épine plus^ou moins aiguë. — Abdomen dépassant peu ou point les NUDIPÈDÉS. PENTATOMIDES. 98. MYROCHÉE. 135 élytres de chaque côté et assez allongé en général , ordinairement terminé par deux épines, quelquefois quatre, très-remarquables, surtout dans les mâles, et qui proviennent de la saillie des angles des derniers segments.— Pattes assez longues et nues. Les autres caractères sont ceux des Pentatomes. Du grec [Jiopixw, fantôme, et iSéa , apparence. 1. M. \psiLON. Mormidea ypsilon Linn. Cimex ypsilon Linn, S. IV. II. 720, 32, — Fabr. S. R. 159. 21. — Cimex ypsilon œneus De Géer. Méiu. III. 332. G. pi, XXXIV. fig. 7. et 8. — Pentaloma ypsilon. Le P. et Serv, Enc. X. 56. 16. ( Long, 0,008-9 ), Brune en dessus. Tête et devant du prothorax d'un brun jaunâtre , avec deux points blanchâtres sur ce dernier. Écusson d'un brun cuivreux, portant la figure d'un Y, de couleur blanche. Élytres ayant leur partie coriace brune , moins large que la membrane , avec un point blanc siu- chacune, vers le milieu. Dessous du corps d'un jaune ver- dâtre, Brésil. Ajoutez : 1" Pentatoma pustulataPal. Beauv. Ins. 185. Hém. pi. XI. fig. 2.-2° Pentatoma bifibula. id. 148. Hém. pi. X. fig, 5. — 3° Pentatoma oàscura. id. 149. Hém. pi. X. fig. 7 et 9. — W Pen- tatoma rubrofusca. id. 185. Hém. pi. XI. fig. 3. — 5° Penta- toma octopunctata. id. 184. Hém. pi. XI. fig. 1. — 6° Pentatoma ■ semimarginata. id. 129. Hém. pi. IX. fig. 4. — T Cimex ni gri- cornis Fabr. S. R. 157. 8. Genre 98. ^MYROCHEE. MYROCHEA*. Corps aplati , ovalaire. — Tête à lobes latéraux presque folia- cés , s' avançant et se touchant au delà du lobe médian frontal très-étroit. — Veux assez gros, mais peu saillants — Ocelles assez gros, aussi rapprochés entre eux que des yeux. — Antennes grêles , assez grandes , le second article un peu plus grand que le troisième. — Bec dépassant à peine l'insertion des pattes in- termédiaires. — Prothorax trapézoïdal, à bords aplatis, tran- chants ainsi que ceux de l'abdomen ; profondément échancré an- térieurement pour recevoir la tète ; les angles postérieurs en épine très-aiguë, aplatie à la base. — Pattes assez courtes; cuis- ses antérieures munies d'une épine en dessous vers leur extré- mité. Tous les autres caractères sont ceux des Pentatomes. Du grec (Aûpov , parfum , et xéw , répandre. 136 HÉTÉR. GÉOe. LONGiSe. GONISCLTES. 1. * M. A BANDELETTES. Myrochca vittata *. (Long. 0,012). D'un verdâtre jaune , ponctué de noir , avec six bande- lettes longitudinales brunes, indécises, qui se prolongent en dessus en s'arquant un peu , suivant la courbure ovalaire du corps. Membrane des élytres transparente , les nervures nuancées de brun. Bords de l'abdo- men tachetés de brun. Dessous du corps jaune, avec une double bande noire de chaque côté , et les segments du ventre noirs à leur base , au milieu ; les taches noires du dessous disparaissant quelquefois entiè- rement. Antennes et pattes noires ; cuisses jaunes à leur base au delà de la moitié, avec un anneau blanc à leur extrémité; jambes jaunes dans leur milieu. Mâle et femelle. Sénégal. Genre 99. * G ALBDAl^TE G ALEDJNT A \ Tête échancrée au bord antérieur par la jonction plus ou moins complète des lobes latéraux , presque foliacés au-delà du lobe médian frontal. — Veux globuleux, saillants, — Ocelles gros, très-rapprochcs des yeux. — Antennes à deuxième et troisième articles à peu près de la même longueur. — Bec ayant son deuxième article le plus long. — Prothorax à angles postérieurs très-larges et très-saillants, denté sur les côtés, relevé en ar- rière , incliné en avant. — Élytres ( membrane des ) à nervures fourchues. — ./iZ^domen presque circulaire, très-large, dépassant un peu de chaque côté les élytres; ventre très-bombé en des- sous. — Pattes fortes. Tous les autres caractères sont ceux des Pentatomes. Du sanscrit itç Écusson à pointe arrondie. — Élytres ayant leur NUDIPÈDES. RHAPIIIGASTRIDES. 106. NÉZARE. 143 membrane transparente et blanchâtre. — ■ Centre dépourvu de carène longitudinale. Tous les autres caractères sont ceux des Catacanthes , le corps assez vivement coloré comme eux ; le surplus des caractères , comme dans les Rhaphigastres. Anagramme de Falerius. 1. V. RonGE-NOiRE. Vulsirea nigrorubra Spin. Hémipt. 351. — Cimex anchorago Drur? Ins, III. 66. pi. XLVI, fîg. 5. — Pentatoma Poeyi Guér. in litt. (Long. 0,018). Rouge, avec la tête, deux taches au bord antérieur, deux taches plus grandes au bord postérieur et une tache plus faible derrière l'angle postérieur du prothorax, la base del'écusson, quelques taches à son extrémité, la partie coriace des élytres, les stigmates, et une tache de chaque côté à chaque segment du sternum et de l'abdo- men , noires. Antennes et pattes noires ; membrane des élytres blanche avec une tache noirâtre, ronde, vers leur extrémité. Femelle. Cuba. 2. V. ANCRE. P^ulsirea ancora Spin, Hémipt. 551. (Long. 0,018). D'un brun ferrugineux en dessus, avec une grande tache en forme d'ancre sur la partie antérieure du prothorax , et deux taches vers la base de l'écusson, d'un blanc sale. Membrane des élytres blanchâtre, avec une tache brune vers le milieu. Dessous du corps rouge avec une tache noire au flanc de chacun des segments du sternum et sur chaque stigmate abdominal ; anus tacheté de noir ; côtés de l'abdomen débordant les élytres , rouges et tachés tle noir. Cuisses rouges ; le reste des pattes et les antennes, d'un brun ferrugineux. Femelle. Brésil. Cette espèce n'est peut-être qu'une variété de la précédente. Genre 106. * NÉZARE. iV^Z^/^^^ Cimex. Fabr. — Wolff. — ^smh.-—Pentaloma. Pal. Beauv. — L. Duf.— nhaphig aster. H. Schâff. Corps généralement coloré de vert pré ou de jaune pâle. — — Tête assez large, peu allongée, arrondie au bout; lobe médian frontal dépassant un peu les lobes latéraux , ou du moins attei- gnant le bord antérieur. — Yeiioc assez gros. »— Ocelles §roSf 144. HÉTE'r. GiOG. LONGISC. CONISCUTES. saillants. «— Antennes à premier article ne dépassant pas le bord antérieur de la tête ; le second un peu plus court que le troisième ; le quatrième et le cinquième un peu renflés , à peu près d'égale longueur entre eux , chacun d'eux plus court que le troisième, — Bec atteignant , mais ne dépassant pas la base du ventre. — Prothorax ayant son disque antérieur un peu incliné en avant , dans la direction de la tête. — Ventre ayant une carène longi- tudinale au milieu plus ou moins prononcée , mais la pointe basi- laire ventrale petite et ne dépassant pas , ou à peine , l'insertion des pattes postérieures. — Pattes à peine velues. Les autres ca- ractères sont ceux des Rhaphigastres. De l'hébreu "lîX , azar, ceinture , ^ÎN3 , nezar, ceint d'un cordon ,à cause de la carène ventrale qui ressemble à un cordon. M. L. Dufour(l) , en parlant des organes de la génération du mâle de IaN. smaragdula, dit que son segment anal est à peu près analogue à celui du mâle de la Pentatoma dissimilis , mais que l'échancrure de ce segment a ses angles moins arrondis ; qu'elle est garnie intérieurement d'une légère villosité , et que le seg- ment où l'échancrure est pratiquée, offre en dessous et en arrière une fossette particulière. 1. N. ÉMERADDE. J^ezaTU smaragdula Fabr. Cimex smaragdulus Fabr. S. R. 167. 61. — Wolff. le. cim. 56. 53. tab. VI. fig. 53. — Pentatoma smaragdula. L. Duf. Recli. Hémipt. 29. ft. — Cimex torquatus. Fabr. S. R. 166. 56. — Ramb. Faun. And. II. 125. 12. — Pentatoma jflavicollis Pal. Beauv. Ins. 185. {P. flavicornis) Hém. pi. XI. fig. 4. — Rhaphigaster torquatus. H. Scbaff. fF. 100. tab. CXLII. fig. liia. — Pentatome front jaune. Faun. Fr. Hém. pi. 2. fig. (\. (Long. 0,015). D'un vert pré uniforme. Corps couvert en dessus de points enfoncés petits et très-rapprocliés. Bords latéraux de la tête , du protliorax et de la base des élytres , ayant un liséré jaunâtre ; troj^ points de cette couleur à la base de l'écusson , peu apparent , et disparaissant quelquefois, ainsi que le liséré jaunâtre. Membrane des élytrês d'un verdâtre clair et transparent. Pointe basilalre ventrale très-courte , n'at- teignant pas l'insertion des pattes postérieures. Carène ventrale très- prononcée, jaunâtre. Antennes vertes, l'extrémité des trois derniers articles d'un ferrugineux très-foncé. Pattes de la couleur du corps. Mâle et femelle. (i) Rech, Hémipt. 157. NDDIPÈDES. RHAPHIGASTRIDES. 107. RHAPHIGASTRE. 145 Cette espèce est une de celles qui se trouvent en tout pays. M. Solier l'a prise à Marseille, M. Guérin à Toulon et M. L. Dufour à St-Sever. Elle habite aussi Java, le Sénégal et, suivant Fabricius, l'île de Madère. M. Ranibur l'a trouvée abondamment, aj'ec sa variété, à Malaga et à Gre- nade. Nous avons des individus venant de Cayenne , et Palisot de Beau- vois la "décrit comme se trouvant à St-Domingue. Le Cimax torquatus Fabr. n'est qu'une variété fort remarquable de la smaragdida^ avec laquelle M. L. Dufour et beaucoup d'autres ento- mologistes l'ont trouvée accouplée, tantôt comme femelle, tantôt comme mâle. Cette variété diffère de l'espèce par la tête et le prothorax , qui sont d'un jaunâtre pâle antérieurement. Mâle et femelle. Elle habite les mêmes contrées que la smaragdula. 2. N. MARGiNÉE. JVezara marginata Pal. Beauv. Pentatoma marginata Pal. Beauv. Ins. 1Z17. Héni. pi. X. fig. 1. (Long. 0,015). Semblable à la smaragdula, mais sa pointe basilaire ventrale plus longue et dépassant un peu l'insertion des pattes postérieures. St-Domingue. Nous croyons devoir attacher peu d'importance à la bordure rouge que Palisot de Beauvois fait remarquer dans cette espèce, autour de la tête et du prothorax , cette bordure nous paraissant analogue au liséré jaunâtre des bords du prothorax de la smaragdula, et qui dispa- raît souvent. Genre 107. RHAPHIGASTRE. RHAPHIGASTER Lap. (1). — Ramb. — Cîmex Linn. — GeofFr. — Fabr. — Panz. — Wolff. — Illig. — Burm. — Pentatoma. Tign. — Le P. et Serv. — L. Duf. — Blanch. Tête assez petite, arrondie en avant; lobe médian atteignant le bord antérieur. — Veux petits , globuleux, peu saillants. — Ocelles petits , placés sur la ligne postérieure et près des yeux. — Antennes assez longues, de cinq articles cylindriques ; le premier n'atteignant pas ou dépassant peu le bord antérieur de la tête ; le second un peu plus long que le troisième ou égal à lui en longueur- — Bec atteignant l'insertion des pattes pos» téricures ; premier article reposant tout entier dans une rainure de la gorge ; le quatrième à peu près de sa grandeur , les deux (i) Hémipt. 59. HÉMIPTÈRES. 10 146 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. intermédiaires plus grands que les autres. — Prothorax tra- pézoïdal , légèrement échancré au bord antérieur pour recevoir la tête , pas plus large qu'elle dans cette partie ; son disque lé- gèrement bombé et incliné y. 150 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. mité de l'écusson d'un jaune-orangé. Bords de l'abdomen marqués de taches noires coupées en deux par une ligne roussâtre. Memlnane des élytres demi-transparente. Dessous du corps d'un jaune roux , ainsi que les pattes. Mâle et femelle. Ou trouve cette espèce dans toute la France ; elle est des plus communes aux environs de Paris , dans les bois , les jardins, etc. ; elle exhale une odeur fort désagréable. De Géer observe qu'elle est carnassière , qu'elle rode sur les arbres, cherchant des clienilles pour les sucer. La Penlatoma viridi-œnea Pal. Beauv. Ins. 150. Hém. pi. IX. fig. 7, de St-Domingue , est si voisine de cette espèce , qu'il nous est difficile de l'en distinguer. Gerre 109. ARVÉLIE. ARFELIUS Spin. Cimex. De Géer. — Fabr, — Pentatoma. Pal. Beauv. — Le P. et Serv. — Acanthosoma. Burm. — Blanch. Tête profondément échancrée au bord antérieur ; ses lobes latéraux se prolongeant en pointe aiguë de chaque côté du lobe médian , les deux pointes distantes à leur base. — Yeux assez petits, globuleux , saillants. — Ocelles gros, saillants. — Antennes longues , le premier article plus gros que les autres, n'atteignant pas l'extrémité de la pointe aiguë du bord antérieur de la tète; le second plus court que le troisième. — ^ec atteignant les deuxième ou troisième segment de l'abdomen ; le second article plus gros , plus comprimé que les autres; le quatrième un peu plus court que le troisième. — Prothorax transversal, son disque légère- mentbombé, un peu incliné en avant; angles postérieurs très-sail- lants en pointe aiguë ; mésosternum et métasternum carénés , cette carène en lame non très-élevée et ne s'avançant pas , ou à peine, sous le présternum , échancrée postérieurement pour re- cevoir la pointe basilaire ventrale. — Écusson finissant en pointe assez aiguë. — Élytres à membrane plus courte que la partie coriace. — Abdomen assez large ne dépassant pas de chaque côté les élytres, offrant quatre ou même six épines à son extrémité, un peu renflé en dessous , avec une carène ventrale très-pro- noncée. Les autres caractères sont ceux des Rhaphigastres. Arvelius, anagramme de Falerkis. 1. A. BLANC-PONCTUÉ. Arvelius albopunctatus De Géer. Cimex albopunctatus'DQGéevMém. III. 331. 5. pi. 3û. Hg.Q.—Cimex gtadiator Fabr. S. R. 162. 36. — Penlatoma gtadiator. Pal, Beauv. NUDIPÈDES. RHAPHIGASTRIDES. 110. TAUROCÈRE. 151 Ins. 127. Hém. pi. IX. Qg. 1. —Le P. et Serv. Enc X. 56. 15.— ^can- thosoma gladiator. Burm. Ent. II. 359. 1. — Blancli. Hist. nat. ins. III. 1/10. 1. — Arvelms gladiator. Spin. Hémipt. 3ii6. - H. Scliaff. fV. V. loa. lab. CLXXX. fig. 557. 558. — La Punaise jaune pâle ponctuée. Stoll. Punais. 15. pi. II. fig. 12. (Long. 0,012-15). Jaunâtre, avec des points enfoncés ronds et noirs sur la tête, le prothorax et l'écusson. Élytres offrant, sur leur partie co- riace, des points saillants, blaucbâtres. Femelle. Amérique méridionale. Genre HO. * TAUROCERE. TAUROCERUS*. Arvelms Spin. Télé triangulaire , inclinée verticalement dans la direction ana- logue de la partie antérieure du prothorax ; lobe médian frontal dépassant un peu les lobes latéraux. — Yeux gros. — Antennes à premier article gros , court , le second plus court que le troi- sième. — Bec atteignant le deuxième segment de l'abdomen. — Prothorax très-large, incliné brusquement et verticale- ment en bas , immédiatement au delà des angles postérieurs ; ceux-ci très-longs, en forme de bras; carène ou filet sternal assez prononcé entre les pattes antérieures et intermédiaires , mais nul entre celles-ci et les postérieures. — Ecusson finissant en pointe assez aiguë. —Élytres (membrane des) d'une transpa- rence d'écaillé. — Carène ventrale nulle ou à peine indiquée ; pointe ventrale courte. — Tarses ayant le second article assez grand. Tous les autres caractères sont ceux des Rhaphigastres. Du grec Taûpos, taureau, et xépaç, corne. 1. T. EDESSoîDE. Taurocerus edessoides Spin. ? Arvvlius edessoides Spin? Hémipt. sa7. (Long. 0,016). Dessus du corps d'un brun rougeâtre tirant sur le chocolat , couvert de points enfoncés. Les angles saillants en forme de bras du prothorax, légèrement recourbés en arrière , leur extrémité tron- quée et presque bifide. Extrémité de l'écusson bordée de jaune rougeâtre slair, tranchant. Dessous du corps jaunâtre, tacheté de brunâtre. Brésil. 152 HÉTER. GEOC. LONGISC. CONISCUTES. Genre 111. RHYNCHOCORE. RHYNCHOCORIS Westw. (1). Edessa Fabr. — Cimex. Donov. Tête assez allongée , le bord antérieur divisé en trois petits lobes plus ou moins prononcés, par l'effet des lobes latéraux qui s'avancent un peu au delà du lobe médian, lequel est assez large. — Yeux assez gros, saillants. — Ocelles très-distincts. — An- tennes à premier article n'atteignant pas l'extrémité du bord antérieur delà tête ; le second un peu plus court que le troisième. — Bec atteignant le quatrième segment de l'abdomen, du reste semblable à celui des Arvélies. — Prothorax très-transversal ; les angles postérieurs s'étendant presque immédiatement après le bord antérieur, très-longs et très-aigus , coupés obliquement en arrière , le côté postérieur un peu sinueux avant d'atteindre le bord postérieur , qui est échancré en arc et s'étend un peu sur l'écusson; sternum (pi. 3. fig. 2 a) fortement caréné en une lame très-comprimée qui s'avance en pointe entre les pattes antérieu- res ; la carène échancrée postérieurement pour recevoir la pointe basilaire ventrale. — Écusson très-arrondi au bout, avec l'indi- cation d'une carène longitudinale vers l'extrémité. — Élytres à membrane chargée d'une dizaine de nervures longitudinales élevées. — Abdomen assez allongé, caréné en dessous, ses bords finement épineux à chaque segment; dépassant un peu les élytres de chaque côté. Les autres caractères sont ceux des Rhaphigastres. Du grec pOyxo?» bec, et xdpiç, punaise. 1. R. EPI SCIE. Rhynchocoris serratus Donov. (PI. 3. fig. 2). Cimex serratus Donov. Ins. of Ind. Hêm. pi. 8. flg. 2. —La Pu- naise épineuse. StoU. Punaîs, 10. pi. L fig. 3. ( Long. 0,020). D'un vert olivâtre , ponctué de noir en arrière du protlio- raxetsur ses angles postérieurs, qui sont presque entièrement noirs. Tête ayant en dessus deux lignes noires longitudinales, et une autre de chaque côté , entre la base des antennes et les yeux. Membrane des élytres d'un (l) Hop. Cat. 7. 4a. «/. 39, NUDIPÈDES. RHAPHrcASTRIDES. 113. AC ANTHOSOMS . 153 brun d'écaillé transparent. Antennes noires ; premier article jaune en dessous. Pattes de la couleur du corps , tachées de uoir. Femelle. Java. Ajoutez : Edessa hamata Fabr. S. H. Iû7. 4. Genre 112. ' ÉVOPLITE. EVOPLITUS \ Arvelius Spin. — H. Schaff. Très-Toisin des Rhynchocores. — Tête ayant le bord antérieur échancré , ses lobes latéraux dépassant un peu le lobe médian. — ^ee ayant le second article moitié plus court que le troisième. — Prolhorax plus gibbeux, moins lisse que dans les Rhyn- chocores ; son bord postérieur plus court et plus profondément échancré en demi-cercle; ses bords latéraux antérieurs crénelés; carène sternale élargie et déprimée sous le métasternum, se rétrécissant insensiblement et se prolongeant sous le présternura en une lame tranchante et arrondie qui atteint la base de la tête. — Écusson d'abord triangulaire , puis à bords parallèles et relevés; échancré à son extrémité, l'échancrure à angle aigu. — Elytres n'atteignant pas l'extrémité de l'abdomen ; membrane chargée de cellules pentagonales , irrégulières.— ^6- domen à bords aplatis et dépassant de chaque côté les élytres, les angles postérieurs de chaque segment saillant en épine ; carène ventrale très-prononcée. Tous les autres caractères sont ceux des Rhynchocores, et, le reste , comme dans les Rhaphigatres. Du grec eu, bien, et oTikiTriz, armé. M. Spinola a déjà fait remarquer le caractère saillant qui sépare ce genre de ses Ar- velius, le mode d'innervation de la membrane. 1. E. DÉCHIQUETÉ. Evoplitus lociniatus Spin. Arvelius laciniatus Spin. Héraipt. 3û7. —• H. Schaff. W. V. 103. tab. CLXXX. fig. 155. 156. (Long. 0,020). D'un gris verdàtre, avec beaucoup de points enfoncés noirs et des taches de cette couleur. Membrane des élytres transparente. Femelle. Brésil. Gbnre us. acanthosome. acauthosoma Curt. — Burm. — Blanch. — Cimex Linn.— De Géer.— -Geoffr. — Fabr. 154 HETER. GÉOC. LONGISC CONISCLTES. — - Panz, — Wolff. — Schranck. — Pentatoma. Le P. et Serv. Tête petite , très-peu allongée ; lobe médian dépassant un peu les lobes latéraux. — Ocelles petits , assez rapprochés entre eux. — Antennes ayant le premier article long , dépassant le bord antérieur de la tête ; le second plus long que le troisième. — Bec atteignant ou dépassant à peine l'insertion des pattes postérieures. — Prothorax à angles postérieurs plus ou moins saillants , mais mousses et arrondis ; sternum offrant une carène en lame aplatie qui s'avance entre les pattes antérieures , non échancrée postérieurement , la pointe basilaire ventrale très-longue et s'a- justant contre la carène sternale. — Ecusson atteignant à peu près le milieu de l'abdomen , finissant en pointe assez fine. — j4b- domen assez allongé , ne dépassant pas les ély très de chaque côté ; ventre fortement caréné. — Tarses de deux articles apparents seulement. Les autres caractères sont ceux des Rhaphigastres. Du grec àxavea, épine, et aw|ia, corps. De Géer dit dune espèce de ce genre [Cimex griseus Linn.) , qui vit sur le bouleau , que la femelle conduit ses petits, au nom- bre de vingt à quarante (en juillet) , comme une poule ses pous- sins ; ils la suivent lorsqu'elle se déplace ; quand on l'inquiète , elle bat des ailes comme pour les défendre , sans fuir ni s'en- voler. Elle a surtout à les défendre contre le mâle , qui cherche avec empressement à les dévorer. 1. A. HÉMORRHOlDAL. Acanthosoma hœmorrhoidale Linn. Curt. Brit. eut. 28.— Burm. Ent. 360. 3.— Blanch Hist. nat. ins. III. lïO- 2. — Cimex fiœmorrfioidalis Linn. Faun. Suec. 925. — De Géer. Mém. III. 25Û. 3. pi. lli. fig. 7.— Fabr. S. R 160. 27. — Wolff. Ic.cim. 10. 10. tab. 1. fig. 10. — Pentatoma liœmorrfioidalis. Le P. et Serv. Enc. X. 53. 1 — Pentatome hémorrhoïdal. Faun. Fr.Hém.pL 2. fig. 5.— La Punaise verte à pointes du corselet rouges. Geoffr. Ins. I. Û65. 65. — La Pu- naise ensanglantée. Stoll. Punais. 31. pi. VI. fig. 44 (la femelle). (Long. 0,015). D'un vert olivâtre uniforme, jaunâtre en dessous. Angles postérieurs très-saillants du prothorax et l'extrémité de l'abdomen , rou- geâtres. Antennes brunâtres. Mâle et femelle. Europe. Cette espèce n'est pas rare aux environs de Paris. Ajoutez : l» Cimex lituratus Fibr. S R. 170. 84. — Wolff. le. cim. 14. 14. tab. II. ^^.14.— Panz. F. G. 40. IQ {Cimex hœmagaster Schranck. Ins. Austr. 270. 520. — Acanthosoma hœmatogaster Burm. Ent. II. 360. 4- — Pentatoma Stollii Le P. et Serv. Enc. X. 53. 2.— Pentatomo BRÉVIROSTRES. EDESSIDES. 155 effacé. Faim. Fr. Hém. pi. 3. fig. 3. — La Punaise verte lavée de rouge. Geoffr. Ins. I. 465. 62. — La Punaise ensanglantée. StoU. Punais. 139. pi. XXXIIL fig. 229 [ cet auteur donne à tort cette espèce comme le mâle de la précédente) ; de Fiance : M. Solier l'a pris à Marseille sur le juniperus phœnicca ; 2" Cimex griseus Llnn. Faun. Suec. 926 ( le mâle ) {Cimex betulœ DeGéer? Mém. III. 261. 8. pi. U. fig. 9.—CimexagathinusF3ihv.S.R. 170. 82 [le mâlej. — Wolff. le. cim 58. 55. tab. VI. fig. 55 [ le mâlej. — Cimex inlerstinctus Linn. Faun. Suec. 927 [la femelle]. — Fabr. S. R. 171. 88 [la femelle]. — Acanthosoma grisea- Burm. Ent. II. 360. G. — Blancli. Hist. nat. Ins. III. 147. 4). M. Léon Dufour ' nous a donné cette espèce qu'il a prise communément à Saint Sever. Gewre 114. 'SASTRAGALE. SASTRAGALA*. Cimex. Donov. Prothorax à angles postérieurs très - saillants , en épine aiguë. Tous les autres caractères sont ceux des Acanthosomes, et, le reste, comme dans les Rhaphigastres. Du sanscrit ST^, sastra, arme , et ircfT, gala , cou. 1 S. CNiGUTTULÉE. Sastrcigala unigultata Donov. Cimex uniguttatus Donov. Ins. of Ind. Hém. pi. 8. fig. 5. (Long. 0,010). D'un jaunâtre testacé verdâtre , ponctué en dessus. Prothorax noir postérieurement, à partir de la ligne des angles postérieurs. Écusson noir, avec un large jioint rond d'un jaune testacé clair au milieu. Une tache noire demi-circulaire en forme de G, ouvert du côté externe, à l'extrémité de la partie coriace, sur chaque élytrc ; membrane transparente, à peu près de la couleur de la partie coriace. Extrémité de l'abdomen noire. Mâle. Indes. QUATRIÈME RAGE. •BRÉVIROSTRES. BREriROSTRI*. Noos avons dit , dans les généralités de cette tribu , ce qui distingue la race des Brévirostres de toutes les autres : un bec court , ne dépassant pas en général le présternuna. Elle se divise naturellement en deux groupes d'après la forme de la tête. Groupe 1. EDESSIDES. Ce groupe se distingue du suivant par une tête notable- 156 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. ment petite , courte , le premier article des antennes égalant ou dépassant le bord antérieur de la télé. 11 se partage en deux subdivisions remarquables, dont le caractère est tiré de l'existence d'une carène sternale dans les uns et du dé- faut de cette carène dans les autres ; les premiers sesubdivi- sen t encore en deux autres coupes naturelles par l'échancrure antérieure delà carène sternale, puis ceux qui n'ont pas cette échancrure , par le nombre des articles des antennes , de cinq dans les uns et de quatre dans les autres. Ceux qui n'ont point de carène sternale sont subdivisés à leur tour par d'autres caractères tirés soit d'une pointe ventrale, soit de la forme de l'extrémité de l'écusson. On remarquera que nous n'avons fait passer ici, notamment, qu'eu dernière ligne le caractère tiré du nombre des articles dos antennes, tant les deux genres voisins, Cyclopelte et Aspongope , nous ont paru semblables entre eux et n'avoir guère d'autre diffé- rence que ce nombre de quatre ou cinq articles. GïnRB 115. ' PÉROMATE. PEROMATUS\ Fdessa. Burm. — H. Schaff. Antennes de quatre articles. — Prolhorax à angles posté- rieurs en forme de moignons courts et obtus. — Abdomen à extrémité assez arrondie ; les angles du dernier segment pas notablement prolongés. Tous les autres caractères sont ceux des Êdesses. Du grec -i:Yipaj{i.a , moignon. 1. P. NOTÉ. Peromatut noiatus Kl. Edessa notata. Burm. Ent. II. 354. 2. — H. Schaff. W. IV. 17. tab. CXV. fig. 363. (Long. 0,026). Dessus du corps d'un testacé jaune verdâtre ou noir. Extrémité des moignons du prothorax ordinairement noire. Partie co- riace des élytres brune , avec ses nervures d'un jaune clair , tranchant ; membrane brune. Dessous du corps d'un jaunâtre plus ou moins clair, avec une grande tache violacée , de chaque côté du sternum. Antennes et pattes jaunâtres. Mâle et femelle. Brésil. BRÉVIROSTRES. ÉDESSIDES. 117. HTPOX'TS. 157 Genre 116. •DORYPLEURE. DORYPLEURA*. Pentatoma. Le P. et Serv. — Edessa. Burm. Antennes ayant leur second article plus grand que le troisième. — Prolhorax à angles postérieurs prolongés en pique longue et aiguë. — Abdomen ayant les angles postérieurs du dernier seg- ment très-saillants. Les autres caractères sont ceux des Édesses. Du grec 6dpu, pique, etizkzvpk, côté. 1. D. BUBALE. Dorypleura bubalus Le P. et Serv. • Pentatoma bubalus Le P. et Serv. Enc. X. 54. 8. — Edessn trabeata Burm. Ent. IL 353. 5. — La Punaise armée à dos luisant. Stoll. Pu- nais. 139. pi. XXXVL fig. 253. (Long. 0,016; larg. 0,018). D'nn vert olive, quelquefois jaunâtre. Prothorax offrant une bande transverse jaune près du bord antérieur, avec une ligne longitudinale médiane semblable sur le disque et quelque- fois effacée ; les cornes latérales cylindriques , noires , avec un point jau- nâtre , qui disparaît quelquefois. Partie coriace des élytres rougcâlre, avec deux lignes longitudinales jaunâtres qui disparaissent quelquefois ; la membrane noire. Cayenne. Genre 117. * HYPOXYS. HrPOXrS\ Antennes ayant leur second article plus long que le troisième. — Prothorax à angles postérieurs pointus , mais aplatis et peu saillants. Les autres caractères sont ceux des Édesses. Du grec ûitô , sous , et ôÇùç , aigu. 1. H. QDATRE-DENTS. Hypoxys quactrideus Fabr. Edessa quadridens Fabr. iS'. R. 1^8. 13. — Burm. Ent. II. 355. 6. — Pentatoma luteicornis Le P. et Serv. Enc. X. 55. 10. • — La Pu- naise aux antennes jaunes. Stoll. Punais. 81. pi. XX. fig. 137. (Long. 0,016). D'un vert olivâtre. Tète et bords antérieur et latéraux du prothorax , jaunes , les angles du protiiorax noirs. Écusson jaune, son extrémité verte. Partie coriace des élytres jaunâtre, avec une taclie transversale brune au milieu, cette tache n'atteignant pas le bord externe ; la membrane brune. Pattes et antennes ferrugineuses. Cayenne. M. Burmeister ne donne que 5 2/3'" (0,011) à cette espèce. La taille que nous lui donnons se rapporte à celle de la figure citée. 158 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. Genre 118. ÉDESSE. EDESSA Fabr. — Burm. — H. Schaff. — Cimex. Coqueb. — Donov. — Pen- tatoma. Le P. et Serv. — Pert. Tête assez petite , triangulaire , les lobes latéraux se rejoi- gnant au delà du lobe médian. — Yeux assez gros , globuleux, saillants. — Ocelles très -saillants, placés sur la ligne postérieure des yeux. — Antennes longues, de cinq articles cylindriques; le premier petit et épaissi, atteignant au moins le bord antérieur de la tê(e ; le second et le troisième article d'égale longueur à peu près; chacun des quatrième et cinquième articles aussi longs à peu près que le second et le troisième réunis. — Bec court et assez gros, n'atteignant que jusqu'au milieu du mésosternum , et reçu dans la bifurcation de la carène sternale; le second article beau- coup plus long que chacun des autres , légèrement courbé. — Prothorax grand , transversal , légèrement échancré au bord antérieur pour recevoir la tête , pas plus grand qu'elle dans cette partie ; ses angles postérieurs saillant en bras boutonneux ou tronqués au bout ; bord postérieur échancré en arc très-léger ; métasternum (pi. 2. fig. 7 a) fortement caréné, la carène échan- crée postérieurement pour recevoir la pointe basilaire ventrale, et s'avançant au delà des pattes intermédiaires, échancrée et bifide antérieurement. — Écusson grand, finissant en pointe aiguë qui dépasse le milieu de l'abdomen. — El y très k membrane char- gée de nervures longitudinales peu nombreuses (huit à dix), dé- passant un peu en général l'extrémité de l'abdomen. — Abdomen assez allongé, à bords tranchants et légèrement épineux , dé- passant peu ou point de chaque côté les élytres ; ventre caréné. — Pattes assez longues et fortes , mu tiques , très-légèrement velues; tarses de trois articles, le premier muni dune brosse en dessous , le second très-petit. Nous ne connaissons pas l'étymologie du nom de ce genre. 1. E. ANTILOPE. Edessa antilope Fabr. (PI. 2. fig. 7). S. R. 147, 8. — Burm. Eut. II. 354. 2. — Cimex antilope. Co- queb. m. ic. 1. 36. tab. IX. fig. 8. — Pentatoma bison Le P. et Serv. Enc. X. 54. 7. — Edessa grossa H. Schâflf. fT. IV. 17. tab. CXV. fig. 364. (Long. 0,024). D'un jaune ou d'un vert testacé en dessus, d'un jaune BRÉVIROSTRES. ÉDESSIDES 119. PTGOSE. 159 clair en dessous. Cornes du protliorax droites, cylindriques, obtuses, noires à leur extrémité. Partie coriace des élytres à nervures d'un jaune clair tranchant. Membrane brune. Antennes et pattes jaunâtres. Femelle. Cayenne. Ajoutez : 1° Edessa cervus Fabr. S. Jî. 146. 2 ( Cimex viridis Donov. Ins. ofind. Hém. pi. S.fig. 1.). — 2° Pentaloma l'eucogramma Pert. Del. an. 167. pi. 33. fig. 9. Genre 119. ' PYGODE. PYGODA \ Fentatoma. Le P. et Serv. — Edessa. Burm. — Blanch. Protorax à angles postérieurs aigus , plus ou moins saillants, non prolongés en forme de moignons boutonneux et tronqués. — Abdomen ayant les angles postérieurs du dernier segment no- tablement prolongés en pointe. Les autres caractères sont ceux des Édesses. Du grec ituY'n» derrière, et ôooùç, dent. 1. P. POLIE. Pygoda polita Le P. et Serv. Pentatoma polita Le P. et Serv. Enc. X. 54. 9. — Edessa nervosa Burm. Ent. IL 355. 7. — Blanch. Hist. nat. ins. IIL llii. û. — La Punaise polie. Stoll. Panais. 98. pi. XXV. fig. 174. (Long. 0,020). Prolongement latéral du dernier segment de l'abdo- men s'avançant beaucoup au delà de l'anus en une forte pointe , munie intérieurement d'une petite dent. Corps vert en dessus, d'un vert jaunâ- tre en dessous. Tête sillonée , un peu inégale en dessus. Prothorax très- ponctué, avec quelques nuances jaunes ; angles postérieurs très-saillants. Écusson pointillé, nuancé de jaune vers la pointe. Élytres d'un brun fauve, avec des lignes blanchâtres. Membrane demi-transparente , à reflet mé- tallique. Pattes d'un vert jaunâtre ; jambes canaliculées en dessus dans toute leur longueur. Mâle et femelle. Brésil. Dans la femelle , les deux pièces vulvaires intérieures flanquant l'a- nus se prolongent chacune au delà de lui en deux épines fines, ce qui produit , lorsque l'on regarde cette femelle en dessus , une rangée médiane , transversale , de quatre pointes également espacées. Dans le mâle que nous possédons , le prothorax et l'écusson sont d'un vert sans mélange. 160 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. Genre 120. * ACÉRATODE. ACERATODES *. Edessa Fabr. — Burm. — Blanch. — Pentatoma. Le P. et Serv. Profhorax à angles postérieurs arrondis et non saillants en pointe ou épine. — Ecusson à extrémité plus arrondie et plus large que dans les Édesses. — Abdomen à cotés moins épineux, son extrémité arrondie ; les angles postérieurs du dernier seg- ment ventral ne se prolongeant pas au delà du contour. Les autres caractères , comme dans les Édesses. Du grec a privatif, et xspaTwSriç, cornu. 1. A. SANGLANT. Aceratodes cruentus Fabr. Edessa cruenta Fabr. S. R. 153. 31. — Burm. Era. II. o55. 9. — Blanch. Hlst. nat. ins. III. lliH. 5. Héni. pi. 7. fig. 1. — Pentatoma cruenta. Le P. et Serv. Enc. X. 55. 11, — La Punaise olive. Stoll. Punais. 67. pi. XVI. fig. 113. ( Long. 0,012-20 ). Corps vert , très-ponctué en dessus ; son dessous jaune , avec des lignes brunes transverses , alternativement plus longues et plus courtes. Antennes ferrugineuses ; bords extérieurs du prothorax et de l'abdomen , ferrugineux. Pattes de cette couleur. Quelquefois des nuances irrégulières , jaunes , sur i'écusson. Mâle et femelle. Fort commun à Cayenne. Genre 121. BRACHYSTÈTHE. BRACHYSTETHUS Lap. Edessa Fabr. — Burm. Tête petite, légèrement échancrée au bord antérieur. — An- tennes à premier article petit , dépassant le bord antérieur de la tète; le second un peu plus petit que le troisième , le quatrième un peu épaissi dans son milieu , ainsi que le cinquième. — Pro- thorax presque triangulaire, à angles postérieurs arrondis, son disque assez bombé et incliné en avant; bord postérieur coupé presque droit ; carène sternale consistant en un assez gros bour- relet non échancré antérieurement , mais offrant seulement une fossette, et ne dépassant pas l'insertion des pattes intermédiaires. — Écusson arrondi à son extrémité. — Elylres à membrane assez opaque. — Abdomen un peu élargi de chaque côté , de BR^VIROSTRES. f!dF,SS1DES. 122. PIÉZOSTERNE 161 manière à dépasser la ligne des angles du prothorax , ses bords non épineux, sans carène ventrale. Tous les autres caractères sont ceux des Édesses. Du grec Ppa^ùç , court , et mrfio^ , poitrine. 1. B. MARGiNÉ. Brachystethtis marginatus Lap. Hémipt. 63. pi. 55. fig. 8. — Edessa circumscripta Kl. Burm. Ent. II. 356. 11. ( Long. 0,022 ). Brun - cannelle , profondément ponctué en dessus , avec une marge étroite tout autour du corps , un point rond , petit , sur le disque coriace des élytres , les hanches , les genoux , les tarses et le premier article des antennes, roux; le dessous du corps, le reste des pattes et des antennes , noirs. Le premier article des antennes quel- quefois noir, du moins à son extrémité . Femelle. Cayenne. 2. B. CRIBLE. Brachystethus cribrum Fabr. Edessa cribrum Fabr. S. R. 15û. 39. — Burm. Ent. IL 350. 12. — La Punaise brune à point blanc. StoU. Punais. 18. pi. III. fig. 18. (Long. 0,015-18). Semblal)le au précédent, mais en différant par la taille qui est plus petite, le premier article des antennes , ainsi que les tarses , qui sont noirs , et surtout par quatre rangées longitudinales de points jaunes sur le ventre. . Cayenne. Genre 122. * PIEZOSTERNE. PIEZOSTERNUM\ Pentatoma. Pal. Beauv. — Le P. et Serv. Tête très-petite , les lobes latéraux un peu relevés en gout- tière ; bord antérieur un peu échancré. — Antennes assez lon- gues; le premier article gros , petit , mais dépassant le bord an- térieur de la tète ; le deuxième pouvant se couder avec lui , plus grand que le troisième , avec lequel il est presque confondu. — Bec dépassant à peine l'insertion des pattes antérieures. — Pro- thoraœ assez bombé et incliné en avant , hexagonal , le côté ou bord antérieur le plus petit de tous; les bords latéraux anté- rieurs plus longs que les autres , coupés droits avec un filet re- levé ; les angles huméraux plus ou moins saillants et pointus ; les bords latéraux postérieurs , un peu sinués; le bord postérieur coupé presque droit et s'avançant sur la base de l'écusson ; carène HÉMIPTÈRES. 11 162 HÉTÉR. GÉOC. LOINGISC. CONISCUTES. sternale forte , large à sa base et se prolongeant en lame qui s'a- mincit de plus en plus jusque près de l'insertion des pattes anté- rieures.— £^CMssori finissant en pointe plus ou moins aiguë , avec une faible carène longitudinale au milieu. — Élytres à base coriace échancrée à l'extrémité ; leur membrane grande , d'une transparence d'écaillé , chargée de nombreuses nervures ou plis longitudinaux (quinze à vingt) ; ailes plus courtes que l'ab- domen. — Abdomen finement épineux aux angles postérieurs des segments, de chaque côté; ventre caréné , sans pointe à sa base, mais cette partie sappliquant droit contre la base de la carène sternale. — Pattes assez courtes. Les autres caractères sont ceux des Édesses. Du grecmé^u, comprimé, et de crépvov , poitrine. 1. P. MucRONÉ. Piezosternum mucronatum Pal. Beauv. Pentatoma mucronatum Pal. Beauv. Ins. 46. Hém. pi. VI. fig. 5 et 6. — Le P. et Serv. Enc. X. 53. 12. (Long. 0,020). D'un brun rougeâtre ou verdâtre uniforme , en dessus et en dessous; les angles postérieurs du protliorax assez fortement sail- lants , mais légèrement arrondis; lesfdets relevés latéraux, jaunâtres ; la pointe de l'écusson très-aiguë. Antennes et pattes de la couleur du corps. Mâle. Oware (Afrique ) , sur les bords du fleuve Formose , à peu de distance de la mer. Ajoutez : Pentatoma tenebraria Pal. Çeauv. loc. cit. fig. 3 et !x. qui n'est peut-être qu'une variété du P. mucronatum^ et se distingue par les angles postérieurs du protliorax n'on saillants , les filets relevés latéraux de ce dernier, noirs, et la pointe de l'écusson beaucoup moins aiguë. Genre 123. AGAPOPHYTE. AGAPOPHYTA Guér. — Lap. — Boisd. — Blanch. Antennes longues, de quatre articles cylindriques et grêles; le second un peu plus long que le troisième ; le quatrième un peu plus court que le précédent. — Prolhorax peu bombé, son bord postérieur échancré en rond et ne s'avançant pas notable- ment sur l'écusson ; carène sternale plate , étroite et bifide pos- térieurement, se confondant arec le sternum entre les pattes antérieures et intermédiaires. — Écusson finissant en pointe allongée , mais arrondie , dépassant un peu le milieu de l'ab- BRÉYIROSTRES. ÉDESSFDES. 124. MUCANE- 163 domen. — Fentre caréné , sa poine basilaire s'enchàssant dans l'échancrure de la carène slernale ; plaque anale des mâles en croissant très - remarquable et se détachant de l'extrémité de l'abdomen; pièces vulvaires des femelles affectant aussi, à l'extrémité de l'abdomen , la forme d'un croissant. — Pattes assez longues et grêles , mutiques. Tous les autres caractères , comme dans les Tesseratomes. Du grec àYaTrdw, chérir, et cpuxôv, plante. 1. A. BiPONCTuÉE. Agapophyta bipunctata Guér. Voyage aiilour du monde. 168. pi. 2. fig. 15. — Lap. 'Hémipt. 63. pi. 5û. fig. 9. — Boisd. Voy. Astrol. II. 626. pi. II. fig. 5. — Blancli. Hist, nat. lus. III. 1^3. (Long. 0,015-18). D'un jaune verdàtre, luisant, finement ponctuée. Écusson échancré , presque bi-épineux à son extrémité. Un point noir assez petit sur le disque de la partie coriace de chaque élytre. Mâle et fe- melle. Nouvelle-Hollande (Hobart-Town). Genre 124. * MUGANE. MUCANUM*, Tessaratoma Le P. et Serv. Tête petite , coupée presque carrément en avant ; lobes laté- raux larges , se- rejoignant au delà du lobe médian. — Veux très-enfoncés sous les angles antérieurs du prothorax. — An- tennes asses longues , de quatre articles cylindriques et assez grêles ; entre le troisième et le quatrième article , une espèce de bourrelet ou article rudimentaire. — Prothorax prolongé la- téralement en espèces de cornes ou de bras convexes en dessus , concaves ou canaliculés en dessous ; le bord postérieur un peu échancré ; sternum en lobe très-allongé , s'abaissant à sa partie antérieure à partir de l'insertion de la première paire de pattes. — Ecusson finissant en pointe ou lance très-aiguë qui s'étend sur la membrane des élytres, un peu creusé en gouttière, dépassant le milieu de l'abdomen. — Élytres à membrane large, assez opaque , ne dépassant pas l'extrémité de l'abdomen. — Ab- domen allongé , dentelé sur ses bords ; ceux du sixième segment prolongés beaucoup au delà des deux pièces vulvaires inférieures des femelles, ces pièces bidentées , ce qui forme quatre dents 164- HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES- aiguës avancées. — Pattes assez fortes et courtes, nautiques. Les autres caractères sont ceux des Tesseratomes. Du chinois ^*, meou , lance , et --f-^, kân, bouclier. 1. M. cANALicDLÉ. Muconum canaliculatum Le P. et Serv. Tessaratoma canaliculata Le P. et Serv. Enc. X. 590. 1. (Long. 0,025). Corps d'un brun luisant. Élytresd'un brun ferrugineux. Prothorax cliagriné et pointillé, surtout vers les bords; ses côtés pro- longés en un. corne allongée , tronquée à l'extrémité. Antennes et pattes de la couleur du corps. Femelle. Java. Genre 125. TESSER ATOME. TESSER^TORU. (Tessaratoma Le P. et Serv. ) Burm. — Guér. — Hahn.— Blanch. — Cimex. Drur. — Thunb. — Wolfl. — Donov. — Edessa Fabr. Tt'/e petite, triangulaire , mais arrondie au bout; les lobes la- téraux se rejoignant au delà du lobe médian qui est très-court, et qu'ils dépassent de beaucoup. — Yeux assez gros, globuleux, saillants. — Ocelles très-distincts. — Antennes assez courtes , de quatre articles courts, gros et ramassés ; le premier petit , ne dépassant pas le bord antérieur de la tête , les suivants à peu près d'égale longueur entre eux ; les second et troisième un peu épaissis vers leur extrémité, le quatrième fusiforrae. — Bec dé- passant à peine l'insertion des pattes antérieures. — Prothorax à bords latéraux et angles postérieurs arrondis ; le bord posté- rieur coupé presque droit , se prolongeant notablement sur l'é- cusson ; carène sternale large à sa base, et se prolongeant en lame aplatie jusque entre les pattes antérieures. — Écusson ne dépas- sant pas le milieu de l'abdomen, et se terminant en pointe arron- die. — Élytres larges, leur membrane chargée de nombreuses nervures longitudinales ( une quinzaine) , dépassant peu ou point l'extrémité de l'abdomen. — Abdomen un peu élargi de chaque côté, ovalaire , légèrement denticulé sur les côtés par les angles des segments ; ventre sans carène , sa base offrant une éminence légèrement arrondie qui s'enchâsse dans une échancrure semi- lunaire de la base de la carène sternale. — Pattes courtes et BRÉVIROSTRES. ÉDESSIDES. 125. TESSERATOMi: . 16 fortes ; cuisses offrant deux épines assez fortes en dessous , avant leur extrémité ; tarses de trois articles , le premier très-gros et large , muni d'une forte brosse en dessous. Du grec Téacaps; , quatre, et to[iti , section, par allusion aux quatre articles des antennes. 1. T. JAVANAISE. Tesseratoma javanica Tliiinb. Cimex javanicus Thunb. IVov. ins. spcc. !i5 (sur la foi de WolIT. le. cim. 12); et Dissert. acad. 165. tab. VIII. fig. 15. — Tesscrafoma javana Biirni. Ent. II. 350 ( nec WollT). — Tesseratoma papU- losa. Blancli. Hisl. nat. ins. III. 1^12. Ilém. pi, 6. flg. 2.— La Punaise de Java. Stoll. Punais. 9. pi. I. fig. 2. et 149. pi. XXXVIII. fig. 271 ( la nymphe). (Long. 0,025-30). Testacéc. Bords du prolliorax dilates presqu'à an- gle droit aulérieurenient. Extrémité de l'écusson quelquefois noire. Pattes et antennes ordinairement brunes. Mâle et femelle. Java. Les bords du protliorax, dans la nymphe, vont en s'élarglssanl antérieu- rement , et sont encore plus sensiblement dilatés que dans l'insecte par- fait, les angles de la dilatation arrondis. M. Burmeisler n'attribue cette dilatation qu'au mâle, mais nous la voyons également développée dans les deux sexes. 2. T. A PAPILLES. Tesseratoma papillosa Drur. BmmTEnt. II. 350. 2 (nec Stoll.) — Hahn. Jf^. II. 123. tab. LWII. fig. im.— Cimex papillosa. Drur. Ins. II. 90. pi. XLII. fig. 2.— Wolff. Je. cim. 12, tab. II. fig. 12.— Donov. Ins. of Ind. Hém. pi. 8. fig. 2.— Cimex chinensis.lhvmh.jyov. ins.spec. Z|5. tab. II. fig. 59. et Dis- sert, acad. 165. — Edessa papillosa Ydhr'ïS. R. 150. 19. — Tcssa- raloma Sonneratii Le P. et Scrv. Enc. X. 590. 2. — Tesseratoma Sonneratii. Guér. le. règn. anim. Ins. pi. 55. fig. û. — Blanch. Ilist. nat. ins. III. 1/|2. 2. — Tesseratoma ossa cruenta Hop. Griff. an. king. vol. XV. pi. 75. fig. 1 (la larve). — Tesseratoma javana (la femelle ) Burm ? Ent. II. 350. 1. Semblable à la précédente, mais ayant les bords du prothorax arrondis, moins dilatés. Mâle et femelle. Java ; Chine. Les bords du prothorax , dans la nymphe et la larve , vont en se rétré- cissant antérieurement , les angles de la dilatation presque pointus. Sans la différence frappante qui existe entre les larves et nymphes de ces deux espèces , que nous avons vues au nombre d'une douzaine de chaque, et qui nous ont toujours présenté les différences signalées, à gran- deur égale et période égale de développement , on pourrait hésiter à en 166 HÉTÉR. GÉOC. LONGISC. CONISCUTES. faire deux espèces , à cause de la difficulté qu'il y a de fixer, dans l'insecte parfait, la limite précise du plus ou moins de dilatation des bords du pro- thorax. Nous citons Fabricius avec doute parce qu'il donne Sierra - Léon pour patrie à son espèce. Nous mentionnons aussi la T. papillosa de M. Burnieister avec doute, parce que ce dernier auteur lui attribue égale- ment cette patrie , et que de plus il lui donne les cuisses mutiques. Au reste nous avons sous les yeux plus de cent individus de cette espèce , qui tous viennent de Java ou de la Chine. Nous rapportons encore à cette même espèce , un individu mâle de notre collectioii, récolté à Manille. GtNRE 126. *HYPENQUE. HYPENCHA\ Tessaratoma Le P. et Serv. — Tesseratoma Burm, Tête assez pointue. — Antennes un peu plus longues que dans les Tessera tomes, à articles proportionnellement plus grêles , et non courts, gros et ramassés comme dans ces dernières.— ^ec n'at- teignant pas l'insertion des pattes intermédiaires. — Prothorax transversal, à angles postérieurs saillants, quoique assez arrondis; le bord postérieur légèrement arrondi et sinué , ne s'avançant pas sur la base de l'écusson ; carène sternale se prolongeant en une pointe qui s'abaisse à partir des pattes intermédiaires , et s'avance en un crochet recourbé, comprimé et obtus, au delà des pattes antérieures. — Écusson n'atteignant pas le milieu de l'ab- domen, sa pointe un peu creusée en fossette ou cuiller. — Abdomen ovalaire , non ou très-peu élargi de chaque côté. — Pattes du genre précédent, mais l'épine interne ou postérieure de l'extré- mité des cuisses intermédiaires et postérieures , notablement plus forte que l'externe ou antérieure , les épines de l'extrémité des cuisses antérieures paraissant ne pas exister. Tous les autres caractères sont ceux des Tesseratomes. Du grec ù-Kb , sous, et é-{x°'^ » épée. II. H. APiCALE. Hypencha apiealis Le P. et Serv. Tessaratoma apicalis Le P. et Serv. Enc. X, 591. 3. — Tessera- toma apicalis. Burm. Eut. II. 351. 3. (Long. 0,032). Corps d'un brun couleur de poix foncé, luisant. Der- nier article des antennes ferrugineux , à base noire. Membrane des élytres bronzée. Femelle. Java; BRÉVIROSTRES. ÉDESSIDES. 127. EUSTHÈNE. 167 Genre 127. EUSTHÈNE. EUSTHENES Lap. Tessaratoma Le P. et Serv. — Oncomeris. Blanch. Têie coupée presque carrément au bout. — Antennes assez longues. — Prolhorax transversal, à bords latéraux tranchants; SCS angles postérieurs saillants , mais arrondis ; son bord posté- rieur ne se prolongeant pas sur 1 ecusson; carène sternale sans prolongement au delà des pattes intermédiaires , et consistant en une espèce de plaque placée entre celles-ci et les pattes posté- rieures, cette carène coupée droit postérieurement et arrondie antérieurement , plus étroite dans les mâles. — Ecusson n'at- teignant pas le milieu de l'abdomen, sa pointe se terminant par un petit prolongement de forme presque carrée et en cuiller. — Abdomen des femelles ayant les quatre pièces vulvaires ter- minales carrées à leur extrémité ; [ilaque anale des mâles beau- coup moins large que dans les Tcsseratomes. — Pattes très- fortes , les antérieures assez petites , les intermédiaires plus lon- gues ; les cuisses postérieures beaucoup plus longues que les intermédiaires, surtout dans les mâles, et, dans ce dernier sexe, énormément plus grosses , avec une forte épine à leur base en forme de crochet ; toutes les cuisses ayant , dans les deux sexes , deux faibles épines vers.leur extrémité, à peine sensibles aux cuisses antérieures ; jambes postérieures des màles fortes , courbées en dedans à leur base; tarses forts et grands, le second article presque aussi grand que le troisième. Tous les autres caractères sont ceux des Tcsseratomes. Du grec eùaBevriç , robuste. 1. E. ROBUSTE. Eusthenes robustus Le P. et Serv. Lap. Hémipt. 64. - Tessaratoma robuslahe: P. et Seiv. Eue. X. 591. II. — O ncomeris robuslus. Blanch. Hist. nat. ins. IIL 143. 3. (Long 0,040). Corps large, d'un brun noirâtre , luisant. Antennes noires. Prolhorax et ecusson couverts de rides transversales qui les font ressembler à du cuir ; l'extrémité de celui-ci, d'un brun ferrugineux, ainsi que la partie coriace desélytres; membrane d'un brun d'écaillé trans- parent. Mâle et femelle. Java. 168 HÉTÉR. CÉOC. LONGISC. CONISGUTES. Genre 128. * MATTIPHE. MATTIPHUS*. Prothorax dilaté latéralement , de manière à former un carré long, vu transversalement; les angles antérieurs de ce carré long, assez aigus ; le bord antérieur légèrement échancré en rond ; sternum offrant une carène assez étroite, mais très-prononcée, placée entre les pattes intermédiaires et les postérieures. — Ab- domen ne dépassant pas, ou à peine, de chaque côté les élytres. ■Tous les autres caractères sont ceux des Pycanes. De l'hébreu F)î3J , nataph , distiller, r]"»î3D, mattiph, qui distille. 1. *M. DE Cakreno. Mattiphus Carrenoi*. (Long. 0,025). D'un jaune brun rougeâtre en dessus, assez luisant; pâle en dessous; carène sternale rougeâtre. Petite pointe de l'écusson jaune. Membrane des élytresd'un jaunâtre clair, transparent. Antennes de la couleur du dessus du corps ; pattes de celle du dessous. Mâle. Indes. Communiqué par Carreno à qui nous l'avons dédié , et de sa collection. Genre 129. ONCOMERE. ONCOMERUS ( Oncomeris Lap. — Biancli.) Burm. —H. ScMiï.—Edessa Fabr. — Tessaratoma. Guér. — Boisd. Tête se rétrécissant notablement et formant une légère échan- crure en avant. — Ocelles petits. — Antennes longues , cylin- driques ; le premier article plus court que les autres , dépassant ou atteignant au moins le bord antérieur de la tète. — JSec at- teignant presque l'insertion des pattes intermédiaires. — Protho- rax à bords aplatis , plus ou moins arqués , les angles postérieurs assez saillants , mais arrondis ; coupé obliquement en arrière de ces angles ; bord postérieur légèrement arqué , ne s'avançant pas notablement sur l'écusson ; point de carène sternale. — Écusson prolongé en pointe à angle très-aigu sur la membrane des élytres, au delà du milieu de l'abdomen. — Élytres ayant leur membrane séparée de la partie coriace par un rebord élevé et de forme demi - circulaire de manière que l'ensemble des deux mem- branes présente la figure d'un cœur ; cette membrane à ner- vures nombreuses (seize à vingt), droites et fortes; ne dépas- sant pas l'abdomen. — Abdomen débordant de chaque côté les BRÉVIROSTRES. ^DESSIDES. 130. EURVPLEURE. 169 élytres ; pointe ventrale forte et longue s'étendant jusqu'aux pattes antérieures en forme de lance , large à sa base ; région anale des femelles assez petite ; plaque anale des mâles éga- lement assez petite , transversale , échancrée circulairement à son extrémité — Pattes fortes , les antérieures un peu plus petites que les intermédiaires; cuisses antérieures ayant, dans les deux sexes , une assez forte épine en dessous , avant leur extrémité ; cuisses postérieures du double au moins plus longues que les intermédiaires , fortement renflées, sans épines remarquables; jambes postérieures un peu courbées en dessous à leur base , un peu aplaties et canaliculées; tarses grands. Les autres caractères sont ceux des Tesseratomes. Du grec ^yxo?, tumeur, et |j.Tipô;, cuisse. 1. 0. FLAvicoENE. On